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1938 – Hyman Buller, joueur vedette de la Kinamen Pee Wee Hockey League.Crédits Photo : Icehockey.wikia.com -
Carte de hockey d’Hyman Buller dans l’uniforme des Rangers de New-York.Crédits Photo : BMW Sports -
1940 – Hyman Buller dans l’uniforme des Rangers de New-York.Crédits Photo : BMW Sports
Hy Buller
Hy (Hyman) Buller était un joueur de hockey professionnel originaire de Montréal. Apprécié de ses coéquipiers pour son grand esprit d’équipe, il a joué dans la Ligue nationale de hockey de 1943 à 1953.
Après avoir fait ses classes dans les ligues amateurs, Hyman Buller porte l’uniforme des Red Wings de Détroit pendant cinq ans avant de se joindre aux Rangers de New York en 1951. L’année suivante, ses exploits sur la patinoire lui valent une invitation au match des étoiles. Défenseur robuste, Hyman Buller est surnommé le « Blueline Blaster » en raison de sa propension à frapper ses adversaires entre les patins et les jambières.
Né en 1926 d’une mère juive originaire de Montréal et d’un père immigrant natif de Vyjnytsia, en Ukraine, Hyman Buller passe les premières années de sa vie à Montréal. Son père Nathan y exploite une entreprise spécialisée dans le nettoyage à sec. En 1929, une terrible explosion balaie les locaux de la société. Cet incident malheureux pousse la famille Buller à déménager à Saskatoon, où le jeune Hyman deviendra rapidement le meilleur joueur de hockey de la région. Toutefois, comme il est Juif, les recruteurs hésitent à lui donner sa chance, étant donné qu’à l’époque, tous les joueurs de hockey sont tenus d’aller à l’église au moins une fois par semaine. L’immense talent d’Hyman Buller lui vaudra finalement une place au camp d’entraînement des Rovers de New York, une équipe de la Eastern Amateur Hockey League. En 1951, il est mis sous contrat par les Rangers de New York.
Dès le début de la saison, la foi d’Hyman Buller attire un nombre record de partisans lors des matchs disputés au Madison Square Garden. Des banderoles sur lesquelles figure l’étoile de David font bientôt leur apparition dans les hauteurs du célèbre amphithéâtre new-yorkais.
En 1954, Hyman Buller est échangé aux Canadiens de Montréal. Les partisans de la Sainte-Flanelle n’auront toutefois pas la chance de le voir évoluer sur la glace du Forum. En effet, peu de temps avant le premier match de la saison, M. Buller annonce sa retraite et déménage à Vancouver en compagnie de son épouse. Après avoir reçu un diagnostic de cancer, il s’installe à Cleveland, où il s’éteindra à l’âge de 42 ans.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Hy_Buller
http://www.legendsofhockey.net/LegendsOfHockey/jsp/SearchPlayer.jsp?player=12145
http://nyrangerslegends.blogspot.ca/2008/03/hy-buller.html
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Victor Teboul.Crédits Photo : tolerance.ca
Victor Teboul
Victor Teboul est un écrivain et éducateur canadien francophone. Il est sutout connu pour son travail axé sur les identités juive et québécoise, la communauté juive égyptienne et sa propre expérience en tant que Juif exilé des terres arabes. Il est également fondateur et rédacteur en chef du cybermagazine Tolerance.ca, qu’il a créé en 2002 pour favoriser une approche critique des questions de tolérance et de diversité.
Après un court séjour en France, Victor Teboul immigre au Québec avec sa famille en 1963. Adulte, il obtient une maîtrise en littérature de l’Université McGill et un doctorat en études françaises de l’Université de Montréal. Il enseigne ensuite l’histoire à l’Université de Montréal et la littérature québécoise dans un collège francophone près de Montréal. Pendant les années 2000, M. Teboul devient membre du jury des Prix littéraires du Gouverneur général du Canada pour la catégorie « essais ». Au fil des ans, il écrit, anime et réalise également plusieurs séries à la radio de Radio-Canada.
