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Rita Briansky.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive et Rita Briansky -
Rita Briansky.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive et Rita Briansky -
Rita Briansky.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive et Rita Briansky -
Rita Briansky.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive et Rita Briansky -
Rita Briansky.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Rita Briansky
Rita Briansky est une enseignante, graveuse et artiste-peintre primée originaire de la Pologne. Ses œuvres figurent dans la collection permanente de plusieurs institutions canadiennes, dont celle du Musée des beaux-arts du Canada, du Musée des beaux-arts de Winnipeg et du Musée des beaux-arts de Montréal.
Rita Briansky naît en 1925, à Grajewo en Pologne. Accompagnée de sa mère et deux de ses sœurs, elle déménage à Ansonville en Ontario en 1929, une municipalité comptant déjà une petite communauté juive. Dix ans plus tard, la famille de Rita Briansky déménage à Val-d’Or, avant de s’installer pour de bon dans la métropole québécoise en 1941. Ce déménagement ayant nécessité la majeure partie des ressources financières de son ménage, Mme Briansky se retrouve incapable de payer les études secondaires de sa fille Rita. Heureusement, grâce à l’aide du poète yiddish Ida Massey, cette dernière décroche un emploi qui lui permettra de régler ses frais de scolarité. Non seulement Ida Massey devient dès lors un ami précieux pour Rita Briansky, il contribue activement à lancer sa carrière artistique.
Plus tard, le poète présente sa jeune protégée à Alexandre Bercovitch, qui donne alors des cours d’art au Y de la rue Saint-Urbain. Bientôt, la formation et le talent de Rita Briansky lui ouvriront les portes de l’École des Beaux-Arts de Montréal et de l’Art Students’ League de New York.
Après avoir visité son village natal ainsi que divers sites commémoratifs polonais en 1995, Rita Briansky commence à travailler sur une série d’œuvres portant sur le kaddich, un texte religieux appartenant à la liturgie juive. Ses œuvres témoignent de sa réflexion sur le traumatisme de l’Holocauste. La réalisation d’autres séries d’œuvres mettant en scène des paysages, des portraits et des natures mortes permet ensuite à Rita Briansky d’exposer sa vision du monde et de témoigner de la condition humaine.
Tant au Canada qu’à l’étranger, le travail de Rita Briansky fait l’objet de plusieurs expositions en solo et en groupe. Si la plupart des œuvres de l’artiste demeurent ancrées dans les expériences personnelles de cette dernière, les thèmes et les sujets qu’elle y aborde sont de nature variée, ce qui reflète l’intérêt de la créatrice pour de nombreux domaines, incluant l’astronomie et l’écologie. Au cours de sa carrière, Rita Briansky prend part à de multiples projets collaboratifs, dont le livre pour enfant On Stage, Please, auquel participe la danseuse et chorégraphe Veronica Tennant. Figure bien établie au sein de la communauté des arts visuels de Montréal, Rita Briansky travaille et vit aux côtés d’un groupe d’artistes très uni. Elle enseigne en outre l’histoire de l’art, en plus de donner des cours d’arts visuels en atelier.
Rita Briansky a été mariée au peintre Joseph Prezament, avec qui elle a eu deux enfants, Anna et Wendy.
Sources :
http://www.gallery.ca/en/see/collections/artist.php?iartistid=714
http://www.mccord-museum.qc.ca/en/exhibitions/jewish-painters-of-montreal/
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Maurice Pollack.Crédits Photo : Lifeinquebec.com
Maurice Pollack
Maurice Pollack était un philanthrope et un homme d’affaires de la ville de Québec. D'origine ukrainienne, il exploitait le grand magasin M. Pollack ltée, l’un des commerces les plus importants et les plus rentables de la région.
Maurice Pollack voit le jour à Kanele, près de Kiev. Lorsqu’il immigre au Canada en 1902, il ne parle ni l’anglais ni le français. À 20 ans, il ouvre un petit magasin de vêtements pour hommes sur la rue Saint-Joseph à Québec. Son commerce deviendra l’une des principales enseignes de la ville. La situation est particulièrement digne de mention, puisqu’un climat d’antisémitisme règne sur le Québec des années 1930. Durant cette période, l’Église catholique appelle au boycottage des entreprises juives, menaçant d’excommunier tous les catholiques qui les fréquentent.
