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Emmanuel Kattan.Crédits Photo : Twitter
Emmanuel Kattan
Né à Montréal, Emmanuel Kattan est l’un des écrivains les plus prometteurs de la scène littéraire québécoise.
Détenteur d’un doctorat en philosophie de l’Université de Montréal et lauréat de la prestigieuse Bourse Rhodes, qui lui a permis de poursuivre des études postdoctorales à l’Université Oxford en Grande-Bretagne, Emmanuel Kattan est, entre autres, l’auteur de trois romans encensés par la critique. Ces derniers ont été publiés chez Boréal, l’une des plus prestigieuses maisons d’édition québécoises. Paru en 2012, Les Lignes de désir aborde notamment le sempiternel conflit israélo-arabe. Le Montréalais d’origine a également publié un essai remarqué sur la Shoah, Penser le devoir de mémoire, paru en 2002 aux Presses universitaires de France.
Emmanuel Kattan a vécu près de quinze ans en Angleterre. Il y a travaillé à la Délégation du Québec à Londres, où il a occupé le poste de directeur des Affaires universitaires et des communications. Il a aussi occupé un poste important au secrétariat du Commonwealth, où il a rédigé plusieurs discours royaux. Depuis 2010, M. Kattan réside à New York avec son épouse et leurs deux enfants. Il est actuellement directeur du British Council, une institution gouvernementale britannique.
Dans le cadre de ses fonctions au British Council, Emmanuel Kattan a mis sur pied un projet appelé « Our Shared Future », qui vise à améliorer la perception des relations interculturelles des deux côtés de l’Atlantique. Avant de se joindre au British Council, M. Kattan a été directeur des Communications de l’Alliance des civilisations, un ambitieux projet de dialogue interculturel parrainé par l’ONU.
Emmanuel Kattan est le fils du grand écrivain québécois d’origine irakienne Naïm Kattan.
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Beverly Shaffer.Crédits Photo : http://www.beverlyshaffer.com/
Beverly Shaffer
Originaire de Montréal, Beverly Shaffer est une cinéaste de renommée internationale. À la fois inspirants et débordants d’empathie, ses documentaires mettent en scène des personnages déterminés à s’élever au-dessus de leur condition.
Beverly Shaffer voit le jour à Montréal en 1945. En 1967, elle obtient un baccalauréat en religion et en philosophie comparative de l’Université McGill. Par la suite, après avoir enseigné deux ans dans une école secondaire, elle entreprend des études à l’Université de Boston et décroche une maîtrise en cinéma en 1971. Elle entame ensuite une carrière télévisuelle, travaillant tour à tour à titre d’assistante de production, de recherchiste et de productrice associée à la station de télévision WGBH, une branche du réseau PBS basée à Boston.
En 1975, Mme Shaffer fait son entrée au désormais célèbre Studio D de l’ONF. Construit l’année précédente, celui-ci a pour mandat de promouvoir le travail des femmes cinéastes. C’est durant cette période charnière de sa vie que la Montréalaise réalise I’ll find a way (Je trouverai un moyen). Racontant l’histoire d’une jeune fille atteinte de spina-bifida, un type de malformation de la colonne vertébrale, ce documentaire lui vaudra l’Oscar du meilleur court métrage de fiction en 1977. Je trouverai un moyen relate les victoires et les défis quotidiens de Nadia, une fille de neuf ans déterminée à fréquenter l’école régulière en dépit des railleries dont elle risque d’y faire l’objet.
Au cours de sa carrière à l’ONF, qui s’échelonne sur 25 ans, Mme Shaffer reçoit plus de trente prix. Elle est notamment récompensée pour les séries de films Children in Canada et Children of Jerusalem, de même que pour le long métrage To A Safer Place, paru en 1987. Nommé l’un des meilleurs films de la décennie par l’American Film Librarians Association, ce dernier raconte l’histoire de Shirley Turcotte, une victime d’inceste faisant preuve d’un incroyable instinct de survie. Beverly Shaffer réalise également des courts métrages dramatiques pendant son passage à l’ONF, notamment The Way It Is, qui raconte l’histoire d’une jeune fille devant apprendre à composer avec le divorce de ses parents.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Beverly_Shaffer
https://www.nfb.ca/film/ill_find_a_way
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Robert Verebes.Crédits Photo : Eva Verebes
Robert Verebes
Robert Verebes était un altiste hongrois primé. Ayant vécu à Montréal pendant la majeure partie de sa vie, il s’est produit en concert aux quatre coins du monde.
