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Crédits Photo : Hershey Warshawsky -
Arrivée d’immigrants juifs à Montréal après la Deuxième Guerre mondiale. Bon nombre de Juifs ont immigré au Canada dans le cadre du Tailors Project.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Août 1944 – De 1943 à 1946, Kalman Kaplansky combat dans les rangs de l’Armée canadienne. Cette publicité annonce la tenue d’un rassemblement en son honneur commandité par le parti politique dont il est membre : la Fédération du Commonwealth coopératif , l’ancêtre du N.P.D.Crédits Photo : Les Archives de la Bibliothèque publique juive -
Kalman Kaplansky (debout, deuxième à partir de la gauche) et d’autres chefs du Congrès du travail du Canada, vers 1950.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Kalman Kaplansky
Kalman Kaplansky est considéré comme le zayde (grand-père) du mouvement des droits de la personne au Canada.
Originaire de Bialystok en Pologne, Kalman Kaplansky immigre au Canada en 1929 après avoir terminé ses études secondaires. Comme il est refusé à l’Université McGill en raison des quotas d’étudiants juifs fixés par l’établissement, le jeune homme devient ouvrier qualifié dans une imprimerie, travaillant à titre de compositeur et de linotypiste de 1932 à 1943. Durant la Grande Dépression, il devient rapidement l’une des figures de proue du mouvement ouvrier lorsqu’il accède à la haute direction de diverses organisations syndicales. Il devient plus tard délégué de la Montreal Typographical Union 176 (Syndicat montréalais des typographes) au Congrès des métiers et du travail du Canada, qui deviendra en 1956 le Congrès du travail du Canada. Pendant la Seconde Guerre mondiale, M. Kaplansky décide de s’enrôler dans l’Armée canadienne comme sergent (1943-1946).
En outre, c’est de 1946 à 1957 que l’apport de Kalman Kaplansky à la société canadienne est le plus remarquable, car c’est à cette période qu’il exerce la fonction de directeur national du Jewish Labour Committee (Comité juif du travail), une organisation canadienne qu’il a contribué à mettre sur pied en 1939. Il inscrit alors la lutte contre l’antisémitisme ainsi que la discrimination raciale et ethnique au nombre des préoccupations majeures du mouvement des travailleurs juifs. Kalman Kaplansky joue un rôle clé dans l’adoption en Ontario du Fair Accommodation Practices Act (loi concernant les pratiques équitables en matière d’emploi), qui interdit la discrimination raciale à l’embauche et qui aura des répercussions positives partout au Canada. Puis, en compagnie du militant syndical Moishe Lewis, dont il est le protégé, M. Kaplansky dirige le Tailor’s Project, un programme fédéral qui vise à faire travailler les réfugiés juifs dans l’industrie du textile au Canada, après la Seconde Guerre mondiale.
Kalman Kaplansky exerce une grande influence auprès d’organisations d’envergures nationale et internationale, notamment l’Organisation internationale du travail et le Congrès du travail du Canada. En 1980, il est décoré de l’Ordre du Canada. Sur le plan politique, M. Kaplansky entretient des liens étroits avec la Fédération du Commonwealth coopératif (FCC), l’ancêtre du NPD, dont il sera candidat à deux reprises : lors de l’élection provinciale de 1944, puis au cours de l’élection fédérale de 1950.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://historyofrights.ca/encyclopaedia/biographies/kalmen-kaplansky/
https://web.archive.org/web/20101122041255/http://cjccc.ca///national_archives/archives/arcguideK.htm
http://imjm.ca/location/1341http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?page_id=25
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Taube Kaplan vers 1910. Photo tirée du livre souvenir relatant l’histoire de la Montreal Clinical Society.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
1925 – Infirmières et docteurs devant l'Hôpital de maternité hébreu. L’établissement a ouvert ses portes le 19 novembre 1916, pour fournir des soins obstétriques à des femmes juives et non-juives. L'Hôpital était l'un des précurseurs, ainsi que le Dispensaire Herzl, de l'Hôpital général juif. Il a été fondé avec l'aide de Taube Kaplan et était situé sur la rue Cadieux (maintenant de Bullion).Crédits Photo : © JGH Archives HGJ -
Taube Kaplan posant avec trois de ses enfants, à Vilnuis. De gauche à droite : Mme Rachel Bach, M. Ben Wiseman, Mme Anna Arons. Assise : Mme Taube Kaplan.Crédits Photo : © JGH Archives HGJ -
Taube Kaplan et son mari, le Rabbin Jacob Kaplan. Cette photo a été prise dans le studio de photographie de Marcus Baum, situé à Montréal au 443, boulevard Saint-Laurent.Crédits Photo : © JGH Archives HGJ
Taube Kaplan
Rebbetsin (femme de rabbin) et immigrante russe, Taube Kaplan a joué un rôle déterminant dans la fondation du Montreal Hebrew Maternity Hospital.