Ayant fait fortune dans le commerce de détail, M. Pollack établit une fondation en 1955. Il en demeurera le président jusqu’à son décès, après quoi son fils Charles C. Pollack prendra la relève. La Fondation Pollack a généreusement soutenu une foule d’établissements et d’organismes québécois, incluant les universités McGill et Laval, les orchestres symphoniques de Québec et de Montréal, l’Hôpital Jeffrey Hale, l’Hôpital juif de réadaptation de Montréal et le Pollack Cultural Centre du Temple Emanu-El-Beth Sholom de Westmount.
Créés en l’honneur du philanthrope québécois, deux prix Maurice Pollack sont remis annuellement – le premier à des entreprises ou organismes des secteurs public et parapublic, et le second à des entreprises ou organismes du secteur privé. Ces prix célèbrent l’accès à l’égalité en emploi des Québécois issus des communautés culturelles et des minorités visibles, l’aménagement de la diversité ethnoculturelle et l’adaptation des services en milieu de travail.
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Hommes assis devant des machines à imprimer ou debout près des tables à composition à l’intérieur de l’imprimerie du Keneder Adler. Montréal, vers 1930.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1908 – Première page du premier numéro du Keneder Adler.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
J. I. Segal, sa femme Elke Rosen et leur fille, vers 1930.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Feuillet, avec la photo de J. I. Segal, promouvant un événement de J. I. Segal et la publication de son livre Lider Un Loybn à la Folkshule (5210, avenue Waverly), vers 1944.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Chava Rosenfarb et son époux Henry Morgentaler – s.d.Crédits Photo : http://chavarosenfarb.com/photos -
1951 – Affiche faisant la promotion d'une soirée de poésie menée par Chava Rosenfarb.Crédits Photo : Les Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Mars 1949 – Chava Rosenfarb, debout à l’arrière, lors d’une séance de lecture qu’elle a donnée à Londres.Crédits Photo : http://chavarosenfarb.com/photos -
Au cours d’une visite à Montréal dans les années 1930, Reuben Brainin rencontre un groupe d’auteurs locaux.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Reuben Brainin dans les années 1900.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Littérature yiddish
À partir de 1900, un grand nombre de Juifs est-européens immigrent à Montréal et prennent racine dans la ville. Venus de l’Empire des tsars, ces nouveaux arrivants apportent une culture ashkénaze, qui compte plusieurs siècles d’existence et qui a entre autres permis l’émergence d’une littérature de haut niveau en langue yiddish.
Parmi les personnes qui s’installent dans la métropole à cette époque se trouvent un certain nombre de lettrés, qui vont donner naissance au Québec à un courant culturel de langue yiddish, le plus important en Amérique du Nord après celui qui a fleuri dans la ville de New York. Cette grande influence culturelle au sein du milieu juif montréalais est méconnue à l’extérieur de la communauté juive, car très peu d’études et de traductions parues en français en font mention.
Le mouvement littéraire yiddish prend forme dans la métropole lorsqu’un immigrant d’origine polonaise, Hirsch Wolofsky, lance en 1907 le quotidien Keneder Adler (L’Aigle canadien) sur le boulevard Saint-Laurent. À l’époque, Montréal compte suffisamment de Juifs pour que le projet s’avère rentable. Voyant que sa publication en langue yiddish possède un ascendant manifeste sur le public juif, M. Wolofsky fait appel à l’éminent intellectuel est-européen Reuben Brainin pour diriger son journal. Celui-ci arrive dans la ville en 1912 et dynamise en quelques années le milieu culturel yiddishophone, notamment en appuyant la création d’écoles et d’une bibliothèque publique juives. L’influence de cette dernière sera considérable au cours des décennies suivantes.
