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Saul Bellow et deux de ses romans les plus connus.Crédits Photo : Vol1Brooklyn -
Saul Bellow et Keith Botsford à l’Université de Boston au cours des années 1990.Crédits Photo : Keith Botsford -
1968 – Tibi Rome, Saul Bellow, Irving Layton et David Rome lors de la visite de Saul Bellow à la Bibliothèque publique juive.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Saul Bellow avec des étudiants du Département d’anglais de l’Université Sir-George-Williams. Possiblement en 1968.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Saul Bellow
Saul Bellow était un romancier canado-américain primé. Il a notamment remporté le prix Nobel de littérature en 1976.
Saul Bellow (né Solomon Bellows) voit le jour à Lachine le 10 juin 1915. Originaires de la Lituanie, ses parents ont quitté Saint-Pétersbourg en Russie deux ans plus tôt afin d’immigrer au Canada. En 1924, la famille Bellow émigre de nouveau et s’installe dans un quartier polonais du West Side de Chicago. Celui-ci deviendra bientôt l’une des principales sources d’inspiration du jeune homme. À l’aube de l’âge adulte, alors que sa mère désire le voir devenir rabbin ou pianiste de concert, Saul Bellow choisit d’épouser une carrière d’écrivain.
Élève brillant, Saul Bellow poursuit des études universitaires en sociologie et en anthropologie avant de servir dans la marine marchande pendant la Seconde Guerre mondiale. C’est durant cette époque qu’il écrit son premier roman. En 1948, une bourse Guggenheim lui permet de passer deux ans à Paris, où il se consacre entièrement à l’écriture.
De retour aux États-Unis, Saul Bellow entreprend une carrière de professeur. Au fil des ans, il occupera des postes variés au sein de divers établissements d’enseignement supérieur, dont l’Université Yale, l’Université du Minnesota, l’Université de New York, l’Université Princeton, l’Université de Porto Rico, l’Université de Chicago, le Bard College et l’Université de Boston.
Au cours de sa carrière littéraire, Saul Bellow remporte de nombreux prix prestigieux, dont le prix Pulitzer en 1975, le prix Nobel de littérature en 1976 et la Médaille nationale des arts en 1988. Il demeure à ce jour le seul auteur à s’être vu décerner à trois reprises le National Book Award. En 1990, la National Book Foundation lui remet une médaille soulignant sa contribution exceptionnelle au rayonnement de la littérature américaine.
Saul Below s’est marié cinq fois. Seul son plus récent mariage ne s’est pas soldé par un divorce. Il a eu son quatrième enfant à l’âge de 84 ans.
Sources :
https://en.wikipedia.org/wiki/Saul_Bellow
https://www.theguardian.com/books/2015/apr/17/the-five-essential-saul-bellow-novels
http://www.nobelprize.org/nobel_prizes/literature/laureates/1976/bellow-bio.html
http://www.newyorker.com/magazine/2015/05/11/young-saulhttp://www.biography.com/people/saul-bellow-9206329
https://www.theguardian.com/books/2015/apr/17/i-got-a-scheme-the-moment-saul-bellow-found-his-voice
http://www.vanityfair.com/culture/2015/04/saul-bellow-biography-zachary-leader-martin-amis
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Crédits Photo : Source inconnue -
Facsimilé d’une édition de l’hebdomadaire Le prix courant (vol. 1, no 1, 9 septembre 1887) dans laquelle figure un article rédigé par Jules Helbronner.Crédits Photo : Early Canadiana Online -
Crédits Photo : La Presse -
Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Jules Helbronner
Juif alsacien ayant immigré au Canada en 1874, Jules Helbronner a été un personnage important au sein de la communauté francophone du Québec, particulièrement dans les milieux journalistique et ouvrier. Il a entre autres été rédacteur en chef du journal La Presse.