Dans le Montréal des années 1910, le taux de mortalité infantile est l’un des plus élevés au monde : plus d’un enfant sur cinq meurt avant de souffler sa première bougie. La situation est encore plus désastreuse dans les quartiers défavorisés, où se sont établis les immigrants juifs. En 1914, Mme Kaplan propose de fonder une maternité qui prodiguerait des soins pré et postnataux aux jeunes femmes juives. À une période marquée par l’immigration massive de Juifs d’Europe de l’Est souvent démunis, elle veut permettre aux mères de recevoir des soins qu’elles ne pourraient s’offrir autrement. Servant des plats cachers, cette maternité est exclusivement destinée aux femmes de confession juive.
Taube Kaplan réalise un véritable tour de force qui serait presque impensable aujourd’hui. Pendant plusieurs années, elle fait du porte-à-porte pour amasser elle-même les fonds qui serviront à la construction du Montreal Hebrew Maternity Hospital. Les dons qu’elle reçoit des particuliers permettent l’achat d’un immeuble de la rue Cadieux (aujourd’hui la rue de Bullion), qui sera converti en maternité. Grâce au soutien de personnalités influentes, dont un groupe de médecins menés par le docteur J.R. Goodall, le projet se concrétise en 1916.
Taube Kaplan fait œuvre de pionnière à une époque où les soins hospitaliers juifs n’existent pas à Montréal. Ses efforts mènent à la création de l’institution qui allait, des années plus tard, devenir l’Hôpital général juif. Elle contribue également à améliorer la place des femmes juives dans la société. À une époque où les femmes en général commencent à peine à s’investir pour des causes publiques et au sein des institutions, un tel engagement est encore moins fréquent dans la communauté orthodoxe à laquelle elle appartient. Pour cette femme aux origines modestes qui enseigne l’hébreu et la religion plusieurs heures par semaine afin de rehausser le maigre revenu de la famille, il n’est pas question d’accepter des marques de reconnaissance. Elle refuse même de prêter son nom à l’une des salles de maternité du futur Hôpital général juif de Montréal.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://imjm.ca/location/2152
http://mimj.ca/location/2160
http://jgh.ca/documents/91/1_poster.pdf
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1949 – Annonce publicitaire de Steinberg.Crédits Photo : Vintage Canadian Supermarkets -
Employés devant le supermarché Steinberg.Crédits Photo : Vintage Canadian Supermarkets -
1949 – Supermarché Steinberg à Loretteville, Québec.Crédits Photo : Musée Steinberg -
Les employés de l’épicerie Steinberg et Ida Steinberg (derrière la caisse enregistreuse), vers 1920.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Nathan Steinberg, Jack Steinberg, Sam Steinberg, Max Steinberg et Morris Steinberg devant l’édifice Steinberg's Limited, vers 1950.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Supermarché Steinberg
Sam Steinberg est un homme d’affaires et un philanthrope canadien né en Hongrie, dont la détermination et la vision ont fait de la minuscule épicerie de sa mère, le Supermarché Steinberg’s, la plus importante chaîne d'alimentation au Québec. Non seulement Sam Steinberg est-il devenu un géant dans son domaine, mais il a également été administrateur d’Ivanhoe et de Pharmaprix. En 1974, par ailleurs, l'Office national du film du Canada lui a consacré le documentaire After Mr. Sam.