La littérature yiddish prend son envol à Montréal en 1918, au moment où un jeune ouvrier de l’industrie textile, Jacob-Isaac Segal, publie un premier recueil de poésie intitulé Fun mayn velt (De mon univers). L’opuscule contient déjà, sous une forme embryonnaire, les grandes tendances de la littérature yiddish montréalaise en devenir, dont une forme très moderniste, une ouverture sur le monde et un désir de chanter la vie urbaine. D’autres voix se joignent à celle de M. Segal au cours de l’entre-deux-guerres, notamment celles de Sholem Shtern, de Yudica et d’Ida Maze. Après la guerre, des survivants de l’Holocauste arrivent dans la ville et approfondissent le sillon littéraire déjà entamé, dont Chava Rosenfarb, auteure en 1948 d’un recueil de poésie intitulé Di balade fun nekhtikn vald (La ballade de la forêt d’hier). Mme Rosenfarb publie aussi une très émouvante description en trois volumes de la vie dans les camps de concentration nazis. Cette œuvre est d’abord publiée à Tel-Aviv en 1972 sous le titre Der boym fun lebn (L’arbre de vie).
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Le juge Morris Fish peu de temps avant qu’il ne prenne sa retraite.Crédits Photo : Paul Alexander -
Morris Fish.Crédits Photo : Aucune permission n'est exigée pour reproduire cette photo
Morris Fish
L'honorable Morris Fish a été juge à la Cour suprême du Canada de 2003 à 2013. Pédagogue dans l’âme, il a enseigné le droit à l’Université McGill, à l’Université d’Ottawa et à l’Université de Montréal, en plus d’avoir siégé au conseil d'administration du Bureau d'aide juridique de Montréal de 1968 à 1973
Né dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, Morris Fish grandit au cœur de la communauté juive montréalaise. Élève brillant, il fréquente la Baron Byng High School avant d’entreprendre des études à la Faculté de droit de l’Université McGill. En 1962, il obtient un double diplôme en droit civil et en common law.
L’année suivante, Morris Fish traverse l’océan Atlantique afin de poursuivre des études doctorales en droit constitutionnel et libertés publiques à l’Université de Paris. Excellent communicateur, il couvre divers événements internationaux pour le Montreal Star pendant son séjour en Europe. En 1964, Morris Fish est admis au Barreau du Québec. Il est également reçu au Barreau de l’Île-du-Prince-Édouard en 1968 et à celui de l’Alberta en 1974. Passionné d’écriture, le jeune juriste montréalais refuse d’abandonner son poste au Montreal Star à la suite de son admission au Barreau. Comme les règles de son ordre professionnel lui interdisent d’occuper un emploi étranger aux sphères du droit, Morris Fish préfère se cacher sous le couvert de l’anonymat plutôt que de renoncer à l’écriture. Ainsi, jusqu’en 1970, il continuera d’écrire des textes d’opinion sous divers pseudonymes.
Après avoir siégé à la Cour d’appel du Québec pendant plus de dix ans, M. Fish devient en 2003 le deuxième juge de confession juive à accéder à la Cour suprême du Canada. Durant son mandat, il est appelé à étudier plusieurs questions légales hautement controversées. Il est entre autres chargé des dossiers portant sur le mariage entre conjoints de même sexe, la légalisation de la prostitution et les sites d’injection de drogue supervisés. Passionné par son travail, Morris Fish conservera son poste de juge à la Cour suprême jusqu’à sa retraite en 2013.
Au cours de sa carrière, Morris Fish se voit décerner un nombre impressionnant de récompenses. Titulaire de nombreux doctorats honorifiques, il reçoit plusieurs titres de professeur honoraire. En reconnaissance de sa grande contribution dans le domaine du droit civil et criminel, M. Fish reçoit également la Médaille du Barreau de Montréal. Sa devise personnelle est : « Ne contre-interroge jamais ta famille ».