Jules Helbronner entreprend sa carrière de journaliste au Journal d’Arthabaska. En 1882, il passe à l’hebdomadaire Le Moniteur du commerce, dont il deviendra le rédacteur en chef deux ans plus tard. Plus tard, il commence à écrire sporadiquement pour La Presse sous le pseudonyme de Jean-Baptiste Gagnepetit. Il manifeste également de plus en plus d’intérêt pour le monde ouvrier. Grâce aux efforts qu’il déploie pour dénoncer le principe de « la corvée », une mesure fiscale régressive imposée aux locataires montréalais, celle-ci est abolie en 1886.
Dans un contexte marqué par l’industrialisation croissante, M. Helbronner défend les organisations syndicales en faisant la promotion de l’action politique et de la justice sociale. En 1885, il adhère au syndicat ouvrier Les Chevaliers du travail et devient un administrateur du Conseil central des métiers et du travail de Montréal. Parmi ses nombreuses activités, il faut mentionner sa participation à la Chambre de commerce française de Montréal (1887-1905), à l’Union nationale française (1901-1909) et à la Commission royale sur les relations entre le capital et le travail. En 1906, il est nommé chevalier de la Légion d’honneur.
De 1892 à 1908, M. Helbronner est le rédacteur en chef de La Presse, quotidien centré sur les affaires municipales et le monde ouvrier. Dans l’exercice de cette fonction, il jouit d’une influence significative. En 1908, il quitte La Presse pour joindre l’équipe du journal La Patrie.
Bénéficiant d’une notoriété certaine, Jules Helbronner joue un rôle de premier plan lors de la montée de l’antisémitisme, alors que peu de Juifs s’y opposent ouvertement. Bien qu’il soit surtout associé à la communauté francophone de Montréal, l’homme de lettres demeure fier de son héritage culturel juif. Il n’aura de cesse de dénoncer les différentes manifestations de l’antisémitisme dans le monde, notamment l’affaire Dreyfus durant les années 1890.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Source :
http://mimj.ca/location/1068
http://www.cjhn.ca/permalinkFR/191
http://www.lapresse.ca/
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Emile Berliner aux côtés du premier modèle de phonographe.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sounds Division. -
Le magasin Gram-O-Phone d’Emile Berliner, situé au 2315-2316, rue Sainte-Catherine à Montréal, vers 1910.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sounds Division -
Emile Berliner au début de l'âge adulte. Hanovre. Allemagne. Photo de Mhlen et Knirm. Entre 1871 et 1881.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sound Division. Washington, D. C. -
Emile Berliner dans un laboratoire vers 1910.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sounds Division. Washington, D. C. -
Emile Berliner met à l’épreuve l’un des premiers modèles de microphone, vers 1920.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sounds Division. -
1910 – Salle des matrices de la Berliner Gram-O-Phone Company. Montréal.Crédits Photo : Musée McCord -
1910 – Salle d’assemblage des gramophones conçus à la Berliner Gram-O-Phone Company. Montréal.Crédits Photo : Musée McCord -
1910 – Machines d’essai de la Berliner Gram-O-Phone Company. Montréal.Crédits Photo : Musée McCord -
1910 – Salle d’expédition de la Berliner Gram-O-Phone Company. Montréal.Crédits Photo : Musée McCord -
Emile Berliner le 4 décembre 1927.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sound Division. -
Emile Berliner vers 1920.Crédits Photo : Library of Congress. Motion Picture, Broadcasting and Recorded Sound Division.
Emile Berliner
Emile Berliner était un inventeur et un homme d’affaires d’origine allemande. Il est surtout connu pour son invention du gramophone et du microphone à bouton de carbone. Son entreprise, la Berliner Gram-O-Phone Company, a été la précurseure de nombreuses maisons de disques modernes, dont Universal Music Group, EMI et Sony Music Group.