Né à Budapest en 1934, Robert Verebes commence à manier le violon dès l’âge de sept ans. Huit ans plus tard, il effectue son entrée à l’Académie Franz Liszt, où il étudie d’abord le violon avec Desző Rados avant de se tourner vers une formation d’altiste auprès de Paul Lukacs. À 19 ans, il fonde, en compagnie de collègues, le Quatuor à cordes Béla Bartók de Budapest. L’ensemble musical se produit en concert dans plusieurs villes européennes en plus d’enregistrer, à Paris, les troisième et sixième quatuors de Bartók en 1956.
Environ un an après la révolution hongroise, Robert Verebes part vivre au Canada, où il reçoit presque aussitôt une bourse du Marlboro Music Festival, dans l’État du Vermont. Il est également invité à se joindre à l’Orchestre philharmonique d’Ottawa à titre de premier alto solo. Durant son séjour de deux ans à Ottawa, il fonde le New Chamber Music Ensemble et donne plusieurs récitals ainsi que de nombreux concerts de musique de chambre.
Robert Verebes est accueilli au sein de l’Orchestre symphonique de Montréal (OSM) en 1959, où il agira en tant que premier ou second alto soliste jusqu’à sa retraite en 1999. Musicien de renommée internationale, il donne également des récitals solos au Canada et aux États-Unis de même qu’à Paris, à Londres, à Oxford, à Budapest, à Tokyo, à Shanghai, à Buenos Aires et à Damas.
À titre de soliste, Robert Verebes joue avec différents orchestres au Canada, aux États-Unis et en Chine. En plus de jouer des classiques pour alto solo, il présente quelques pièces qui lui ont été dédiées ou qui ont été spécialement composées pour lui, y compris Concerto Sacro de Lothar Klein et Symphonic Ode de Jean Coulthard. Il fonde également plusieurs ensembles de musique de chambre, avec lesquels il offrira des spectacles. Au cours de sa carrière, M. Verebes enregistrera plus de 100 émissions de radio pour CBC Radio. Il remportera aussi le prestigieux Prix Anik avec le Quatuor classique de Montréal. Membre fondateur de Musica Camerata de Montréal en 1971, il présentera aussi la série de concerts Robert Verebes et ses amis en 1985.
Robert Verebes a enseigné l’alto et la musique de chambre au Conservatoire de musique de Montréal pendant 23 ans. Il a aussi enseigné dans divers camps musicaux d’été et donné des classes de maîtres au Canada, aux États-Unis et en Chine ainsi qu’au Moyen-Orient. Il a en outre enregistré trois 33 tours et huit CD. Ces derniers ont été mis en ligne sur YouTube en 2016.
Remerciement spécial à Eva Verebes.
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Sam Bronfman.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Sam Bronfman et Golda Meir.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Sam Bronfman.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Saidye Bronfman.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Les Bronfman
À venir
À venir
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2014 – Salle à manger du restaurant Moishes.Crédits Photo : Moishes Steakhouse -
Moishe Lighter.Crédits Photo : Moishes Steakhouse -
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1983 – Moishes sur le boulevard Saint-Laurent à Montréal.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
1946 – Réception chez Moishes.Crédits Photo : Conrad Poirier
Moishes
Véritable institution montréalaise, la grilladerie Moishes est l’un des restaurants emblématiques de la Main.
Cet établissement célèbre a été fondé en 1938 par Moishe Lighter, un immigrant juif originaire de la Roumanie. Ce dernier a d’abord travaillé au restaurant Yankowitz and Julis avant d’investir toutes ses économies (300 dollars) dans l’acquisition de la grilladerie qui allait bientôt porter son nom. Connu de plusieurs sous le nom de « Paradis roumain», le restaurant propose aujourd’hui divers mets de style cacher inspirés de la cuisine traditionnelle roumaine. Ceux-ci feraient sans doute le bonheur des immigrants juifs d’origine roumaine et polonaise qui vivaient et travaillaient autrefois le long du boulevard Saint-Laurent.