Source :
https://www.barreaudemontreal.qc.ca/avocats/lhonorable-morris-j-fish-cr
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Troupe de jeunes comédiens dirigée par Dora Wasserman.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1976 – L’ancien secrétaire d’État Gérard Pelletier remet le prix des Écoles juives populaires et des écoles Peretz à Dora Wasserman pour souligner sa contribution au théâtre yiddish.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Des enfants participent à un atelier d’art dramatique dirigé par Dora Wasserman pendant les années 1970.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Dora Wasserman dans la salle pour enfants de la Bibliothèque publique juive (4499, avenue de l’Esplanade).Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1971 – Dora Wasserman devant le décor de la pièce Sages of Chelm.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Artistes de la troupe de jeunes comédiens dirigée par Dora Wasserman.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Artistes de la troupe de jeunes comédiens dirigée par Dora Wasserman.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Dora Wasserman
Dora Wasserman était une actrice, dramaturge et metteure en scène montréalaise d'origine ukrainienne. Elle est surtout connue pour avoir fondé et dirigé le Théâtre Yiddish Dora Wasserman, la seule troupe de théâtre yiddish toujours active en Amérique du Nord.
Dora Wasserman voit le jour en 1919, à Jytomyr, un shtelt (communauté villageoise juive) ukrainien situé à proximité de Kiev. Fille d’un serrurier et d’une mère au foyer, elle est la benjamine d’une famille modeste de cinq enfants. Après des études à l’École de chant Rimsky-Korsakov, Dora Wasserman effectue son entrée au Théâtre juif de Moscou (le GOSET). La jeune femme obtiendra son diplôme en 1939, au terme d’une formation de quatre ans.
À l’aube des années 1940, alors que la Seconde Guerre mondiale menace d’embraser toute l’Europe, Joseph Staline réclame la fermeture immédiate de tous les théâtres yiddish ukrainiens. Craignant pour leur sécurité, Dora Wasserman et plusieurs de ses collègues décident de fuir vers l’est. Après avoir trouvé refuge au Kazakhstan, la jeune actrice en exil se joint au théâtre national kazakh, où elle fait la rencontre de son futur mari, un réfugié polonais nommé Shura (Sam) Wasserman. Le couple passe plusieurs années dans des camps de personnes déplacées avant d’immigrer à Montréal en 1950 en compagnie de leurs deux filles, Ella et Bryna.
Dès son arrivée au Canada, Dora Wasserman se produit en spectacle pour assurer sa subsistance, comme elle le faisait dans les camps de réfugiés. En plus de prendre part à diverses productions yiddish locales, elle met sur pied un atelier de théâtre pour enfants à la Bibliothèque publique juive. Cette initiative mène à la création du Groupe de théâtre yiddish, une troupe pour adultes qui voit le jour en 1956. Au cours des années suivantes, le Groupe participe à la restauration de la langue et de la culture yiddish, après que celles-ci eurent presque totalement disparu pendant l’Holocauste. Jouissant d’une popularité croissante, la troupe de Mme Wasserman effectue de nombreuses tournées canadiennes et internationales, s’arrêtant notamment aux États-Unis, en Israël et en Russie. Fondé en 1958, le Théâtre Yiddish Dora Wasserman est quant à lui en résidence au Centre Segal des arts de la scène depuis 1973.
En plus d’avoir toujours été en faveur du multiculturalisme dans le monde des arts, Mme Wasserman a beaucoup contribué au développement du théâtre yiddish et canadien. Sa grande contribution culturelle lui vaut d’être nommée compagnon de l’Ordre du Canada en 1993 et chevalière de l’Ordre national du Québec en 2003. Elle se voit également décerner le prix Hommage de l’Académie québécoise du théâtre en 1998.
Sources :
http://jwa.org/encyclopedia/article/wasserman-dora
https://web.archive.org/web/20100221191200/http://www.jewish-theatre.com/visitor/article_display.aspx?articleID=444
http://theseniortimes.com/article/2009/05/dora-wasserman-if-play-is-good-you-will.html
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Edward Bronfman.Crédits Photo : http://icehockey.wikia.com/ -
Peter Bronfman.Crédits Photo : http://icehockey.wikia.com/
Edward et Peter Bronfman
Profondément attachés à la philanthropie, Edward et Peter Bronfman connaissent énormément de succès dans le monde des affaires.