Ayant signé de nombreux livres et articles, Victor Teboul est un auteur très prolifique. Son roman semi-autobiographique La lente découverte de l’étrangeté est axé sur l’expulsion de la communauté juive d’Égypte au cours de la crise du canal de Suez, qui a éclaté à la fin des années 1950. Publié en 1985, son livre Mythe et images du Juif au Québec expose et explore quant à lui les tropes antisémites répandus dans le canon littéraire et les livres d’histoire québécois. Bienvenue chez Monsieur B.! fait aussi partie de ses romans les plus populaires. Rejoignant un très large lectorat, les livres et les essais de M. Teboul ont donné une voix à la communauté juive égyptienne de Montréal. Ils ont également semé beaucoup d’émoi chez les élites intellectuelles québécoises francophones.
Au cours de sa carrière, en plus de connaître beaucoup de succès dans les cercles universitaire et artistique, Victor Teboul favorise grandement les rapprochements entre la communauté juive de Montréal – qui est principalement anglophone – et les Québécois francophones. En 1981, il devient directeur général du Québec pour le Comité Canada-Israël (le principal groupe de lobbyisme de la communauté juive) et organise des échanges entre les leaders politiques et universitaires d’Israël et du Québec. Il mène également une délégation d’écrivains lors d’une visite officielle en Israël.
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Sylvia Ary pendant les années 2000.Crédits Photo : Sylvia Ary -
Sylvia Ary – Rachel and Princie, 1959.Crédits Photo : Sylvia Ary -
Sylvia Ary vers 1950.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Sylvia Ary – Model, 1991.Crédits Photo : Sylvia Ary
Sylvia Ary
Membre des Peintres juifs de Montréal, Sylvia Ary fut l’une des figures les plus importantes de la scène culturelle montréalaise de son époque.
Sylvia Ary voit le jour en 1923, à Moscou. Elle est la fille aînée du peintre Alexandre Bercovitch et de Bryna Avrutick, une étudiante en art dramatique aux idéaux révolutionnaires, qui deviendra plus tard journaliste. Fuyant la pauvreté et la répression politique, la famille Bercovitch quitte Moscou pour Montréal en 1926. Peu de temps après, Bryna Avrutick décroche un emploi d’enseignante dans une école juive dirigée par l’un de ses frères. En l’absence de ses parents, Sylvia Ary, qui n’a que quatre ans, s’occupe seule de sa sœur cadette. Vivant au jour le jour, les Bercovitch occupent une chambre dans l’école juive, ce qui occasionne de nombreux déménagements. En effet, comme cette dernière change régulièrement d’adresse, la famille doit constamment se déplacer.
Très jeune, Sylvia Ary commence à suivre des cours de dessin auprès de Fritz Brandtner, un artiste de renommée internationale à qui l’on attribue l’introduction de l’expressionnisme allemand au Canada. À 14 ans, la jeune Montréalaise remporte un concours de dessin pancanadien. Peu de temps après, alors qu’elle fréquente l’école secondaire Baron Byng, Sylvia Ary fait la rencontre d’Ann Savage, une professeure de dessin qui l’encourage vivement à poursuivre sa formation artistique au Musée des Beaux-Arts de Montréal. Quelques années plus tard, Sylvia Ary commence à étudier la gravure et la lithographie à l’Institut d’Arts graphiques de Montréal, sous la direction d’Albert Dumouchel. La jeune femme y expérimente de nouvelles techniques en plus d’explorer de nouveaux médiums, dont la peinture acrylique, le fusain, le pastel, l’encre, l’aquarelle et la peinture à l’huile. En plus de s’adonner à la sculpture, Sylvia Ary se met à peindre sur toutes les surfaces imaginables, incluant le papier, la toile, le bois aggloméré et le plexiglas. Elle peint également sur des supports non conventionnels, comme des éventails et des morceaux de soie. Au cours de sa prolifique carrière artistique, Sylvia Ary se fera surtout connaître pour ses talents de portraitiste.
Ses portraits et ses paysages urbains émouvants ont largement contribué à établir sa réputation d’artiste visionnaire. La poésie qui émane de ses toiles illustrant le quotidien des immigrants montréalais a su trouver écho auprès de toutes les franges de la société. Mme Ary a peint le portrait de personnages issus de tous les milieux, allant des modèles anonymes aux personnalités canadiennes les plus connues des mondes du spectacle et de la littérature. Ses toiles peuvent être vues dans plusieurs institutions publiques ainsi que dans plusieurs collections particulières. On les trouve dans plusieurs grandes villes occidentales, dont Montréal, Québec, Toronto, Vancouver, Austin, Boston, Cambridge (États-Unis), New York, San Francisco, Paris, Londres et Israël. Enfin, plusieurs œuvres réalisées par l’artiste montréalaise sont exposées au Musée national des beaux-arts de Québec ainsi que dans plusieurs galeries, musées et bibliothèques situés aux quatre coins du monde.