La famille Steinberg émigre au Canada alors que Sam n’est encore qu’un bambin. Dès les premières années de son adolescence, à l’instar de ses quatre frères, il travaille dans le commerce familial, le Supermarché Steinberg’s. En quelques années, il développe l’approche novatrice de la mise en marché, de la mécanisation industrielle et de la gestion du personnel qui va l’amener à transformer complètement le paysage de la vente au détail au Québec. Prospère, il ouvre plusieurs supermarchés. Il possède ainsi la plus importante et la plus populaire chaîne d’épiceries de la province pendant plusieurs décennies. À la fin des années 1950, sa société prend de l’expansion et s’étend jusqu’en Ontario.
La chaîne d’alimentation Steinberg a été l’une des premières entreprises à exiger le bilinguisme (français et anglais) de la part de tous ses employés. Ses supermarchés sont alors devenus des points de rencontre entre la communauté juive montréalaise et leurs voisins québécois. Qui plus est, les francophones utilisaient l’expression « Je fais mon Steinberg » pour dire qu’ils faisaient leurs courses, et ce, peu importe la chaîne d’alimentation qu’ils fréquentaient. Au décès de Sam Steinberg, la société a un chiffre d’affaires annuel de plus d’un milliard de dollars. Elle est la plus importante chaîne de marchés d’alimentation au Québec et la propriété exclusive de la famille Steinberg.
Grands philanthropes, Sam Steinberg et sa femme Helen Roth contribuent à de nombreuses causes caritatives, dont la construction du Pavillon du judaïsme à Expo 67, la Fondation Helen et Sam Steinberg de l’Hôpital gériatrique de jour et le Prix Sam Steinberg pour le jeune entrepreneur juif de l’année remis par la Chambre de commerce juive de Montréal. Très engagé, M. Steinberg a en outre été président du conseil des gouverneurs de la Chambre de commerce Canada-Israël, membre du Conseil des arts du Canada ainsi qu’administrateur national et coprésident du Canadian Council of Christians and Jews. Il a été fait officier de l’Ordre du Canada et intronisé au Panthéon des personnalités canadiennes des Affaires.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Sam_Steinberg
http://www.nfb.ca/film/after_mr_sam/
http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/steinberg-samuel/
http://www.jgh.ca/en/BioSteinberg
https://www.flickr.com/photos/ghost_of_steinbergs/with/25282954574/
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Jack Tietolman (troisième à partir de la droite) lors du 40e anniversaire de la station de radio CKVL.Crédits Photo : Radioville
Jack Tietolman
Ayant œuvré dans le domaine de la radiodiffusion pendant quatre décennies, le Montréalais Jack Tietolman a notamment cofondé la station de radio CKVL.
En début de carrière, en 1934, Jack Tietolman crée la General Broadcasting Company. Douze ans plus tard, il s’associe à Corey Thomson pour fonder la station de radio bilingue – quoique surtout francophone – CKVL (Canadian Kilocycle Verdun Lakeshore). Cette dernière présente une programmation des plus variées, incluant plusieurs radioromans. Elle compte également parmi les premières stations canadiennes à confier son micro à des femmes. Animant la première tribune téléphonique jamais mise en ondes au Québec (1959), Reine Charrier (alias Madame X) deviendra l’une des têtes d’affiche de CKVL.
Jack Tietolman agit par ailleurs à titre de président et d’actionnaire principal de plusieurs sociétés liées à la promotion des stations radiophoniques, dont Verdun Radio Centre Inc., Radio-Monde Limitée, Radio Futura Limitée, Radio and Television Sales Inc. et Verdun Import Sales Corporation.
L’homme d’affaires joue également un rôle de premier plan au sein de divers organismes communautaires. Il est notamment administrateur de l’Hôpital Notre-Dame, de l’Hôpital Douglas, du YMCA de Montréal, du YMHA de Montréal, de la Société canadienne du cancer et de l’Hôpital juif de l’espérance. Président du Montreal West End Lodge de B’nai Brith, il est aussi membre du Conseil canadien des chrétiens et des juifs, de la Chambre de commerce de Montréal, de la Chambre de commerce du Canada et de la Chambre de commerce du Québec.
