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Solly Levy et Michel Tremblay.Crédits Photo : Claire Lévy-Boker -
Solly Levy et Antonine Maillet.Crédits Photo : Claire Lévy-Boker
Solly Levy
Écrivain, éducateur, humoriste, metteur en scène prolifique ainsi que fondateur et directeur de deux chorales musicales — la Chorale Kinor de Montréal et la Chorale liturgique Hallel Vezimra du Sephardic Kehila Centre de Toronto —, Solly Levy est un brillant créateur culturel.
Solly Levy a mis à profit ses nombreux talents pour tisser des liens entre la communauté juive de Montréal et la population québécoise en général. Il a adapté en judéo-arabe et mis en scène plusieurs grands classiques de Molière et de divers dramaturges québécois francophones. Ces pièces ont connu un succès retentissant.
Au cours de sa carrière d’enseignant à l’École Roberval de Montréal, Solly Levy a mis en scène plusieurs classiques du théâtre québécois, dont la pièce Ti-Coq du célèbre dramaturge Gratien Gélinas. À l’instar de ce dernier, Michel Tremblay, Antonine Maillet et d’autres grands auteurs québécois et canadiens francophones ont assisté aux adaptations de leurs pièces conduites par Solly Levy, dont ils ont encensé le travail.
Dans le film documentaire Les Juifs du Québec : une histoire à raconter, Solly Levy a magistralement interprété le rôle de Haïm, un vieil antiquaire juif qui entreprend de raconter à une jeune Québécoise « pure laine » les 400 ans d’histoire de la communauté juive du Québec.
Solly Levy est par ailleurs un éminent spécialiste de la hakétia, une judéo-langue vernaculaire parlée jadis par les communautés juives vivant dans les localités du nord du Maroc, à laquelle il a consacré plusieurs livres. 2014, il a compté parmi les principaux conférenciers de la conférence internationale consacrée aux langues judéo-espagnoles organisée par l’U.N.E.S.C.O. (Organisation des Nations Unies pour l’Éducation, la Science et la Culture) à Paris.
En 2001, le prestigieux magazine français L’Express a placé Solly Levy sur sa liste des « 100 personnalités qui font bouger le Québec ».
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Crédits Photo : Artmatters
Betty Goodwin
Betty Goodwin était une dessinatrice, sculptrice, graveuse et peintre canadienne de renommée internationale. Pendant plus de trente ans, elle a été l’une des figures centrales de la communauté artistique montréalaise.
Née à Montréal en 1923, Betty Goodwin est la fille unique de parents juifs originaires de Roumanie. Son père est l’un des chefs de file du shmata, un terme yiddish désignant l’industrie textile montréalaise. Propriétaire d’une boutique de vêtements située dans l’arrondissement du Plateau-Mont-Royal, il succombe d’une crise cardiaque alors que sa fille n’a que neuf ans. Cette tragédie marquera à jamais la jeune Montréalaise. De fait, la plupart des œuvres qu’elle réalisera au cours de sa carrière artistique porteront la trace de cette terrible perte.
Après avoir obtenu son diplôme d’études secondaires, Betty Goodwin fait son entrée à la Valentine’s Commercial School of Art de Montréal. Elle entreprend ensuite sa carrière en arts visuels à la fin des années 1940. Autodidacte, elle peint d’abord des natures mortes ainsi que des scènes en noir et blanc illustrant la vie quotidienne dans le quartier juif débordant d’activité situé dans l´est de la ville. Ces œuvres lui valent une certaine reconnaissance au sein de la communauté artistique de Montréal. À la recherche de nouveaux modes d’expression, la jeune artiste se tourne vers l’avenir et procède à la destruction de la plupart de ses œuvres.
En 1968, Betty Goodwin s’inscrit au cours de gravure du célèbre artiste québécois Yves Gaucher à la Sir George Williams University (aujourd’hui appelée l’Université Concordia). Pendant sa formation, elle commence à travailler avec des objets et des déchets qu’elle trouve dans la rue, incluant des chemises, des chapeaux et des bâches. L’intégration de ces éléments à ses propres compositions artistiques lui permet d’explorer les thèmes de la perte, du deuil et du malentendu. Ses empreintes d’articles vestimentaires sur des plaques de cuivre lui valent une reconnaissance internationale quasi instantanée.