Sources :
http://www.sylviaary.com/
https://fr.wikipedia.org/wiki/Sylvia_Ary
http://www.mccord-museum.qc.ca/en/exhibitions/jewish-painters-of-montreal/
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Des volontaires juifs des Forces armées canadiennes viennent s’enrôler au YMHA.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
Sydney S. Shulemson, 7e Batterie de campagne (Montréal), Aviation royale canadienne.Crédits Photo : Bibliothèque et Archives Canada -
1938 – Sydney S. Shulemson (deuxième à partir de la gauche) avec un groupe de carabiniers à Saint-Sauveur, Québec.Crédits Photo : Bibliothèque et Archives Canada -
Des soldats des troupes canadiennes au YMHA durant la Seconde Guerre mondiale.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
1930 – Première batterie de niveau moyen de Montréal, R.C.A. Sydney S. Shulemson est le sixième à partir de la gauche, dans la troisième rangée. Petawawa, Ontario.Crédits Photo : Bibliothèque et Archives Canada -
1942 – Sydney S. Shulemson (quatrième à partir de la gauche dans la rangée arrière) et un groupe de militaires Juifs à Moncton, N.B.Crédits Photo : Bibliothèque et Archives Canada -
Sydney S. Shulemson (à droite) en 1940.Crédits Photo : Bibliothèque et Archives Canada -
La biographie de Sydney S. Shulemson en dessin animé, publiée par le Congrès juif canadien en 1944, dans le cadre de la série de bandes dessinées Jewish War Heroes.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Sydney Simon Shulemson
Au cours des cent dernières années, des milliers de Juifs comme se sont enrôlés dans les forces armées afin de défendre leur pays. Sydney Simon Shulemson fut l'un de ceux là.
La Seconde Guerre mondiale et l’Holocauste ont particulièrement nécessité la contribution de la population juive à l’effort de guerre. Plus d’un million et demi de Juifs ont servi dans les forces alliées, que ce soit sous la bannière du Canada, de la Grande-Bretagne, des États-Unis ou de l’URSS. De ce nombre, 16 441 hommes et 279 femmes ont revêtu l’uniforme des Forces armées canadiennes. Si les Juifs ne représentaient qu’environ 1,5 % de la population canadienne en 1940, ils formaient 2,6 % des effectifs de l’ARC (l’Aviation royale du Canada), 1,4 % des soldats et 0,7 % des effectifs de la Marine royale canadienne. Pas moins de 39 % des hommes juifs canadiens admissibles à l’enrôlement ont servi leur pays durant la Seconde Guerre mondiale.
Le lieutenant-colonel d’aviation montréalais Harry Shapiro compte parmi les 17 000 Juifs canadiens qui se sont battus afin de mettre fin au régime nazi. Il a reçu sa première Croix du service distingué de l’Aviation en 1942. Celle-ci lui a été remise par le roi Georges V, en reconnaissance de l’héroïsme dont il a fait preuve lors des missions qu’il a menées à Cologne et à Berlin. M. Shapiro a reçu sa seconde Croix du service distingué de l’Aviation après avoir réalisé 49 sorties. Tandis que de nombreux Juifs canadiens ont été faits prisonniers de guerre par les soldats allemands, quelque 400 militaires canadiens de confession juive ont perdu la vie au service de leur pays.
À l’issue de la Seconde Guerre mondiale, le commandant d’aviation Sydney Simon Shulemson est devenu le héros de guerre juif le plus décoré et le plus célébré de l’histoire de l’Armée canadienne. Il est surtout connu pour avoir infligé de lourdes pertes à la marine allemande dans l’Atlantique Nord. Ses incroyables faits d’armes témoignent de l’engagement exemplaire dont ont fait preuve tous les membres de la communauté juive de Montréal ayant servi dans l’Armée canadienne.
Sydney Simon Shumelson naît à Montréal en 1915. Il fréquente l’école secondaire Baron Byng avant de faire son entrée à l’Université McGill. Après s’être enrôlé dans l’Aviation royale canadienne en 1939, il participe à plus de 50 missions avec le 404e Escadron, dont plusieurs se soldent par d’éclatantes victoires face à la redoutable armée allemande.