En plus d’avoir été admis au sein de l’Ordre du mérite de la culture française, Jack Tietolman s’est vu décerner le prix du Citoyen de mérite par le Conseil du civisme de Montréal.
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Jeff Segel, Alan, Martin et Jeffrey Schwartz.Crédits Photo : l'Hôpital général juif -
Crédits Photo : Les Industries Dorel
Industries Dorel
S’il vous est déjà arrivé de pousser un landau, de boucler la ceinture d’un siège pour enfant, de rouler à vélo ou de meubler un salon, il est fort probable que vous ayez utilisé un produit Dorel.
Dirigées par Martin Schwartz, Alan Schwartz, Jeffrey Schwartz et Jeff Segel, les Industries Dorel, dont le siège se trouve à Montréal, affichent des ventes annuelles de plus de 2,7 milliards $ US et emploient plus de 10 000 personnes dans quelque 25 pays.
Dorel, c’est l’histoire d’une réussite remarquable qui débute en 1962 lorsque Leo Schwartz décide de vendre des produits pour bambins à Montréal sous le nom Dorel. Quelques années plus tard, en 1969, Martin Schwartz, Jeff Segel, Jeffrey Schwartz et Alan Schwartz fondent une entreprise de meubles prêts à assembler destinés au marché canadien. C’est ainsi que les Industries Dorel voient le jour.
Aujourd’hui, cette entreprise exploite trois divisions de base : les produits de puériculture, les articles de sport et le mobilier. Sa division de produits de puériculture est connue dans le monde entier pour la sécurité, le confort et le caractère innovateur de son design. Elle comprend des marques de premier plan telles que Safety 1st, Quinny, Cosco, Mother’s Choice et Maxi-Cosi.
Dorel Sports a révolutionné le monde du cyclisme avec des marques emblématiques telles que Cannondale, Schwinn, GT, Mongoose et Sugoi. Enfin, la division Dorel Mobilier de maison est fière de compter parmi ses marques phares Ameriwood Home, Dorel Living, Signature Sleep et DHP.
La force des Industries Dorel réside dans la diversité, la qualité supérieure et le caractère innovateur de ses marques et produits. L’engagement profond de Dorel envers la communauté est tout aussi important. En effet, Dorel a fait des dons majeurs à la Fédération CJA afin de donner un nouveau souffle aux camps de vacances, à l’école Yaldei et à l’Hôpital général juif, allant jusqu’à faire don de produits de première nécessité à des familles touchées par l’ouragan Katrina.
Moe Nadler
Originaire de Montréal, Moses « Moe » Nadler était le fondateur et le principal actionnaire de la Canadian Lady Corset Company, la société qui a conçu le célèbre soutien-gorge rehausseur (push-up) à armatures de marque Wonderbra.
En 1939, Moe Nadler fonde, à Montréal, un petit atelier de couture qui se nomme la Canadian Lady Corset Company. De 1939 à 1955, on y fabrique des gaines, des maillots de bain, des jupons, des culottes et des soutiens-gorge. Au début des années 1960, la société se repositionne et porte désormais le nom de Wonderbra. Puis, au milieu de cette même décennie, elle exporte et autorise l’utilisation de la marque Wonderbra en Europe occidentale, en Israël, en Australie, en Afrique du Sud et aux Antilles.
Israel Pilot, le New-Yorkais de qui Moe Nadler a obtenu les droits de la marque Wonder-Bra ainsi que le brevet de la coupe diagonale, a grandement innové en taillant les bonnets des soutiens-gorge en biais. Procurant plus de confort et de liberté, cette méthode de fabrication révolutionnaire est apparue à une époque où le rationnement imposé par la Seconde Guerre mondiale empêchait l’emploi de matières élastiques dans la confection des vêtements. Aux États-Unis, la marque Wonder-Bra a été déposée en 1955. Moe Nadler en a plus tard acheté les droits avant de développer et de remodeler la marque pour le Canada. Les produits seront commercialisés sous le nom Wonderbra (en un seul mot).