Au cours des années 1980, Betty Goodwin se tourne de nouveau vers le dessin, ayant surtout recours à la mine de plomb, au fusain et aux pastels à l´huile. De 1982 à 1988, elle produit une série d´œuvres célèbres intitulées Swimmers. Flottant ou s’enfonçant dans les eaux, les corps solitaires qu’on y observe semblent suspendus dans l’espace.
Grâce à ses dessins, ses gravures, ses sculptures et ses installations artistiques, Betty Goodwin reçoit de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont le prix Harold Town, le prix Gershon Iskowitz et le Prix Paul-Émile Borduas. Ses œuvres sont exposées au Canada, aux États-Unis et en Europe. En 1995, de l’artiste visuelle montréalaise est choisie pour représenter le Canada à la Biennale de Venise. L’année suivante, ses œuvres sont mises en valeur au Musée des beaux-arts du Canada dans le cadre de l’exposition Betty Goodwin : Signs of Life.
Sources :
http://www.gallery.ca/fr/voir/collections/artist.php?iartistid=2098
http://becontemporary.com/art-Goodwin.php
http://www.thecanadianencyclopedia.ca/en/article/betty-goodwin-profile/
https://artmatters.ca/wp/2012/02/8222/
http://artdaily.com/news/39753/AGO-to-Exhibit-the-Work-of-Eva-Hesse–Betty-Goodwin-and-Agnes-Martin#.VzH5hMv2bcs
http://www.theglobeandmail.com/arts/ago-to-showcase-female-post-war-artists/article1375597/
http://www.ago.net/kitty-scott-on-betty-goodwin
https://www.youtube.com/watch?v=ihDV-p3aSSY
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Arthur Pascal.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
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1930 – La quincaillerie Pascal sur le boulevard Saint-Laurent.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Famille Pascal
Avant l’apparition des magasins-entrepôts, il y avait une quincaillerie Pascal dans presque tous les centres commerciaux du Québec. Jacob Pascal a ouvert une petite quincaillerie à Montréal en 1903 et a inculqué à ses fils Maxwell, Hyman, Cecil et Arthur l’art de vendre des produits et de fidéliser les clients.
Au fil de ses 90 ans d’activité, la chaîne de quincailleries et de magasins de meubles Pascal a exploité jusqu’à 26 magasins au Québec, en Ontario et au Nouveau-Brunswick. Elle est demeurée une entreprise familiale tout au long de son existence. Les magasins Pascal ont garni de meubles et d’appareils électroniques d’innombrables maisons alors que sa division d’hôtellerie et de restauration a fourni des produits spécialisés, de l’équipement et de la machinerie à quantité d’hôtels et de restaurants.
Au fur et à mesure que la famille Pascal a accumulé les succès, elle s’est aussi engagée dans des causes sociales. C’est notamment le cas d’Arthur Pascal, qui a entretenu une longue et fructueuse association avec l’Hôpital juif de Montréal, dont il a dirigé le comité de construction avant d’accéder à la présidence dans les années 1970.
De plus, Arthur Pascal a siégé au comité exécutif des Services communautaires juifs de Montréal, présidé l’Appel juif unifié, coprésidé le Conseil canadien des chrétiens et des juifs pour le Québec, été président honoraire des Associations caritatives catholiques du Québec et, enfin, été vice-président du conseil du Québec de Scouts Canada. Par ailleurs, en 1971, il a présidé et mis sur pied La Fondation communautaire juive de Montréal.
En 1976, Arthur Pascal a reçu l’Ordre du Canada en reconnaissance de son dévouement envers la communauté. Puis, en 1985, il a été intronisé au temple de la renommée de l’Association canadienne des fabricants de produits de quincaillerie et d’articles ménagers.
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Denis Brott.Crédits Photo : Canadian Jewish News -
Boris Brott.Crédits Photo : Brott Music Festival -
Alexander Brott dirige un groupe de musiciens.Crédits Photo : Alexanderbrott.ca -
Alexander Brott pendant les années 1960.Crédits Photo : V. Tony Hauser et les Archives de la Bibliothèque publique juive. -
Lotte et Alexander Brott pendant les années 1990.Crédits Photo : Alexanderbrott.ca
Famille Brott
Composée d’Alexander (père), de Lotte (mère), de Denis (fils) et de Boris (fils), la famille Brott a profondément marqué l'histoire de la musique classique au Canada.