En 1947, Sydney Simon Shumelson se rend à New York afin d’assister à une réunion clandestine portant sur la défense du futur État d’Israël. Prenant la parole, il insiste notamment sur l’importance de l’aviation au sein des forces armées. Fort bien reçue, son intervention mènera à la création de l’Armée de l’air israélienne peu de temps après. De retour à Montréal, M. Shumelson recrute des pilotes en plus de fournir des armes et des avions à l’État d’Israël, alors en pleine construction. Toujours en 1947, le pilote canadien et son beau-frère, Morris « Two-Gun » Cohen, parviennent à se glisser dans les coulisses de la diplomatie internationale et à convaincre les dirigeants chinois de ne pas voter contre le plan de partage de l’ONU, qui appuyait la création de l’État d’Israël. Cette intervention vaudra à Sydney Simon Shumelson d’être nommé Combattant de l’État d’Israël.
Un merci spécial au Musée du Montréal juif.
Sources :
http://www.imjm.ca/location/2545
https://www.thestar.com/news/2007/02/05/ace_aviator_honed_technique_for_rocket_attacks.html
http://www.canada.com/story.html?id=6223c001-4925-41b1-bcb9-08283aa1e550
http://www.ctvnews.ca/canadian-war-hero-syd-shulemson-has-died-1.227540
http://www.cija.ca/canadian-wwii-fighter-pilot/
J.L. Granatstein, “Ethnic and Religious Enlistment in Canada During the Second World War,” Canadian Jewish Studies, vol. 21, 2013 [2014].
Gerald Tulchinsky, Canada’s Jews: A People’s Journey.
http://www.canadaveteranshallofvalour.com/ShapiroH.htm
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1970 – Coupure de presse sur Bernard Shane dans le Montreal Gazette.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
1950 – Bernard Shane s’adresse aux membres du Congrès juif canadien.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
Bernard Shane déambule sur la promenade d'Atlantic City avec d’autres membres du Comité ouvrier juif. S. d.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Des immigrants juifs arrivent à Montréal après la Deuxième Guerre mondiale. Bon nombre de Juifs ont immigré au Canada dans le cadre du Tailors Project.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Bernard Shane et Maurice Silcoff
Bernard Shane était un propagandiste syndical activement engagé au sein du Tailor’s Project. Maurice Silcoff a quant à lui présidé un syndicat montréalais pendant plusieurs décennies.
Bernard Shane naît en Russie et émigre aux États-Unis en 1906. Organisateur syndical au service de la International Ladies Workers Garment Union (ILGWU), il s’installe à Toronto en 1934, puis à Montréal après la Deuxième Guerre mondiale. Il y découvre que le secteur de la confection de vêtements fait travailler les femmes dans des conditions déplorables.
Les travailleuses, que l’on appelle les midinettes – mot-valise provenant de la fusion de « midi » et de « dînette » – n’ont pas le droit de prendre de véritables pauses, notamment pour le repas du midi. Devant travailler jusqu’à 80 heures par semaine durant la haute saison, celles-ci ne gagnent qu’entre 5 et 10 dollars par semaine et sont souvent remerciées durant la basse saison.
En 1947, M. Shane s’engage activement au sein du Tailor’s Project, dont il sera question plus bas. Il assumera plus tard la présidence du Jewish Labour Committee.
Natif de Dublin, Maurice Silcoff émigre au Canada avec sa famille en 1910. Ses parents succomberont de la tuberculose peu de temps après leur arrivée. L’orphelin est alors confié à des cousins éloignés. À douze ans, il commence à travailler à l’usine de l’Acme Hat Company, où il gagne environ 20 sous de l’heure. Cette expérience sensibilise Maurice Silcoff aux tribulations des ouvriers mineurs ainsi qu’à leurs conditions de travail injustes. Treize ans plus tard, il retourne à la même usine, cette fois à titre de président de la branche locale de la United Hatters, Cap and Millinery Workers Union. Il préside également la International Leather Goods, Plastics and Novelty Workers Union jusqu’à sa retraite, à l’âge de 80 ans.
Il décède à 104 ans. Joël Silcoff, son fils, est alors juge à la Cour supérieure du Québec.