On dit de Moishe Lighter qu’il était un joueur compulsif. En effet, la légende veut qu’il soit devenu propriétaire de son restaurant au terme d’une partie de cartes. Ce qui n’était au départ qu’un modeste restaurant compte désormais parmi les adresses incontournables de la Main et des environs. La grilladerie Moishes a par ailleurs joué un rôle important dans le développement de la cuisine montréalaise et canadienne. Les épices à steak de chez Moishes ne se retrouvent pas seulement dans la cuisine d’un grand nombre de Montréalais, mais également dans celle de nombreux Canadiens.
La grilladerie Moishes figure même dans les écrits de Mordechai Richler, qui a fréquenté l’établissement pendant toute sa vie. Le célèbre restaurant demeure une destination de choix pour les célébrités et les Montréalais souhaitant retrouver, le temps d’un repas, la véritable saveur de la Main.
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Sam Maltin.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
1946 – Photographie de Jackie Robinson, joueur des Royaux de Montréal.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Lettre de Jackie Robinson adressée à Sam Maltin.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Lettre de Jackie Robinson adressée à Sam Maltin.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Sam Maltin
Sam Maltin était un journaliste sportif montréalais dont les articles abordaient non seulement l’actualité sportive, mais également les enjeux sociaux de l’heure. Il a travaillé pour divers journaux anglophones, dont le Montreal Star et le Montreal Herald.
S’inspirant de la conscience sociale de gauche qui prédominait au sein de la communauté juive de Montréal, M. Maltin avait l’habitude de teinter ses articles d’opinion d’un idéalisme radical bien assumé. Durant les années 1940, le monde du baseball professionnel reflétait l’état des relations raciales aux États-Unis. Lorsque Jackie Robinson a été mis sous contrat par les Royals de Montréal, le club-école des Dodgers de Brooklyn, ce dernier a brisé la barrière de la couleur. L’annonce de son acquisition a fait les manchettes partout à travers le monde. Chez les amateurs de baseball américains, l’événement a été accueilli avec autant de bonheur que d’hostilité.
Jackie Robinson a joué son premier match à Montréal au stade De Lorimier, le 1er mai 1946. Lorsque le porte-couleurs des Royals s’est présenté sur le terrain, la foule lui a réservé un accueil triomphal. Bien entendu, Sam Maltin était sur place pour documenter les moindres détails de cet événement historique. Jackie Robinson était à l’époque la plus grande célébrité sportive jamais vue à Montréal. Cette année-là, le célèbre joueur afro-américain et son équipe ont connu une année du tonnerre, remportant notamment la Série mondiale junior devant leurs partisans au stade De Lorimier. Après le match, des dizaines de milliers de partisans euphoriques se sont lancés à la poursuite de leur héros dans les rues de Montréal, une scène ayant inspiré à Sam Maltin l’une de ses citations les plus célèbres : « C’est la première fois, écrit-il le lendemain, qu’une foule blanche court après un homme noir avec une volonté autre que le lynchage! »
En plus d’avoir écrit de nombreux articles vantant les exploits sportifs de Jackie Robinson, Sam Maltin a développé une longue relation d’amitié avec le joueur étoile. Ces derniers ont entretenu une correspondance pendant de nombreuses années. Jackie Robinson a décrit Montréal comme « la ville qui lui a permis d’accéder aux ligues majeures ».
Sources :
http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?p=1892
http://www.milb.com/milb/features/jackie_robinson.jsp?mc=timeline
http://www.theglobeandmail.com/news/national/jackie-robinsons-wife-remembers-a-welcoming-montreal/article11602715/
http://www.lapresse.ca/cinema/201304/06/01-4638224-des-honneurs-montrealais-pour-jackie-robinson.php
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Phyllis Lambert.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Originalement appelé le Centre des arts Saidye Bronfman, le Centre Segal des arts de la scène a été conçu par Phyllis Lambert (avec l’aide de Ludwig Mies van der Rohe) en l’honneur de sa mère.Crédits Photo : Domaine publique -
1955 – Ludwig Mies van der Rohe et Phyllis Lambert examinent la maquette du Seagram Building à New York.Crédits Photo : Fonds d’archives Phyllis Lambert -
1959 – Phyllis Lambert lors de ses études à l’Institut de technologie de l'Illinois.Crédits Photo : Ed Ducket -
Phyllis Lambert travaille au buste de sa mère Saidye Bronfman, dans les années 1950.Crédits Photo : Fonds d’archives Phyllis Lambert
Phyllis Lambert
Architecte canadienne primée, militante sociale et philanthrope, Phyllis Lambert est la fondatrice du Centre canadien d’architecture de Montréal.