Emile Berliner naît le 20 mai 1851, à Hanovre en Allemagne. Fils d’un éminent talmudiste, il intègre le marché du travail dès l’obtention de son certificat d’études publiques afin de contribuer aux dépenses familiales. En 1870, il décroche un poste de commis dans un atelier de tissage nommé Behrend. Cet emploi l’oblige bientôt à immigrer aux États-Unis. Alors qu’il travaille toujours chez Bherend, Emile Berliner assiste à la première démonstration publique du téléphone d’Alexander Graham Bell. L’événement se déroule à Philadelphie à l’occasion de l’Exposition universelle de 1876. Persuadé qu’il est en mesure de régler les problèmes qu’il a pu observer, Emile Berliner entreprend d’étudier attentivement le fonctionnement du téléphone. En 1978, après avoir transformé son appartement en véritable laboratoire, il met au point un appareil révolutionnaire : le microphone. Thomas Watson de l’American Bell Telephone Company lui offre aussitôt un poste d’assistant de recherche, qui deviendra peu de temps après un emploi d’ingénieur bien rémunéré.
Emile Berliner travaille pour l’American Bell Telephone Company jusqu’en 1883. Il déménage ensuite à Washington afin d’y attaquer un nouveau projet personnel. En 1887, année marquant les débuts de l’industrie du disque, l’inventeur apporte la touche finale à ce qui s’avérera sa plus grande invention : le gramophone. Quelques années plus tard, le Bureau impérial des brevets statue que l’invention du Germano-américain surpasse de loin le phonographe cylindrique de Thomas Edison. Au terme d’une longue bataille juridique concernant l’exclusivité des droits de vente de son gramophone, Emile Berliner met fin à la vente de ses produits aux États-Unis et décide de partir s’installer à Montréal.
En 1908, il fonde la Berliner Gram-O-Phone Company dans le quartier Saint-Henri. Le succès retentissant de l’entreprise inspirera la création de plusieurs maisons de disques de renom, dont RCA Victor, Deutsche Grammophon, Universal Music Group, EMI et Sony Music Group. Emile Berliner dirige la société qu’il a fondée jusqu’à ce qu’il la cède à Victor Talking Machine en 1924. Durant les années 1920 et 1930, ses fils Herbert et Edgar travaillent dans l’industrie du disque montréalais, dont le marché francophone est en pleine explosion. Véritable pionnière de la musique populaire au Québec, La Bolduc enregistre son premier disque en 1929 dans les locaux d’une entreprise pilotée par Herbert Beliner.
Tout au long de sa vie, Emile Berliner fait preuve d’un grand engagement à l’égard des causes sociales et des communautés d’affaires. En plus d’être un ardent défenseur de l’égalité des sexes, il s’intéresse grandement aux questions de santé publique, en particulier celles qui ont trait aux enfants. Il milite aussi en faveur de la pasteurisation du lait. Par ailleurs, l’inventeur du gramophone s’avère un excellent compositeur. Manifestant également un vif intérêt pour l’aéronautique, il ira même jusqu’à concevoir un prototype d’hélicoptère.
Bien qu’il n’ait jamais véritablement vécu à Montréal de façon permanente, Emile Berliner visitera régulièrement la métropole québécoise dans le cadre de ses fonctions.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://imjm.ca/location/1564
http://mimj.ca/location/1749
http://moeb.ca/en/emile-berliner
http://studiovictor.ca/en/hystory/
http://www.ameriquefrancaise.org/en/article-298/first_recordings_of_popular_songs_in_french_canada.html
https://memory.loc.gov/ammem/berlhtml/berlemil.html
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Crédits Photo : Instituts de recherche en santé du Canada
Éric Cohen
Les recherches menées par Éric Cohen et son équipe ont contribué de manière considérable à l’avancement de la recherche sur le VIH/sida.
Directeur de l’Unité de recherche en rétrovirologie humaine et de l’Axe en immunité et infections virales à l’Institut de recherches cliniques de Montréal (IRCM), Éric Cohen a été l’un des premiers scientifiques canadiens à s’intéresser au VIH. Il a participé durant son postdoctorat à l’identification de deux protéines virales jouant un rôle central dans la multiplication et la propagation du virus : Vpu et Vpr.