Le Tailor’s Project
Maurine Silcoff et Bernard Shane, de même que David Lewis, participent activement au Tailor’s Project, une initiative visant à surmonter les lois antisémites sur l’immigration en faisant venir au Canada des survivants de l’Holocauste, afin qu’ils travaillent dans l’industrie de la confection de vêtements, alors en manque de main-d’œuvre. Afin de pouvoir se rendre dans les camps de personnes déplacées et sélectionner des réfugiés potentiels, Bernard Shane et Maurice Silcoff sont nommés colonels de l’armée canadienne. Bien que l’initiative soit ostensiblement destinée aux tailleurs et couturiers, la définition du terme de « travailleur textile » reste très ouverte, puisqu’un certain nombre de musiciens, d’artistes, de rabbins et d’intellectuels en bénéficient pour s’installer au Canada.
Sources :
http://imjm.ca/location/1250
http://imjm.ca/location/1412
Franklin Bialystok, Delayed Impact: The Holocaust and the Canadian Jewish Community
Gerald Tulchinsky, Branching Out: The Transformation of the Canadian Jewish Community
http://www.theglobeandmail.com/news/national/montreal-labour-leader-maurice-silcoff-took-the-high-road/article10763343/
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Louis Rubenstein.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
1890 – Billet pour un des spectacles sur glace de Louis Rubenstein.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
Lazarus et Louis Rubenstein sur les marches d’un édifice à Montréal, portant chapeaux et paletots. Vers 1920.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
Patins à glace de Louis Rubenstein, champion de patinage artistique en 1891.Crédits Photo : YM-YWHA et remerciements spéciaux à Hillel Becker -
Rubenstein Bros. Co. avec la maison d’enfance de Louis au-dessus sur la rue Craig (aujourd’hui la rue Saint-Antoine). Année inconnue. Tirée d’un article de Marven Selicson publié dans le Canadian Clothing Journal. Date de l’article inconnue.Crédits Photo : Hillel Becker et les archives de la Bibliothèque publique juive -
1884 – Affiche pour un spectacle de patinage artistique mettant en vedette Louis Rubenstein.Crédits Photo : Hillel Becker et les archives de la Bibliothèque publique juive -
Jeune Louis Rubenstein en tant que patineur.Crédits Photo : Hillel Becker et les archives de la Bibliothèque publique juive
Louis Rubenstein
Louis Rubenstein fut le premier champion de patinage artistique au Canada. Sa carrière athlétique ainsi que son soutien à la main-d’œuvre et son engagement envers la ville de Montréal ne sont pas passés sous silence. Un monument commémoratif est érigé en son honneur au Fletcher’s Field (ajourd’hui le Parc Jeanne-Mance).
Louis Rubenstein voit le jour à Montréal en 1861. Sa famille est propriétaire de Rubenstein Bros. Co. Inc., une entreprise de machinerie des plus prospères. Grâce à cette société, la famille du jeune homme a suffisamment d’argent pour lui permettre de se consacrer au patinage artistique. Louis Rubenstein remporte le Championnat de Montréal en 1878, mais ce sera surtout sa performance à Saint-Pétersbourg en 1890 qui le rendra célèbre.
En Russie, le patineur fait face au harcèlement et aux pressions antisémites de la police, qui visent à le faire abandonner la compétition. Malgré cette discrimination, il remporte la médaille d’or et, ce faisant, devient le premier champion mondial de patinage artistique, titre qu’aucun autre patineur artistique d’Amérique du Nord n’a remporté auparavant.
En 1887, pour remédier aux écarts observés entre les règles et l’évaluation des juges d’un pays à l’autre, Louis Rubenstein fonde l’Amateur Skating Association of Canada (ASAC), une organisation dont il demeurera le président jusqu’en 1930. Le patinage artistique n’est toutefois pas le seul sport à intéresser l’athlète canadien : il apprécie aussi le hockey, le curling, les quilles et le cyclisme. Plus tard, le Montreal Star nomme M. Rubenstein le « Père des quilles au Canada ». On le surnomme également le « Père du patinage artistique en Amérique du Nord ». En tant que grand amateur de cyclisme, il crée également la Canadian Wheelmans’ Association, dont il assumera la présidence durant 18 ans.