La croissance de la marque Wonderbra a coïncidé avec la montée du mouvement féministe. Alors que les femmes portaient encore des gaines à la fin des années 1950 et au début de la décennie 1960, la révolution sexuelle a provoqué une véritable onde de choc dans l’univers de la mode féminine. Les ourlets se faisant de plus en plus courts, les sous-vêtements structurés sont rapidement devenus démodés. Créé par la styliste Louise Poirier sous la direction de Moe Nadler, le soutien-gorge Wonderbra de l’époque a été conçu pour convenir au mode de vie de la femme moderne et sûre d’elle.
Lancé en 1963, le soutien-gorge Dream Lift (modèle 1300) – semblable aux modèles Wonderbra actuels – a consolidé l’image de l’entreprise. Après avoir compté parmi les articles les plus prisés au Canada, ce soutien-gorge rehausseur (push-up) est devenu un véritable phénomène international durant les années 1990. Dans les années 1970, les ventes de la marque atteignaient les 27 millions de dollars. En 1993, le Dream Lift a même fait son entrée dans le livre des records Guinness grâce à son succès sans précédent.
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Arnold Scaasi en 1965.Crédits Photo : © Condé Nast Archive/Corbis -
Quelques créations réalisées par Arnold Scaasi.Crédits Photo : Brooklyn Museum Costume Collection at the Metropolitan Museum of Art
Arnold Scaasi
Arnold Scaasi était un designer de mode légendaire. Il a créé des robes emblématiques pour des premières dames, des vedettes de cinéma et diverses célébrités, notamment Barbra Streisand, Hillary Clinton, Barbara Bush, la princesse Yasmin Aga Khan et Elizabeth Taylor.
Arnold Scaasi (Arnold Isaacs de son vrai nom) voit le jour à Montréal en 1930, au sein d’une famille juive immigrante. Comme son père est maître fourreur, il est très tôt initié à la couture. Il entreprend d’abord des études à l’école de dessin de mode Cotnoir-Capponi de Montréal avant de poursuivre sa formation à la Chambre Syndicale de la Haute Couture à Paris. Peu après, il déménage à New York, où il travaille d’abord auprès du designer Charles James.
Le décorateur Robert Denning (à l’origine Robert Dennis Besser) encourage le jeune Montréalais à inverser les lettres de son nom de famille (Scaasi plutôt que Isaacs) afin de lui donner une touche italienne. Avec son nouveau surnom, Arnold Scaasi devient rapidement un créateur de mode célèbre. Pour preuve, en 1955, l’une de ses robes se retrouve sur la couverture de la revue Vogue. En 1964, Arnold Scaasi ouvre sa propre maison de couture à New York et attire chez lui les plus grandes vedettes de l’heure. On le reconnaît par ses robes de cocktail (ornées de fourrure, de plumes, de paillettes ou de broderie), ses complets sur mesure et ses tenues de soirée élégantes. Lorsque Barbra Streisand se présente avec son tailleur-pantalon diaphane et pailleté à la cérémonie des Academy Awards – où elle sera récompensée pour sa prestation dans le film Funny Girl –, Arnold Scaasi se voit aussitôt propulsé au rang de vedette internationale.
Les créations les plus mémorables de M. Scaasi font partie de la collection de grands musées ou sont conservées dans des maisons de couture partout dans le monde, notamment le Smithsonian Institution et la New York Historical Society. On a pu les admirer lors d’expositions rétrospectives à différents endroits, notamment à l’Université d’état de Kent, à l’Université de l’Ohio et à la Fashion Institute of Technology. Arnold Scaasi est également l’auteur de deux livres : Scaasi: A Cut Above et Women I Have Dressed (and Undressed!).
En 1996, le Council of Fashion Designers of America a remis un prix à Arnold Scaasi honorant l’ensemble de sa carrière.