Né au Maroc, Éric Cohen détient un doctorat en biologie moléculaire de l’Université de Montréal. Il a effectué ses études postdoctorales au réputé Dana-Farber Cancer Institute, une filiale de l’Université Harvard.
Avant son arrivée à l’IRCM, Éric Cohen a dirigé un laboratoire spécialisé dans la biologie moléculaire du VIH au Département de microbiologie, infectiologie et immunologie de l’Université de Montréal, où il est actuellement professeur titulaire. M. Cohen est aussi professeur adjoint au Département de médecine (Division de la médecine expérimentale) de l’Université McGill en plus d’être titulaire de la Chaire de recherche du Canada en rétrovirologie humaine.
En 2007, M. Cohen et son équipe ont partagé les résultats d’une découverte majeure qui a ouvert la voie à la création d’une nouvelle catégorie de médicaments destinés à combattre le VIH. Leurs trouvailles ont été publiées dans PLOS Pathogens, une prestigieuse revue scientifique américaine en ligne éditée par la Public Library of Science. Les chercheurs ont identifié un nouveau complexe protéique cellulaire ciblé par la protéine Vpr du VIH-1. Celui-ci serait capable de stopper la division des cellules infectées par le virus du VIH.
En 2012, Éric Cohen a reçu l’une des plus prestigieuses distinctions offertes dans le domaine de la recherche scientifique au Québec et au Canada, le prix Marcel-Piché. Quatre ans plus tard, il a été nommé au sein de l’Académie canadienne des sciences de la santé (ACSS). Il est également devenu membre de la Société royale du Canada.
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1983 – Schwartz’s, boulevard Saint-Laurent.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Sandwich à la viande fumée mi-maigre de chez Schwartz's.Crédits Photo : Chensiyuan -
Salle à manger de chez Schwartz's.Crédits Photo : Tirée du projet Oh God! Oh Montreal! Travelling with Mordechai Richler d'Andrea Paolella -
2007 – restaurant Bens, Montréal.Crédits Photo : Michael Stanton -
Publicité pour le British American Delicatessen de H. Reese, probablement le premier restaurant avec services aux tables à servir de la viande fumée à Montréal. Tirée de l'édition du Jewish Times du mercredi 29 avril 1908.Crédits Photo : Bibliothèque publique juive -
Tirée de l’almanach yiddish publié par Ogilvy en 1984, cette publicité parle d'Aaron Sanft, un boucher de la rue Craig, probablement le premier fournisseur juif de viande fumée à Montréal.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Selon la tradition familiale, Aaron Etinson est arrivé à Montréal de Roumanie avant la Première Guerre mondiale en possession d'une recette secrète pour fumer les viandes. Il a ouvert son magasin en 1918.Crédits Photo : Michael Etinson/Debby Newpol
Smoked meat
Pour plusieurs, le smoked meat (de la poitrine de bœuf relevée d’épices et fumée selon des méthodes d’Europe de l’Est) est aussi emblématique pour la métropole québécoise que le sont les bagels et la poutine. De nombreux delicatessens ont prétendu avoir été les premiers à offrir le sandwich à la viande fumée aux Montréalais. C’est d’ailleurs cette question de paternité qui a longtemps fait l’objet d’un véritable débat sur la Main, le surnom du boulevard Saint-Laurent.
Le restaurant Bens, qui a ouvert en 1911, a déjà revendiqué le titre de premier établissement à avoir inclus le sandwich à la viande fumée à son menu. Ben et Fanny Kravitz, un couple qui offrait un service de traiteur aux ouvriers de l’industrie du vêtement dans leur fruiterie située à l’angle du boulevard Saint-Laurent et de la rue Duluth, ont inclus un jour à leur menu des sandwichs à la viande fumée à la lituanienne. En 1925, le commerce qui avait été renommé B. Kravitz Delicatessen était aussi connu sous le nom de Bens de Luxe Delicatessen Sandwich Shop. L’établissement est par la suite déménagé sur la rue Burnside (aujourd’hui la rue de Maisonneuve), où il est demeuré jusqu’à sa fermeture en raison d’un conflit de travail en 2006.