La violoncelliste Lotte Brott est née en 1922, à Mannheim en Allemagne. En 1939, après avoir obtenu son diplôme du Conservatoire de musique de Zurich, elle a immigré au Canada, où elle a entrepris des études à l’Université de Toronto. Elle a ensuite déménagé à Montréal afin de jouer dans l’Orchestre symphonique de Montréal, dans l’Orchestre de chambre de McGill et dans la Petite symphonie de Montréal. Durant la même période, Lotte Brott a transmis sa passion musicale à de nombreux étudiants de l’Université McGill. Son amour du 4e art ne s’est pas uniquement exprimé à travers son enseignement de la musique et les concerts symphoniques auxquels elle a participé : il s’est également manifesté à travers l’énergie qu’elle a consacrée à l’organisation d’événements et de programmes musicaux. Travailleuse acharnée, elle a mis sur pied de nombreux concerts, effectué des collectes de fonds et agi à titre de relationniste pour l’Université McGill ainsi que pour diverses organisations dont son mari était le directeur artistique. Puis, de 1978 à 1981, elle a occupé le poste de gérante de l’Orchestre symphonique de Kingston. En reconnaissance de sa remarquable contribution au domaine des arts et de la culture au Canada, Mme Brott a été nommée membre de l’Ordre du Canada en 1990 et chevalière de l’Ordre du Québec en 1996. À la suite du décès de la célèbre musicienne montréalaise, l’Orchestre de chambre McGill a créé le Fonds Lotte-Brott afin de soutenir les jeunes musiciens.
Né à Montréal au sein d’une famille juive ashkénaze, Alexander Brott était à la fois compositeur, chef d’orchestre, violoniste et enseignant. Après avoir terminé ses études musicales au Conservatoire de McGill et à la Juilliard School de New York, il a entrepris une carrière de violoniste professionnel à la fin des années 1930. M. Brott s’est rapidement fait connaître grâce à son style élégant et à sa grande précision technique. En 1939, il s’est joint au corps professoral de l’Université McGill, où il a fondé l’Orchestre de chambre de McGill. Il y a enseigné jusqu’à sa retraite en 1980. De 1945 à 1958, Alexander Brott a simultanément dirigé l’Orchestre de Montréal, les Concerts symphoniques de Montréal et l’Orchestre symphonique de Montréal. Il est par la suite devenu membre de l’Ordre du Canada en 1979 et chevalier de l’Ordre national du Québec en 1988.
Le couple Lotte et Alexander Brott a été l’instigateur des concerts d’été sur le Mont-Royal et des Concerts populaires à l’aréna Maurice-Richard.
Né en 1944, Boris Brott est un chef d’orchestre et le directeur fondateur du New West Symphony. Réputé pour son style énergique et innovateur, il s’est produit sur les scènes les plus prestigieuses du monde, incluant le Carnegie Hall et le Covent Garden. Il est également connu pour ses efforts visant à promouvoir et à soutenir le talent musical canadien. Boris Brott finance et enregistre par ailleurs de nombreux albums de musique canadienne. Né en 1950, son frère Denis Brott est quant à lui un violoncelliste, un professeur de musique et le fondateur du Festival de musique de chambre de Montréal. Musicien accompli, il a joué dans le monde entier, incluant huit ans avec l’Orford String Quartet. Au cours de sa carrière, il a enregistré plusieurs albums de musique de chambre, dont l’intégrale des quatuors à cordes de Beethoven, qui lui a valu le Grand prix du disque et deux prix Juno pour le meilleur enregistrement classique par un ensemble de chambre.