Après avoir pris sa retraite des sports professionnels, Louis Rubenstein décide de s’investir dans la vie politique montréalaise et agit à titre de conseiller municipal de 1914 à 1931. Durant son mandat, le Bain public Rubenstein voit le jour en son honneur sur la rue Jeanne-Mance (à l’endroit où se trouve aujourd’hui le Complexe Desjardins). Ce bain est fréquenté par les Montréalais les plus démunis – plusieurs n’ont pas d’eau courante ou d’eau chaude chez eux. M. Rubenstein est également engagé auprès de la communauté juive, dont il préside la Young Men’s Hebrew Association de 1917 jusqu’à son décès, le 3 janvier 1931. Les citoyens de Montréal se souviennent de lui pour sa carrière de patineur, son appui aux travailleurs et son engagement envers la Ville. Un monument commémoratif est érigé en sa mémoire dans le Fletcher’s Field (aujourd’hui le parc Jeanne-Mance).
Louis Rubenstein a été intronisé au International Jewish Sports Hall of Fame en 1981 de même qu’au World Figure Skating Hall of Fame en 1984.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
Patinage Canada
Hines, James R. Figure Skating: A History. Urbana: University of Illinois Press, 2006.
Inspiring Figure: The Louis Rubenstein Story
International Jewish Sports Hall of Fame
http://www.jewishsports.net/BioPages/LouisRubenstein.htm.
The Unforgettable Louis Rubenstein
Rubenstein Bros. Co. Inc
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Serge Ouaknine.Crédits Photo : http://www.editionsxyz.com/auteur/362.html -
Le tao du tagueur.Crédits Photo : http://www.editionsxyz.com/auteur/362.html
Serge Ouaknine
Serge Ouaknine est un metteur en scène, écrivain et concepteur visuel montréalais.
Serge Ouaknine voit le jour en 1943, à Rabat, la capitale du Maroc. En 1961, il entreprend des études à l’École nationale supérieure des arts décoratifs de Paris. Son diplôme en poche, il déménage à Varsovie avant de s’installer à Vratislavie (Breslau), où il fait la rencontre de Jerzy Grotowski, un célèbre metteur en scène de théâtre expérimental d’origine polonaise.
Après avoir obtenu son doctorat ès lettres et sciences humaines, Serge Ouaknine devient directeur du programme de doctorat en études et pratiques des arts de l’Université du Québec à Montréal. Durant la même période, il commence à enseigner le théâtre à l’UQAM. Au milieu des années 2000, Serge Ouaknine se rend à l’École nationale supérieure d’art dramatique de Montpellier afin de mettre sur pied un programme d’expérience théâtrale pour cancérologues. Ce programme vise à aider les médecins à communiquer et à interagir avec leurs patients.
Serge Ouaknine a écrit plus d’une quarantaine de mises en scène et plus de deux cent cinquante publications sur le théâtre, la formation de l’acteur et la poésie. Il est également l’auteur du roman Le tao du tagueur.
Sources :
http://clicnet.swarthmore.edu/litterature/moderne/ouaknine/grotowski.html
http://www.editionsxyz.com/auteur/362.html
http://ici.radio-canada.ca/emissions/plus_on_est_de_fous_plus_on_lit/2013-2014/chronique.asp?idChronique=361517
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Arthur Vineberg.Crédits Photo : McGill University
Arthur Vineberg
Petit-fils d’immigrants, le Montréalais Arthur Vineberg était à la fois chirurgien cardiaque, chargé de cours et auteur. Il est connu pour avoir mis au point l’« opération de Vineberg », l’ancêtre du pontage coronarien moderne.
Après avoir obtenu une maîtrise et un doctorat en physiologie de l’Université McGill, Arthur Vineberg poursuit ses études à Paris, puis à New York, où il effectue sa résidence au Bellevue Hospital. De retour à Montréal, il se joint au corps médical de l’Hôpital Royal Victoria en 1933. Il y travaillera pendant 55 ans à titre de chirurgien cardiaque. Parallèlement, il donne des cours à la Faculté de médecine de l’Université McGill. Durant la Seconde Guerre mondiale, il sert dans le Corps médical de l’Armée canadienne. Enfin, en 1957, il est nommé directeur du Département de chirurgie cardiaque de l’Hôpital Royal Victoria.
Pratiquée pour la première fois durant les années 1950, à une époque où la plupart des chirurgiens craignaient encore les risques liés à la chirurgie cardiaque, l’opération de Vineberg consistait à implanter l’artère mammaire interne directement dans le ventricule gauche. En créant un flux sanguin de suppléance, la manœuvre permettait de contourner une insuffisance coronaire. Bien que la majorité des hautes instances des communautés des médecins et des chirurgiens n’aient jamais approuvé l’opération de Vineberg, celle-ci a profité à des milliers de patients. Plusieurs années après son invention, il a été établi que la manœuvre permettait bel et bien de revasculariser le muscle cardiaque. L’opération de Vineberg a pavé la voie à plusieurs avancées dans le domaine de la chirurgie cardiaque. De fait, plusieurs techniques modernes se veulent des adaptations de cette méthode.