Seconde fille de Samuel Bronfman et de Saidye Rosner, Phyllis Lambert naît et grandit à Montréal. En 1948, elle obtient un diplôme d’études supérieures du Vassar College, une université privée mixte de l’État de New York. Elle s’envole ensuite pour Paris, où elle s’adonne à la sculpture. Pendant ce temps, son père songe à la construction du Seagram Building, un édifice qui logerait le siège de sa distillerie dans Midtown Manhattan à New York. Phyllis Lambert décide alors de se faire une place sur le comité de construction et quitte la Ville Lumière. Elle deviendra directrice de la planification du projet. Plus tard, après avoir décroché une maîtrise en architecture de l’Illinois Institute of Technology de Chicago, elle revient à Montréal et dessine les plans du Centre Saidye Bronfman, aujourd’hui connu sous le nom de Centre Segal des arts de la scène.
En 1975, préoccupée par la conservation du patrimoine architectural montréalais, Mme Lambert fonde l’organisme Héritage Montréal. Quatre ans plus tard, elle donne naissance au Centre canadien d’architecture (CCA). Logé au centre-ville, le Centre se veut à la fois un musée et un lieu de recherche. En 1999, Phyllis Lambert quitte son poste de directrice du CCA tout en demeurant membre du conseil des fiduciaires et du comité des acquisitions.
Militante dans l’âme, Phyllis Lambert a toujours démontré un vif intérêt pour les projets et les publications traitant de conservation. Donnant à la fois temps et argent, elle participe à la revitalisation du village Shaughnessy et n’hésite jamais à se prononcer contre les plans d’urbanisme inappropriés.
Au cours de sa carrière, Phyllis Lambert a obtenu des doctorats honorifiques de plus de vingt-cinq universités. Elle a été nommée commandeure de l’Ordre des arts et des lettres (France), compagne de l’Ordre du Canada et grande officière de l’Ordre national du Québec. En 1990, le Pratt Institute de New York lui a remis un diplôme honorifique en architecture. En 2006, elle a été lauréate du Vincent Scully Prize, décerné pour marquer une vie consacrée à des réalisations architecturales exceptionnelles. Enfin, en 2007, elle a fait l’objet du documentaire intitulé Citizen Lambert: Jeanne d’Architecture.
Liens :
Roderick McLeod & Eric John Abrahamson, Spirited Commitment: The Samuel and Saidye. Bronfman Family Foundation, 1952 – 2007. (Montreal: McGill-Queens University Press, 2010).
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Naïm Kattan.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Naïm Kattan chez lui dans les années 1960.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Naïm Kattan dans son bureau dans les années 1960.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Février 1960 – À la table des conférenciers pendant une rencontre du Cercle juif de langue française à Montréal : René Lévesque (debout) et Naïm Kattan (à droite).Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Mars 1955 – Rencontre à Montréal du Cercle juif de langue française. Y participaient les conférenciers (de gauche à droite) Naïm Kattan, Moshe Myerson et Jean Bruchesi.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Naïm Kattan
L’écrivain, critique littéraire et professeur Naïm Kattan est l'une des figures emblématiques de la communauté sépharade montréalaise. Son point de vue à la fois original et internationaliste a fait découvrir aux Québécois la diversité de la communauté juive.
Naïm Kattan naît à Bagdad, en Iraq, à une époque où la ville est marquée par une forte présence juive. En 1947, à la fin de ses études de droit à l’Université de Bagdad, il obtient une bourse du Gouvernement français pour étudier la littérature à l’Université Paris I – La Sorbonne. En 1951, de retour en Iraq, il constate la montée du nationalisme arabe et de l’antisémitisme. Désirant fuir cette situation à l’instar de nombreux Juifs des pays arabes, il émigre au Canada en 1954.