Sources :
https://www.youtube.com/watch?v=-eE3HpBk0Ec
https://www.youtube.com/watch?v=3RKT_InAzuE
http://www.cnn.com/2015/08/04/fashion/new-york-arnold-scaasi-death/
http://www.instyle.com/news/arnold-scaasi-dies-85
http://nymag.com/thecut/2015/08/arnold-scaasi-put-an-american-stamp-on-couture.html#
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Prospectus invitant la population à venir entendre A. M. Klein, le 15 juin 1949, au Workmen's Circle Centre dans le cadre de la campagne électorale fédérale.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Abraham Moses Klein (à droite) offre à Monroe Abbey (à gauche) un exemplaire de son livre intitulé The Second Scroll (Le second rouleau), vers 1951.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Rassemblement comportant plusieurs auteurs juifs montréalais écrivant en yiddish ou en anglais (ou les deux), incluant Abraham Moses Klein (poète), Mordechai Ginzburg (journaliste yiddish), Joseph Gallay, Jacob Isaac Segal (journaliste et poète yiddish), Melech Ravitch (poète yiddish), Noah Itzchak Gotlib (poète yiddish) et Chana Widerman, tous réunis à l’occasion du cinquantième anniversaire de Dan Wolofsky. Années 1950.Crédits Photo : Archives de Bibliothèque publique juive -
25 novembre 1945 – Maurice Hartt (alors membre de l’Assemblée législative du Québec et futur député fédéral), Pierre Van Paasen, Michael Becker et Abraham Moses Klein lors de la visite de Pierre Van Paasen, un journaliste sioniste germano-canadien, à la Bibliothèque publique juive. A. M. Klein est debout au centre de l’assembléeCrédits Photo : Archives de Bibliothèque publique juive
A. M. Klein
Abraham Moses (A. M.) Klein était un célèbre poète, journaliste, romancier, nouvelliste et avocat canadien. En sa mémoire, la Quebec Writers' Federation a créé le prix A. M. Klein afin d'encourager et promouvoir la littérature de langue anglaise au Québec.
Né le 14 février 1909 à Ratno, en Ukraine, A. M. Klein immigre à Montréal avec sa famille en 1910. Pratiquant le judaïsme orthodoxe, son père, qui l’encourage à devenir Rabbin, l’initie très tôt à la littérature rabbinique. Adolescent, A. M. Klein fréquente l’école secondaire Baron Byng avant d’effectuer son entrée à l’Université McGill, où il étudie l’économie, la science politique et les grands classiques littéraires. Il y fait également la connaissance de plusieurs poètes et critiques littéraires. En 1930, il cofonde le journal littéraire McGilliad.
Après avoir obtenu son diplôme de la Faculté de droit de l’Université de Montréal, A. M. Klein amorce une carrière d’avocat malgré son intérêt croissant pour l’écriture. Au cours des années 1920 et 1930, il publie de nombreux poèmes aux thématiques juives. Parlant couramment le français, il est bien au fait des débats identitaires qui ont cours sur la scène politique canadienne-française. Cela fait de lui un personnage unique non seulement au sein de la communauté juive anglophone de Montréal, mais aussi du Canada anglais. En 1948, A. M. Klein publie The Rocking Chair (La chaise berçante), une série de poèmes à propos de la culture québécoise. Transportant son récit dans plusieurs lieux montréalais, le poète y trace des parallèles entre les cultures juive et canadienne-française. L’année suivante, son recueil lui vaut le Prix du Gouverneur général de poésie. Ayant toujours respecté les préoccupations des Québécois en matière de culture, A. M. Klein révélera le Canada français à de nombreux anglophones grâce à ses écrits et à sa poésie.
En 1949, A. M. Klein entreprend un long voyage qui le mènera en Israël, au Maroc ainsi que dans plusieurs pays d’Europe. Il publiera le compte-rendu de ses aventures outre-mer dans le Canadian Jewish Chronicle sous le titre Notebook of a Journey. Les événements que le poète aborde dans ses écrits subséquents lui inspirent l’histoire de son seul roman, The Second Scroll (Le second rouleau). Publié en 1951, cet ouvrage repousse les limites de l’art romanesque canadien de l’époque. Il aborde à la fois des thèmes biographiques, le traumatisme de l’Holocauste et la fondation d’Israël.