Bien que le couple Kravitz se soit vanté d’être le pionnier de la viande fumée à Montréal, l’annuaire de Lovell et des publicités dans les journaux d’époque révèlent que le British-American Delicatessen Store de Hyman Rees, situé sur le boulevard Saint-Laurent près de la rue Ontario, offrait des sandwichs à la viande fumée dès 1908, c’est-à-dire quelques années avant l’ouverture de la fruiterie des Kravitz. Si M. Rees a été le premier restaurateur à offrir ce fameux plat, il faut rappeler que de nombreux bouchers préparaient de la viande fumée dès les années 1890. Aaron Sanft, un boucher ayant pignon sur la rue Craig (aujourd’hui la rue Saint-Antoine), a possiblement été le premier d’entre eux. Il a d’ailleurs fait la promotion de la viande fumée à la roumaine de l’American Sausage Factory dans un calendrier juif datant de 1894.
Un autre concurrent dans la course à la meilleure viande fumée à Montréal était le Montreal Hebrew Delicatessen, ou Charcuterie hébraïque de Montréal, mieux connu sous le nom de Schwartz’s. Fondé en 1927 sur le boulevard Saint-Laurent près de la rue Napoléon, le restaurant utilisait des techniques de fumage roumaines. Son premier propriétaire, Reuben Schwartz, a été forcé de vendre son entreprise en 1932 en raison de ses dépenses liées aux jeux de hasard. Le propriétaire suivant, le musicien Maurice Zbriger, a hésité à voir son nom associé à celui d’un restaurant « plus qu’ordinaire » et a par conséquent embauché M. Schwartz comme gérant.
Après la fermeture de Bens, nombreux sont ceux qui ont déclaré que Schwartz’s était le roi des delicatessens à Montréal. Cet avis n’était nullement partagé par ses concurrents, à savoir le Main Deli, Lester’s, Dunn’s et le Snowdon Deli. L’histoire de Schwartz’s a été racontée dans les films Chez Schwartz’s de Garry Beitel et Schwartz’s: The Musical de George Bowser et Rick Blue.
D’après Eiran Harris, archiviste émérite de la Bibliothèque publique juive de Montréal, dès que le sandwich à la viande fumée a acquis une réputation internationale, les delicatessens juifs se sont multipliés : ils sont passés de quatre au tournant du siècle dernier à quarante-cinq en 1932. Plusieurs delicatessens moins connus préparaient leur propre viande fumée : c’était le cas de Etinson’s, Rogatco’s, Chenoy’s, Hebrew National, Putter’s, Shagass’s, Levitt’s et la Montreal’s Palestine Salami Factory. De nos jours, il reste peu de delicatessen de style juif à Montréal. Par ailleurs, aucun de ceux qui existent toujours n‘est sous supervision rabbinique. La viande fumée demeure toutefois un mets typiquement montréalais, qui a un incontestable pouvoir d’attraction sur les touristes.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/zbriger-maurice/
http://www.theglobeandmail.com/arts/theatre-and-performance/schwartzs-the-musical-do-you-want-it-on-rye-or-with-the-singing-pickle/article574477/
http://www.mtlblog.com/2016/05/the-real-story-behind-schwartzs-deli/#
http://imjm.ca/location/2363
https://soundcloud.com/iciradiocanadapremiere/la-viande-fumee-daaron-sanft-cest-pas-trop-tot
http://www.erudit.org/revue/cuizine/2009/v1/n2/037859ar.html
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Coupure de presse tirée du magazine Maclean’s soulignant le dévouement sans pareil d’Irwin Cotler à l’égard de la communauté juive montréalaise.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1982 – Irwin Cotler et l'ancien premier ministre René Lévesque.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Irwin Cotler prononce un discours.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
1985 – Irwin Cotler prend la parole lors d’une manifestation de Juifs soviétiques devant l’ambassade russe.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Irwin Cotler
Irwin Cotler est un homme politique et un avocat spécialisé dans les droits de la personne. Il a notamment été procureur général du Canada et ministre fédéral de la Justice. Titulaire de cinq doctorats honorifiques, il a été nommé officier de l'Ordre du Canada en 1992.