Sources :
http://brottmusic.com/maestro-boris-brott/
http://www.thecanadianencyclopedia.com/en/article/alexander-brott-emc/
http://borisbrott.com/default.html
http://nationalacademyorchestra.com/
http://greatmontrealers.ccmm.qc.ca/en/30/
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Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Industrie de la guenille
À venir
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1982 – Charles Bronfman aux côtés de Sam Etcheverry (à gauche) et de Luc Tousignant (au centre), respectivement président et quart-arrière des Concordes. Ce dernier tient un casque affichant le logo de l’équipe.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Grâce à Taglit-Birthright Israel, cofondé par Charles Bronfman (4e à partir de la droite), plus de 500 000 jeunes Juifs et près de 9 000 Montréalais ont visité Israël.Crédits Photo : Sivan Farag, Taglit-Birthright Israel -
Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Charles Bronfman (au centre), Manny Batshaw (à droite) et l'ancien premier ministre israélien Menahem Volfovitz Begin (à gauche), possiblement en novembre 1978.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Charles Bronfman
Charles Bronfman est un philanthrope canadien, leader communautaire juif et premier propriétaire des Expos de Montréal.
Fils de Samuel et de Saidye Bronfman, Charles Bronfman naît à Montréal, où il passe la majeure partie de sa vie. Son diplôme de l’Université McGill en poche, il se rapproche de Seagram, l’entreprise de boissons alcoolisées de son père. Durant près de cinquante ans, il y occupe divers postes, notamment ceux de président et de coprésident. Il contribue aussi à Cemp Investments, la société de portefeuille qui devient, en 1987, la société de placements Claridge.
En 1968 se forme l’équipe des Expos de Montréal, première équipe canadienne admise dans la Ligue nationale de Baseball. Charles Bronfman en devient l’actionnaire majoritaire. En 1982, le jour suivant la débâcle financière des Alouettes de Montréal, il rachète ce qu’il en reste et rebaptise l’équipe les Concordes de Montréal.
Comme ses parents, Charles Bronfman est un philanthrope entrepreneur engagé. Il est à l’origine de nombreuses initiatives lancées au Canada, aux États-Unis et en Israël, dont Taglit-Birthright Israel, un programme né en 1999, qui offre aux jeunes adultes juifs des voyages éducatifs gratuits en Israël et M. Bronfman demeure l’un des principaux donateurs. Ce dernier est également président d’Andrea and Charles Bronfman Philanthropies Inc., un regroupement d’organismes de bienfaisance internationaux. Il est par ailleurs devenu l’un des leaders de la communauté juive, au sein de laquelle il a occupé divers postes, comme celui de président des United Jewish Communities (actuellement les Fédérations juives d’Amérique du Nord).
Charles Bronfman participe également aux Minutes du patrimoine d’Historica Canada. Il est l’un des coprésidents fondateurs de cet organisme, qui produit ces inoubliables séquences vidéo télévisées. Lors d’une réunion, il fait la remarque suivante, à l’origine de leur conception : « Si la télévision prend 30 ou 60 secondes pour persuader les gens que les Cadillac ou les Cornflakes valent le détour, alors pourquoi ne prendrions-nous pas un peu de ce temps pour persuader les Canadiens que leur histoire est intéressante? Dites-moi comment et je me charge du financement ».
L’engagement social exceptionnel de Charles Bronfman lui vaut de nombreux prix et honneurs. Il est nommé officier de l’Ordre du Canada en 1981 avant d’être promu compagnon en 1992. La même année, il devient membre du Conseil privé de la Reine pour le Canada. En 2012, il s’engage à céder la majorité de sa fortune en adhérant au Giving Pledge, l’initiative de Warren Buffett et Bill Gates.
Marié à Rita Bronfman, Charles Bronfman a deux enfants, Stephen et Ellen Bronfman, et six petits-enfants. Son fils Stephen est président exécutif de Claridge Inc., sa société de placements. Il siège aussi à de multiples conseils d’administration, notamment celui de la Fondation David Suzuki. Stephen Bronfman est directeur national du financement du Parti libéral du Canada. Avec sa femme, il a fondé la Fondation de la famille Claudine et Stephen Bronfman afin de poursuivre l’œuvre philanthropique de ses parents et grands-parents.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Charles_Bronfman
http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/charles-bronfman/
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Adam Braz en 2008.Crédits Photo : Longbomb
Adam Braz
Adam Braz est le directeur technique de l’Impact de Montréal. Il a joué au Canada pendant neuf saisons, incluant des passages au sein du Toronto FC et de l’Impact de Montréal.