Dans le Montréal des années 1950, la communauté juive montréalaise est majoritairement anglophone, et Naïm Kattan réalise qu’il est difficile pour les nouveaux immigrants de langue française de s’y intégrer. Cependant, les années 1970 entraînent un changement, et aujourd’hui, la communauté est bilingue. À titre d’auteur, Naïm Kattan a publié une trentaine livres en français, dont plusieurs romans à caractère autobiographique tels Adieu, Babylone en 1975, Les Fruits arrachés en 1977 et La Fiancée promise en 1983. Traduites dans plusieurs langues, ses œuvres abordent des sujets comme les différences culturelles, l’exil, l’appartenance et la nostalgie des origines.
Actif au sein du Cercle juif de langue française, le premier groupe culturel juif francophone au Canada créé au début des années 1950 par le Congrès juif canadien, Naïm Kattan fonde le Bulletin du Cercle juif, une publication sur l’actualité de la communauté juive. Il s’affaire également à rapprocher les communautés juive et francophone du Québec. Au milieu des années 1950, il devient critique littéraire pour le quotidien Le Devoir. Quelques années plus tard, il devient directeur du Service des lettres et de l’édition du Conseil des arts du Canada, poste qu’il conservera pendant près de vingt-cinq ans. Au cours de sa carrière, Naïm Kattan a reçu plusieurs distinctions honorifiques, dont l’Ordre du Canada, l’Ordre national du Québec et le Prix littéraire J. I. Segal.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Liens :
http://imjm.ca/location/2519
http://www.cjhn.ca/en/permalink/cjhn207
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2014 – Logo de l’École de cinéma Mel Hoppenheim de l’Université Concordia.Crédits Photo : Université Concordia -
Décembre 2010 – Mel Hoppenheim dans les studios de Mel's La Cité du Cinéma. Montréal.Crédits Photo : Dave Sidaway pour la Montreal Gazette
Mel Hoppenheim
Mel Hoppenheim est à la fois cinéaste, directeur photo, philanthrope et entrepreneur. Il a créé la Cité du Havre et a énormément contribué à la croissance de l’industrie cinématographique québécoise.
Mel Hoppenheim naît à Montréal durant les années 1930. Adolescent, il fréquente la célèbre Baron Byng High School jusqu’à l’obtention de son diplôme d’études secondaires en 1954. Il effectue ensuite ses débuts dans l’industrie cinématographique en vendant des caméras et de l’équipement de tournage aux cinéastes locaux. En 1965, il fonde la société Panavision, une entreprise qui connaîtra beaucoup de succès, à tel point que son créateur sera en mesure d’ouvrir de nouvelles installations techniques à Toronto en 1972 et à Vancouver en 1977. Mel Hoppenheim investit ensuite dans l’avenir du cinéma montréalais en faisant l’acquisition, en 1988, de l’ancien Théâtre Expo de la Cité du Havre. Située dans l’arrondissement Ville-Marie, cette dernière s’appelait la Jetée McKay avant d’être rebaptisée la Cité du Havre durant la préparation d’Expo 67. Le Montréalais y bâtira cinq studios à la fine pointe de la technologie, conçus pour être les plus modernes des industries canadiennes du cinéma et de la télévision. Montréal devient du même coup un pôle de production cinématographique et télévisuelle, pouvant rivaliser avec Hollywood.
Outre son travail admirable en matière de production cinématographique, Mel Hoppenheim appuie généreusement divers organismes éducatifs et culturels. En 1997, son don d’un million de dollars à l’Université Concordia finance la création de l’École de cinéma Mel Hoppenheim. Le Montréalais participe également à la création de l’Institut national de l’image et du son (INIS), qui forme des scénaristes, des réalisateurs et des producteurs de cinéma et de télévision.
Mel Hoppenheim a par ailleurs participé à l’achat d’équipements médicaux ultrasophistiqués pour l’Institut de cardiologie de Montréal. Il a également financé la création de la division de neurologie pédiatrique de l’Hôpital de Montréal pour enfants.