Né à Montréal en 1940, Irwin Cotler est le fils d’un brillant avocat. Au début de l’âge adulte, il a obtenu un baccalauréat et un diplôme en droit de l’Université McGill ainsi qu’une maîtrise en droit de l’Université Yale. Il a par la suite enseigné cette même discipline à l’Université McGill, où il a notamment eu pour élève Thomas Mulcair, chef du Nouveau Parti démocratique de 2012 à 2017. Ardent défenseur des droits civils, M. Cotler a joué un rôle de premier plan au sein de diverses organisations de défense des droits de la personne. Engagé dans diverses batailles juridiques au fil des ans, il a entre autres plaidé la cause des Juifs soviétiques de même que celle de nombreux dissidents étrangers, dont Nelson Mandela, Jacobo Timerman, Natan Shranasky, Andrei Sakharov et bien d’autres encore. Irwin Cotler s’est toujours prononcé en faveur de l’égalité des droits pour tous.
Cotler a fait son entrée dans l’arène politique canadienne en 1999. Il a été élu député de la circonscription de Mont-Royal après avoir récolté 92 % des voix lors d’une l’élection partielle. Son travail exemplaire lui a permis de conserver son siège jusqu’en 2014. De 2003 et 2006, il a occupé les fonctions de ministre de la Justice et de procureur général dans le cabinet de Paul Martin. Au cours de cette période, il a institué la première initiative nationale de justice contre le racisme et la haine. Il a également déposé le projet de loi ayant mené à la légalisation des mariages entre conjoints de même sexe. Pendant son passage en politique, Irwin Cotler a siégé à de nombreux comités, dont ceux des affaires autochtones, de la sécurité et de la santé publique, des affaires intérieures, des affaires internationales, des relations Canada-États-Unis et de la protection civile.
M. Cotler a en outre agi à titre de conseiller en chef durant la Commission d’enquête sur les criminels de guerre (communément appelée la « Commission Deschênes »). Il a également assumé la présidence du Congrès juif canadien.
Sources :
http://www.theglobeandmail.com/news/politics/veteran-liberal-mp-irwin-cotler-to-retire-from-politics/article16706618/
https://www.youtube.com/watch?v=7tkQMNgcey8
https://irwincotler.liberal.ca/biography/
http://www.raoulwallenbergcentre.org/irwin-cotler/
https://twitter.com/IrwinCotler?ref_src=twsrc%5Egoogle%7Ctwcamp%5Eserp%7Ctwgr%5Eauthor
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Leon Katz.Crédits Photo : Floralove Katz
Leon Katz
Véritable pionnier dans le domaine du génie biomédical, le Montréalais Leon Katz a consacré sa vie à l’amélioration des soins et de la sécurité des patients. Ses travaux ont eu des effets bénéfiques partout au Canada.
Leon Katz a inventé et fabriqué de façon artisanale une vaste gamme d’appareils médicaux novateurs, dont l’un des premiers cardiotocographes, un numériseur-imprimante servant à détecter l’absorption d’iode radioactif par la glande thyroïde, des incubateurs pour les nourrissons de même qu’un injecteur angiographique à haute vitesse. L’ingénieur a fait fonctionner ces appareils révolutionnaires lors de nombreuses interventions médicales. Il a également conçu et manié le cœur-poumon artificiel employé durant la première chirurgie à cœur ouvert au Canada, une opération qui a été répétée des milliers de fois par la suite.