Arthur Vineberg a publié deux livres : Vivre avec son cœur, une traduction parue en 1977 de How to Live with your Heart: the Family Guide to Heart Health (1975) et Myocardial Revascularization by Arterial/Ventricular Implants (1982). Il travaillait sur son troisième ouvrage, The Complete Guide to Heart Health, lorsqu’il est décédé en 1988. Deux ans plus tôt, il avait été nommé officier de l’Ordre du Canada.
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1967 – Annonce publicitaire pour le spiritueux 7 Crown de la distillerie Seagram.Crédits Photo : Classic Film -
Samuel Bronfman goûtant son whisky Réserve 1937.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Note envoyée à tous les employés de Seagrams Limited le jour du décès de Samuel Bronfman le 13 juillet 1971.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Sam Bronfman.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Couverture du rapport annuel de 1958 illustrant l’édifice Seagram sur la rue Peel.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Photo de la distillerie Seagram à Ville LaSalle, tirée du rapport annuel de 1957.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
De gauche à droite, Saidye Bronfman, Samuel Bronfman, Edgar Bronfman Sr et David Ben Gurion, Montréal, vers 1961.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Seagram
La Compagnie Seagram Limitée était une entreprise spécialisée dans la production de spiritueux distillés. Au sommet de sa gloire, elle était propriétaire de la plus importante distillerie au monde.
En 1883, Joseph E. Seagram devient l’unique propriétaire de la Joseph Seagram Flour Mill and Distillery Company, qu’il renommera plus tard la Joseph E. Seagram & Sons. L’homme d’affaires devient bientôt l’un des plus gros distillateurs de whisky canadien. En 1928, son entreprise passe aux mains de la Distillers Corporation, une société fondée quatre ans plus tôt par les frères Bronfman, qui conserveront le nom Seagram. Ces derniers (dont le nom de famille signifie « marchand de spiritueux » en yiddish) sont de nouveaux joueurs dans l’industrie des spiritueux. En effet, après avoir fait fortune en Russie grâce au commerce du tabac, ils ont dû se tourner vers une nouvelle source de revenus, la culture du tabac se prêtant très mal à la rigueur du climat canadien.
Avec l’aîné des frères Bronfman (Samuel) à la barre de l’entreprise et l’entrée en vigueur de la prohibition partout sur le territoire nord-américain, Seagram devient rapidement un incontournable géant de l’industrie des spiritueux. Le manque de clarté des lois canadiennes permet aux Bronfman de maximiser les revenus de leur contrebande de boissons. Comme la vente d’alcool à des fins médicinales demeure légale pendant la prohibition, les dirigeants de la Seagram s’empressent d’ouvrir une pharmacie afin d’y écouler leur marchandise. À la même période, l’entreprise commence à faire du commerce aux États-Unis, où les lois sur la prohibition sont plus strictes qu’au Canada. Elle y distribue ses produits par la poste.
En 1933, lorsque la prohibition prend fin, les Bronfman sont fin prêts à tirer pleinement profit de l’ouverture du marché américain. De fait, ils détiennent à cette époque la plus grande réserve privée de whisky vieilli au monde. Au même moment, les frères Bronfman révolutionnent la mise en marché de l’alcool en vendant leur produit en bouteilles plutôt que dans des barils consignés. Ils remplacent du coup l’image douteuse que l’on avait associée à la consommation de whisky durant la prohibition par une nouvelle image respectable et sophistiquée. La vente de whisky en bouteille devient rapidement la norme dans l’industrie des spiritueux. À la fin de 1965, le chiffre d’affaires de Seagram dépasse le milliard de dollars. Les trois produits les en demande de l’entreprise sont le VO, le Crown Royal et le Seven Crown. Ce dernier inspirera d’ailleurs le nom du « 7 sur 7 », un cocktail immensément populaire au cours des années 1970. Au cours de la décennie suivante, une mémorable publicité télévisée mettant en vedette l’étoile montante Bruce Willis, permets à Seagram de passer du cinquième au premier rang des distilleries les plus importantes du globe, et ce, en seulement deux ans.