L’énorme contribution de M. Hoppenheim aux arts et à la culture du Canada lui a valu de nombreux prix et distinctions honorifiques, dont un prix Génie en 2010 et le Grand Prix spécial des Amériques du Festival des films du monde en 2012. Il s’est également vu décerner un doctorat honorifique par l’Université Concordia en 2008, en plus d’avoir été investi de l’Ordre du Canada en 2015.
Sources :
https://www.concordia.ca/finearts/cinema/about/mel-hoppenheim.html
http://www.concordia.ca/finearts/cinema.html
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Sheila Fischman pendant les années 2000.Crédits Photo : Lemonhound.com
Sheila Fishman
Sheila Leah Fischman est une traductrice canadienne primée. Travaillant du français vers l’anglais, elle a revisité plus de 150 romans contemporains québécois.
Sheila Fischman naît en 1937, à Moose Jaw en Saskatchewan. Élevée au sein d’une famille juive, elle passe la majeure partie de son enfance à Elgin en Ontario. Au cours des années 1950, elle obtient une maîtrise en anthropologie de l’Université de Toronto. Puis, après avoir épousé le poète canadien Douglas Gordon Jones en 1969, elle déménage à North Hatley, une petite municipalité québécoise située dans les Cantons de l’Est.
Fascinée par sa province d’adoption, elle travaille sans relâche à parfaire son français. À l’époque, deux groupes d’artistes cohabitent à North Hatley : le groupe des anglophones et celui des francophones. Persuadée qu’elle peut contribuer à rapprocher les deux communautés grâce à son bilinguisme, Sheila Fischman convie des écrivains et des poètes issus des deux groupes linguistiques à se réunir chez elle, dans le cadre de soirées littéraires improvisées.
Après avoir déménagé à Montréal, la Saskatchewanaise poursuit son travail de rapprochement entre les deux principales communautés linguistiques canadiennes. En 1970, une petite maison d’édition torontoise accepte de publier sa toute première traduction littéraire. À la grande surprise de Mme Fischman, sa version anglaise de La Guerre, Yes Sir! de Roch Carrier devient rapidement un grand succès de librairie dans le Canada anglais. Conséquemment, au cours des années 1970, Sheila Fischman s’emploie quotidiennement à mettre en valeur la littérature franco-québécoise. En plus de diriger le cahier littéraire du Montreal Star, elle agit à titre de critique littéraire pour le Globe & Mail et le Montreal Gazette.
Durant la même époque, elle participe à la mise sur pied de l’Association des traducteurs et traductrices littéraires du Canada. Elle devient également coéditrice d’Ellipse : Œuvres en traduction/Writers in Translation, un périodique qu’elle fonde avec le poète et traducteur ontarien D. G. Jones.
En s’immisçant avec respect dans l’imaginaire de grands écrivains franco-québécois tels Marie-Claire Blais, Anne Hébert, Jacques Poulin, Gaétan Soucy, Larry Tremblay et Michel Tremblay, Sheila Fischman contribuera tout au long de sa carrière à rendre la littérature franco-québécoise accessible aux Canadiens anglophones. Son travail remarquable favorisera du même coup le rayonnement de la culture québécoise à l’étranger.
Les traductions de Mme Fischman lui ont notamment valu le Prix du Gouverneur général en traduction, une prestigieuse distinction pour laquelle elle a été sélectionnée 14 fois. Lauréate du prix Molson du Conseil des arts du Canada, Sheila Fischman est titulaire de deux doctorats honoris causa, en plus d’avoir figuré au nombre des finalistes du prix Geller. Au cours des années 2000, elle a été nommée membre de l’Ordre du Canada et chevalière de l’Ordre national du Québec.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Sheila_Fischman
http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/sheila-fischman/
https://www.vehiculepress.com/subjects/translation/transprofile.html
http://carte-blanche.org/articles/carte-blanche-qa-with-sheila-fischman-2/
http://www.quillandquire.com/book-culture/2013/11/11/qa-sherry-simon-on-honouring-montreal-translator-sheila-fischman/
http://www.cbc.ca/books/2015/04/sheila-fischman-on-the-treasure-hunt-of-translating-canada-reads-winner-ru.html