En 1973, Leon Katz s’est joint à l’équipe du Bureau des matériels médicaux à Ottawa à titre de premier directeur de la Division des instruments diagnostiques et de la Division de l’évaluation et des normes. À Santé Canada, il a contribué à l’élaboration de règles de sécurité avant-gardistes applicables aux appareils médicaux. Sa découverte de dangers potentiels lors de la collecte de sang a quant à elle mené à des rappels internationaux de matériel contaminé, ce qui a sauvé d’innombrables vies partout dans le monde.
En plus d’avoir été reçu au sein de l’Ordre du Canada et de l’Ordre de l’Ontario, M. Katz a été nommé membre émérite de la Société canadienne de génie biomédical et Fellow de l’Institut canadien des ingénieurs, dont il a participé à la fondation. Il s’est également vu décerner le Living Legend Award par la World Society of Cardio-Thoracic Surgeons. Vétéran décoré de la Seconde Guerre mondiale, Leon Katz a par ailleurs été officier dans l’armée britannique. Durant son déploiement dans la zone américaine, il a épaulé la Brigade juive — la seule unité militaire des Forces alliées à agir à titre de formation militaire nationale et indépendante juive.
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Crédits Photo : Georges Biard -
Crédits Photo : Studio Harcourt -
Crédits Photo : S. Camelot (Flickr)
Gad Elmaleh
Gad Elmaleh est un célèbre acteur et humoriste français d’origine marocaine. Parlant le français aussi bien que l’arabe et l’hébreu, il a vécu quatre ans à Montréal.
Gad Elmaleh naît à Casablanca en 1971 au sein d’une famille juive sépharade. Il est le frère de l’acteur et chanteur Arié Elmaleh et de l’auteure et metteure en scène Judith Elmaleh. Ces derniers ont hérité de la fibre artistique de leur père, David Elmaleh, qui présente des numéros de mime dans les cabarets du Maroc. En 1988, Gad Elmaleh quitte le Maroc et s’installe à Montréal afin d’y poursuivre des études en science politique à l’Université McGill. Parallèlement, il travaille dans une station de radio en plus de participer à divers spectacles humoristiques. À 22 ans, Gad Elmaleh quitte la métropole québécoise pour la capitale des arts : Paris.
Bien qu’il ait toujours eu de la difficulté à s’adapter au cadre scolaire, Gad Elmaleh fait son entrée au prestigieux Cours Florent, une école de théâtre fondée à Paris en 1967 par François Florent. Le jeune homme y étudie notamment aux côtés de l’actrice française Isabelle Nanty. En 1996, il présente Décalage, son premier spectacle solo. Gad Elmaleh y traite entre autres de son expérience à Montréal ainsi que de ses aventures dans la Ville lumière. Intitulé La vie normale, son second spectacle solo ne révèle pas seulement son talent d’auteur, il met également en lumière sa grande maîtrise du jeu. Gad Elmaleh accumule ensuite des dizaines de rôles au cinéma et à la télévision.
Ayant grandi au Maroc dans un environnement multilingue, Gad Elmaleh présente ses spectacles en français, en arabe et en hébreu. Récemment, il s’est installé aux États-Unis dans le but d’y présenter des spectacles en anglais. Travailleur infatigable, il consacre plusieurs heures par jour au perfectionnement de sa prononciation anglaise.
Pour en savoir plus :
Public Radio International
« Comedians in Cars Getting Coffee with Gad Elmaleh »
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William Shatner en 2016.Crédits Photo : Gage Skidmore -
1967 – William Shatner et Nichelle Nichols dans l'épisode de Star Trek intitulé Plato's Children.Crédits Photo : Classic Film -
Étoile de William Shatner sur le Hollywood Walk of Fame.Crédits Photo : Loren Javier -
William Shatner est surtout connu pour son rôle du capitaine Kirk dans Star Trek (1966-1969).Crédits Photo : NBC Television
William Shatner
William Shatner est un acteur, chanteur, écrivain et producteur canadien de renommée internationale. Pauréat d'un prix Emmy, il est surtout connu du grand public pour son interprétation du capitaine James T. Kirk dans la série télévisée Star Trek.