Edward et Peter Bronfman vendent leurs parts dans la société Seagram à la fin des années 1950, puis utilisent le capital obtenu pour fonder Edper Investments, une société qui sera plus tard renommée Brascan. Ensemble, ils en font l’un des conglomérats canadiens les plus puissants, mais aussi les plus discrets, au moyen duquel ils investissent dans les services bancaires, l’immobilier, le brassage de la bière, l’assurance et les sports professionnels. Au début des années 1980, la valeur de leur portefeuille d’intérêts est estimée à quelque 80 milliards de dollars.
En plus de leur vaste patrimoine immobilier, Edward et Peter Bronfman détiennent des participations majoritaires dans plusieurs sociétés de premier ordre, dont Les Brasseries Labatt, London Life, Royal LePage, Bramalea, MacMillan Bloedel et, bien évidemment, le Club de hockey les Canadiens, qu’ils possèdent de 1971 à 1978. Avec les frères Bronfman à sa tête, Sam Pollock dans le rôle de directeur général et Scotty Bowman derrière le banc, la célèbre équipe de hockey remporte des coupes Stanley les unes après les autres et donne naissance à une dynastie de joueurs légendaires, tels qu’Yvan Cournoyer, Guy Lafleur, Ken Dryden, Serge Savard, Bob Gainey et Larry Robinson. Dans les années 1970, tout partisan des Canadiens est en droit de s’attendre à ce que le Tricolore remporte la coupe année après année, et c’est d’ailleurs ce qui arrive. Aucune autre franchise de la LNH n’a gagné autant de championnats que le Canadien.
Edward et Peter Bronfman sont par ailleurs des philanthropes profondément engagés. Ils appuient le Conseil canadien des chrétiens et des juifs, Centraide, la campagne de l’Appel juif unifié de la Fédération CJA ainsi qu’un grand nombre d’hôpitaux et d’universités. En raison de leur contribution remarquable à diverses causes sociales, ils seront tous deux investis au sein de l’Ordre du Canada.
Brian Bronfman, le fils d’Edward Bronfman, dirige aujourd’hui à Montréal la Fondation de la famille Brian Bronfman, qui encourage des initiatives créatives ayant une incidence concrète sur la vie des personnes et des collectivités. Elle soutient notamment le Centre de ressources sur la non-violence, l’Institut Pacifique, Ensemble pour le respect de la diversité, Zone de paix, les Médailles de la paix du YMCA, Aime comme Montréal de même que de nombreuses autres associations.
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Peter Bercovitch.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Peter Bercovitch
Peter Bercovitch était un avocat et un homme politique canadien originaire de Montréal. Il fut l’un des plus ardents défenseurs des droits de la communauté juive du Québec.
Né à Montréal en 1879 au sein d’une famille juive très instruite, Peter Bercovitch grandit dans le dynamique bien que modeste arrondissement du Plateau-Mont-Royal. Adulte, il obtient un baccalauréat intégré en droit civil de l’Université McGill ainsi qu’une maîtrise en droit de l’Université de Montréal, avant d’être admis au Barreau du Québec en 1901. Il amorce alors une brillante carrière de juriste.
Élu député libéral dans la circonscription montréalaise de Saint-Louis en 1916, Peter Bercovitch représentera ses électeurs jusqu’en 1936. Deux ans plus tard, il fait le saut dans l’arène fédérale, effectuant son entrée à la Chambre des communes à titre de député libéral de la circonscription de Cartier. Il conservera son siège jusqu’à son décès en 1942.
Le travail de Peter Bercovitch sur la scène municipale est particulièrement remarquable, surtout en raison de l’antisémitisme rampant qui sévit au Québec durant la première moitié du XXe siècle. Alors que l’immigration juive est au point mort et que les Juifs canadiens sont peu représentés au Parlement, Peter Bercovitch se fait le porte-parole de la communauté, devenant rapidement un modèle pour la génération montante d’avocats et de politiciens juifs.
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La famille Steinberg.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1979 – Supermarché Steinberg à Loretteville, Québec.Crédits Photo : Steinberg Museum
Samuel Steinberg (Monsieur Sam)
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