En 1999, Adam Braz entreprend un baccalauréat à la Dolan School of Business de l’Université Fairfield. Tout au long de ses études, il porte les couleurs des Stags, l’équipe masculine de soccer de son Université. En 2000, il aide sa formation à atteindre le 15e rang du classement universitaire américain. L’année suivante, Adam Braz obtient son diplôme et fait le saut dans les rangs professionnels en se joignant à l’Impact de Montréal. Défenseur imposant, il se voit d’emblée confier un rôle important au sein de l’unité défensive de sa formation. En 2004, il participe à la conquête du championnat de la première division de la United Soccer League (USL).
Lors de la saison 2006-2007, Adam Braz devient l’un des premiers joueurs à signer une entente avec le Toronto FC, la nouvelle franchise de la Major League Soccer (MLS). Il réintégrera toutefois la formation montréalaise avant la fin de la saison. Adam Braz aide aussitôt l’Impact à atteindre la finale du championnat de la USL. L’équipe montréalaise doit alors se mesurer au Whitecaps FC de Vancouver. C’est la première fois de l’histoire de la USL que deux équipes canadiennes croisent le fer en finale. Grâce à sa victoire, l’équipe montréalaise met la main sur un troisième titre de championnat en USL tandis qu’Adam Braz savoure la conquête d’un deuxième titre en carrière. En octobre 2009, ce dernier reçoit le prix Héros de l’ombre lors du banquet annuel de remise de prix de l’Impact.
Sur la scène internationale, Adam Braz a représenté le Canada pour la première fois en janvier 2004, lors d’un match contre la Barbade. En juillet 2005, il a représenté le Canada à la Gold Cup avant de jouer son dernier match international en 2007. Il a mis un terme à sa carrière de joueur de soccer professionnel en 2011.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Adam_Braz
http://www.impactmontreal.com/en/club/adam-braz
http://www.lapresse.ca/sports/soccer/201501/23/01-4837779-impact-adam-braz-entre-fierte-et-responsabilites.php
https://www.youtube.com/watch?v=d-tlSZVuiCY
http://www.rds.ca/videos/soccer/impact/impact-salazar-merite-son-contrat-adam-braz-3.1174987
https://www.youtube.com/watch?v=SLfwLChvZCI
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Portrait du poète Shabse Perl réalisé par Alexandre Bercovitch.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Portrait d’A. L. Kaplansky réalisé par Alexandre Bercovitch.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Portrait d’Alexandre Bercovitch datant des années 1940.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Portrait d’Alexandre Bercovitch réalisé par Moe Reinblatt.Crédits Photo : Collection d’objets d’art de la Bibliothèque publique juive.
Alexandre Bercovitch
Considéré comme le père de la peinture juive moderne à Montréal, Alexandre Bercovitch était l’un des membres fondateurs du Groupe de l’Est.
Alexandre Bercovitch naît en 1891, dans une petite ville portuaire située près d’Odessa en Ukraine. Il est issu d’une famille pauvre, et ce, même selon les normes du shtetl (bourgade juive). Enfant, Alexandre Bercovitch reçoit ses premiers accessoires de peinture d’une communauté de moines ukrainiens qu’il a l’habitude d’observer à travers le portail métallique de leur monastère. À 15 ans, il jouit déjà d’une réputation enviable dans sa région natale, où il conçoit notamment des décors et des costumes de théâtre. Au terme d’une formation de trois ans à l’École des beaux-arts de Bezalel, le jeune homme part poursuivre ses études à Munich et à Saint-Pétersbourg.
Peu de temps après avoir été mobilisé durant la Seconde Guerre mondiale, Alexandre Bercovitch déserte l’armée tsariste et se cache jusqu’à la Révolution de 1917. Il passe les années suivantes au Turmekistan, où il consacre entièrement à la peinture. Lorsqu’il se retrouve aux prises avec les autorités communistes en 1926, il décide de partir s’établir au Canada avec sa famille.
À Montréal, le peintre et son épouse Bryna Avrutick, qui était une ardente révolutionnaire en Russie, conservent leur vision politique radicale. Ils nommeront d’ailleurs deux de leurs enfants Ninel (« Lenin » écrit à l’envers) et Sacvan (en l’honneur de Sacco et Vanzetti, deux anarchistes italiens exécutés par les autorités à la fin des années 1920). Ceux-ci deviendront plus tard de réputés critiques littéraires américains. Sylvia Ary, le premier enfant d’Alexandre Bercovitch, deviendra quant à elle une grande artiste-peintre montréalaise.