M. Klein est également un membre actif de la communauté juive montréalaise. De 1932 à 1955, il est rédacteur au Canadian Jewish Chronicle en plus de travailler quelques années comme collaborateur anonyme et conseiller en relations publiques pour Samuel Bronfman. En 1949, il tente en vain de se faire élire au Parlement canadien sous la bannière de la Fédération du Commonwealth coopératif (l’ancêtre du NDP). Malgré le succès critique et populaire que lui valent ses écrits, A. M. Klein commence à souffrir de dépression nerveuse au début des années 1950. En 1955, il doit abandonner l’écriture et se retirer définitivement de la vie publique. L’année suivante, il reçoit la médaille Lorne-Pierce de la Société Royale du Canada en reconnaissance de sa contribution exceptionnelle à la culture québécoise.
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Alfred Pinsky à un vernissage, le 13 janvier 1977.Crédits Photo : Service des archives et de gestion des documents de l’Université Concordia -
Alfred Pinsky – Bridge in Saskatoon, 1958, huile sur panneau dur, 61,3 x 91,5 cm.Crédits Photo : Service des archives et de gestion des documents de l’Université Concordia -
Alfred Pinsky, doyen de la Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia, vers 1980.Crédits Photo : Service des archives et de gestion des documents de l’Université Concordia
Alfred Pinsky
Comptant parmi les peintres juifs montréalais les plus célèbres du XXe siècle, Alfred Pinsky fut l’un des pionniers de l’enseignement des arts à Montréal et au Canada.
Alfred Pinsky entreprend sa formation artistique à l’école secondaire Baron Byng à titre d’assistant de la peintre montréalaise Anne Savage. Il suit également des cours à l’Art Association of Montreal (aujourd’hui le Musée des Beaux-Arts de Montréal) avant de fréquenter l’Art Students League de New York. Au début de la Seconde Guerre mondiale, il s’enrôle au sein de l’Aviation royale du Canada et déménage en Nouvelle-Écosse, où il s’implique dans le mouvement syndical. De retour à Montréal en 1947, Alfred Pinky et son épouse Ghitta Caiserman-Roth (la célèbre peintre montréalaise et fille du militant et critique littéraire Hannaniah-Meir Caiserman) fondent la Montreal Artists School. L’école demeurera ouverte jusqu’au tournant des années 1950.
Pendant les années 1930, plusieurs des peintres canadiens les plus talentueux sont issus de la communauté juive montréalaise, notamment Louis Muhlstock, Alexandre Bercovitch, Sam Borenstein, Moe Reinblatt et Ghitta Caiserman-Roth. Marqués par les bouleversements sociaux et économiques de leur époque, incluant la Grande dépression, la Seconde Guerre mondiale et la montée du socialisme, ces artistes contribueront largement à définir la peinture moderne au Canada.
Nourrissant un intérêt marqué à l’égard du socialisme et de l’art public, Alfred Pinsky visite le Mexique en 1948, où il rencontre des peintres muralistes qui auront une influence durable sur sa propre pratique artistique. De retour à Montréal, il réalise une murale pour une fabrique de vêtements située sur le boulevard Saint-Laurent. Celle-ci appartient à sa belle-mère, Sarah Wittal-Caiserman, une sioniste de gauche reconnue pour son mécénat artistique. En 1962, Alfred Pinsky devient doyen de la nouvelle Faculté des beaux-arts de l’Université Concordia (alors nommée l’Université Sir-George-Williams), un poste qu’il conservera jusqu’en 1980.
Tout au long de sa vie, Alfred Pinsky milite pour la place de l’art dans l’éducation, ce qui l’amène notamment à fonder le Child Art Council et à présider la Société canadienne d’éducation par l’art. Auteur de nombreux essais, il est également critique d’art pour la Canadian Broadcasting Corporation et la revue Canadian Art. Son texte le plus connu, A Study of the Work, est publié en 1969 dans le cadre d’une rétrospective des œuvres du peintre Goodridge Roberts.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Liens :
http://imjm.ca/location/2170
http://mimj.ca/location/2164
https://app.pch.gc.ca/application/aac-aic/?fID=2&lang=en&pID=824&ps=50&qlang=en&rID=13118&sort=AM_ASC