William Shatner naît en 1931 dans le quartier Notre-Dame-de-Grâce à Montréal. Il effectue ses premiers pas en tant qu’acteur au début des années 1950. Pendant ses études à l’Université McGill, il se joint à la Royal Mount Theatre Company et devient membre de la Canadian National Repertory Theatre d’Ottawa. En 1952, après avoir obtenu son baccalauréat en commerce, il commence à se produire en spectacle au côté de Sir Tyrone Guthrie au Stratford Shakespeare Festival.
En 1956, William Shatner fait ses débuts sur Broadway dans Tamburlaine the Great, une production qui ne tiendra l’affiche que deux semaines. Deux ans plus tard, il décroche son tout premier rôle au cinéma dans le film The Brothers Karamazov. Incarnant le célèbre personnage d’Alexis Karamazov, il donne la réplique à Yul Brynner, Lee Cobb et Richard Baseheart. Au cours des années suivantes, l’acteur montréalais décroche plusieurs rôles à la télévision. En 1965, il est de la distribution de la série télévisée For the People. On peut également le voir dans les productions Goodyear Television Playhouse, Studio One et Playhouse 90.
L’année suivante marque un tournant majeur dans la carrière artistique de William Shatner. En effet, c’est en 1966 qu’il accepte le rôle qui transformera sa vie à jamais, celui du capitaine James Tiberius Kirk dans la série Star Trek. Bien que celle-ci ne compte que trois saisons, elle fait rapidement de William Shatner un véritable acteur culte, dont la voix et le caractère distinctifs figureront à jamais dans les annales de la culture populaire nord-américaine. Il reprendra le rôle du capitaine Kirk dans plus d’une douzaine de films, jeux vidéo et autres productions associées à l’univers de Star Trek.
En 1968, William Shatner passe à l’histoire lors de la diffusion de l’épisode de Star Trek intitulé Plato’s Children, qui comporte l’un des premiers baisers interraciaux jamais présentés à la télévision américaine.
Au cours de sa prolifique carrière artistique, William Shatner incarne plus de 200 rôles au cinéma et à la télévision en plus de réaliser 13 productions télévisuelles et cinématographiques. Outre son amour du jeu, William Shatner s’intéresse notamment à la musique, à la linguistique et à l’écriture. Au fil des ans, il enregistre plusieurs albums de spoken word en plus de lancer de nombreux albums comportant des reprises de chansons populaires. En 1966, il incarne le personnage principal du film Incubus, l’une des quatre productions cinématographiques de l’histoire à ne contenir que des dialogues en esperanto, une langue créée en 1987 par un médecin polonais souhaitant remédier au problème de communication entre personnes de langues maternelles différentes. Auteur prolifique, William Shatner écrit de nombreux livres au cours de sa vie, incluant plusieurs romans de science-fiction. Récemment, on a pu le voir à l’œuvre dans plusieurs films de même que dans les séries télévisées Rescue 911, TJ Hooker, The Practice et Boston Legal.
Shatner a reçu de nombreuses distinctions au cours de sa carrière, dont un Golden Globe, un Theatre World Award, le Prix du Gouverneur général pour les arts du spectacle et deux prix Emmy. Il a également été intronisé au Hollywood Walk of Fame.
Sources :
http://www.biography.com/people/william-shatner-9480789#personal-life
http://williamshatner.com/ws/
https://en.wikipedia.org/wiki/William_Shatner
http://www.hollywoodreporter.com/heat-vision/william-shatner-is-ready-return-862167
https://www.nasa.gov/content/nasa-honors-william-shatner-with-distinguished-public-service-medal