Au cours des années 1920 et 1930, la vie dans le quartier immigrant du Plateau-Mont-Royal est difficile pour la famille Bercovitch, alors sans le sou. Peu de temps après son arrivée au Québec, le peintre abandonne sa famille une première fois. Il ne la retrouvera que six mois plus tard. Lorsqu’il quitte les siens pour de bon en 1942, Sacvan doit être placé dans une famille d’accueil.
Alexandre Bercovitch gagne d’abord sa vie en peignant le plafond des églises et des synagogues montréalaises. À l’occasion, il expose des œuvres qu’il a réalisées au Turkménistan de même que des toiles plus récentes aux thèmes typiquement montréalais. Il se joint ensuite au Groupe de l’Est, une bande d’artistes itinérants opposés au nationalisme canadien incarné par le célèbre Groupe des sept et son successeur, le Groupe des peintres canadiens.
Alexandre Bercovitch deviendra le professeur, le mentor, mais également le plus grand critique des deuxième et troisième générations des Peintres juifs de Montréal, dont feront partie Sam Borenstein, Moe Reinblatt et Rita Briansky. S’il est surtout connu pour ses œuvres canadiennes classiques, telles Laurentian Snow Scene (1938) et Gaspé : Cliff and Sea (1940), Alexandre Bercovitch est aussi réputé pour ses tableaux dépeignant les réalités juive et montréalaise. Sa célèbre toile nommée Laurier (1933) a été conçue sur son propre balcon.
Le 7 janvier 1951, alors qu’il attend le tramway à l’angle de l’avenue du Mont-Royal et du boulevard Saint-Laurent, Alexandre Bercovitch s’écroule, victime d’une crise cardiaque. Il devait se rendre à sa première exposition en 10 ans.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://imjm.ca/location/1277
http://mimj.ca/location/1764
http://cybermuse.gallery.ca/cybermuse/enthusiast/thirties/artist_e.jsp?iartistid=438
https://en.wikipedia.org/wiki/Jewish_Painters_of_Montreal
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Ethel Stark dirige le Montreal Women’s Symphony Orchestra.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Le premier ministre Pierre E. Trudeau reçoit Ethel Stark à Rideau Hall après sa nomination au sein de l’Ordre du Canada. Ethel Stark est devenue la première femme canadienne à jouir d’une reconnaissance internationale pour son travail à titre de chef d’orchestre.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Affiche faisant la promotion de la Symphonie féminine de Montréal durant les années 1970.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Ethel Stark dirige la Symphonietta Ethel Stark.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Ethel Stark lors de sa rencontre avec Sa Majesté la reine Elizabeth II et le prince Philip.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Ethel Stark et Ernest Bloch de passage à Genève, en Suisse.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Ethel Stark dirige la Symphonie féminine de Montréal.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Ethel Stark
Ethel Stark était une violoniste, une chef d’orchestre et une professeure de musique de renommée internationale.
En 1934, Ethel Stark devient la première Canadienne à se produire comme soliste dans une émission radiophonique diffusée aux États-Unis. En 1940, elle fonde la Symphonie féminine de Montréal, qu’elle dirigera jusqu’à la fin des années 1960. Elle fonde et dirige ensuite le New York Women’s Chamber Orchestra, la Symphonietta Ethel Stark et les Cordes de la Symphonie féminine de Montréal. Elle sera également invitée à diriger des orchestres au Canada et à l’étranger, notamment en Israël et à Tokyo.
Ethel Stark a reçu une foule de distinctions honorifiques au cours de sa vie. Diplômée du Curtis Institute de Philadelphie, elle a reçu le Prix de la Société des concerts des écoles juives populaires et des écoles Peretz en 1976. Quatre ans plus tard, elle est devenue membre de la Société royale des arts de Londres et titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université Concordia. Membre de l’Ordre du Canada depuis 1979, elle a été nommée grande officière de l’Ordre national du Québec en 2003.
En 2016, le maire de Montréal Denis Coderre a annoncé que le parc Claude-Jutras allait être renommé en l’honneur d’Ethel Stark.
Sources :
http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?p=1296
http://www.ordre-national.gouv.qc.ca/membres/membre.asp?id=1318