Appelé le « roi du whisky en Amérique », Samuel Bronfman n’est pas seulement un brillant homme d’affaires. Il s’avère également un important philanthrope et leader communautaire juif. Au cours de sa vie active, il en inspire plus d’un à soutenir Israël ainsi que l’Hôpital général juif, entre autres. De 1939 à 1961, il assume la présidence du Congrès juif canadien, qui traverse la période la plus critique de son histoire. Pendant son mandat, l’organisme devient la voix officielle de la communauté juive canadienne. Lors du déclenchement de la Seconde Guerre mondiale, appuyé par le directeur général du Congrès Saul Hayes, Samuel Bronfman met sur pied un comité chargé de veiller au bien-être des réfugiés (Committee for Refugees – CJC). Souhaitant porter secours aux Juifs européens victimes du Troisième Reich, le CJC remet en cause les lois canadiennes, qui figurent au nombre des législations les plus restrictives de la planète. En 1947, après avoir essuyé plusieurs revers pendant la guerre, le comité persuade le gouvernement d’accorder l’asile à quelque 1 200 orphelins victimes de l’Allemagne nazie. M. Bronfman se charge personnellement de placer plusieurs de ces réfugiés dans sa distillerie de LaSalle.
Au cours de son histoire, Seagram a été dirigée par plusieurs membres de la famille Bronfman, incluant Charles Bronfman, Edgar Bronfman et Edgar Bronfman fils. Au fil des ans, l’entreprise a diversifié ses activités, étendant son influence dans plusieurs secteurs d’activité, dont les industries du pétrole, du charbon et du divertissement. Au cours des années 1990, Seagram se porte acquéreuse de Universal Pictures, des studios MGM (dont Edgar Bronfman est devenu président en 1969), de Time Warner et de Tropicana. En 2000, Edgar Bronfman fils conclut la vente de Seagram au conglomérat français Vivendi.
Liens :
https://en.wikipedia.org/wiki/Seagram
http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/seagram-company-limited/
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http://www.fundinguniverse.com/company-histories/the-seagram-company-ltd-history/
http://www.ft.com/cms/s/0/2cc6277a-fd5f-11df-b83c-00144feab49a.html#axzz4KRGxBtj7
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http://www.cjhn.ca/en/permalink/cjhn137
http://cbhf.ca/samuel-bronfman
http://cve.grics.ca/fr/2349/3461
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2015 – Nancy Neamtan à l’Université d’été sur la francophonie des Amériques.Crédits Photo : Francophonie des Amériques -
Nancy Neamtan.Crédits Photo : Photos Jacques Grenier
Nancy Neamtan
Nancy Neamtan est la cofondatrice du Chantier de l’économie sociale, une organisation autonome non partisane visant à promouvoir et à développer l’économie sociale au Québec, dont elle assume la présidence depuis près de 20 ans. Au cours de sa longue carrière, Mme Neamtan s'est taillé une réputation internationale de chef de file dans la promotion de la justice sociale et du développement économique axé sur la communauté.
Nancy Neamtan voit le jour à Montréal en 1951. Elle effectue ses études de premier cycle à l’Université McGill et obtient son diplôme en 1972. De 1972 à 1998, elle participe à la fondation et à la gestion de diverses organisations communautaires dans les environs de Montréal. Parmi ces groupes, on retrouve le programme économique pour Pointe-Saint-Charles, l’Institut de formation en matière de développement économique communautaire et le Regroupement pour la relance économique et sociale du sud-ouest de Montréal (RESO).
Mme Neamtan devient également présidente du Réseau d’investissement social du Québec, poste qu’elle conservera pendant 10 ans, et présidente du Conseil des fiduciaires de la Fiducie. Elle est également une force dynamique de l’Organisation internationale du travail (OIT).
En 2012, le gouvernement du Québec lui décerne le titre d’officière de l’Ordre national. L’année suivante, l’Université du Québec en Outaouais lui décerne le grade de docteur honoris causa. Puis, en 2015, l’Université Concordia lui remet un doctorat honorifique pour ses efforts dans la promotion de la justice sociale.
Sources :
http://transformermontreal.com/fr/speaker/nancy-neamtan/
https://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/video.asp?id=1105&nom=neamtan-nancy&annee=2012&grade=officier&persiste=1
http://ici.radio-canada.ca/emissions/le_21e/2013-2014/chronique.asp?idChronique=132938