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2006 – Mark Wainberg et AA Bronson au Musée royal de l’Ontario lors du dévoilement de la sculpture réalisée par le Canadian artist collective General Idea.Crédits Photo : McGill Reporter -
Mark Wainberg en 2009.Crédits Photo : 2016 Merigan Lecture
Mark Wainberg
Chercheur primé dans le domaine du VIH/sida, Mark Wainberg a fait des découvertes ayant contribué à la mise au point de traitements contre le sida et à la prévention des maladies infectieuses. Il était d’ailleurs reconnu pour son activisme dans les causes humanitaires visant à venir en aide aux personnes atteintes de ces maladies.
Diplômé des universités McGill et Columbia, M. Wainberg a terminé sa recherche postdoctorale à l’École de médecine Hadassah de l’Université hébraïque de Jérusalem. On le connaît surtout pour son traitement antirétroviral pour lutter contre le VIH/sida et pour la popularisation subséquente de celui-ci.
En plus de faire preuve d’ingéniosité médicale, M. Wainberg se consacrait à l’humanisation de la crise du VIH/sida en ciblant la crise en Afrique et dans les pays en développement de même que le besoin d’offrir des médicaments à faible coût pour lutter contre la maladie. Il a d’ailleurs défendu cette position lorsqu’il était président de l’International AIDS Society.
En 2012, M. Wainberg a reçu un prix Killam en science de la santé. L’année suivante, il a été l’un des cinq bénéficiaires d’une subvention des Instituts de recherche en santé du Canada et le lauréat du prix Grandes réalisations du Canada dans la recherche en santé du Journal de l’Association médicale canadienne. En 2016, il a été intronisé au Temple de la renommée médicale canadienne. En plus d’avoir été nommé membre de la Société royale du Canada et associé honoraire du Collège royal des médecins et des chirurgiens du Canada, il a été nommé officier de l’Ordre du Canada, officier de l’Ordre du Québec et chevalier de la Légion d’honneur de France. Soulignons également que M. Wainberg était un membre actif de la communauté juive montréalaise.
Il était également directeur de la recherche à l’Institut Lady Davis de recherches médicales, directeur du Centre SIDA de l’Université McGill et professeur en médecine de même qu’en microbiologie et en immunologie à l’Université McGill.
Sources :
http://www.ladydavis.ca/en/markwainberg
http://publications.mcgill.ca/reporter/2013/03/18485/
https://www.youtube.com/watch?v=46UeJWVDtjs
https://www.youtube.com/watch?v=iVokMPWyyuA
https://www.youtube.com/watch?time_continue=61&v=uPP2AQvqPYE
https://www.youtube.com/watch?v=qz7l5ayqfjE
http://montrealgazette.com/news/local-news/leading-montreal-aids-researcher-mark-wainberg-dies-in-florida
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Crédits Photo : Richmond Lam
Socalled
Socalled (Josh Dolgin de son vrai nom) est un rappeur, musicien et réalisateur canadien éclectique basé à Montréal. Ses pièces sont surtout connues pour leur savant mélange de musiques klezmer, hip-hop et funk.
Socalled voit le jour à Ottawa en 1976. Issu d’une famille juive aux racines ukrainiennes, roumaines et russes, il grandit à Chelsea, en Outaouais, avant d’amorcer des études à l’Université McGill.
Musicien polyvalent, Socalled joue du piano et de l’accordéon. Deux comédies musicales sont nées de son imagination foisonnante : The Season et Tales from Odessa. En marge de sa carrière solo, il se produit en spectacle avec son groupe Shtreimel en plus d’accumuler les collaborations avec, entre autres, Sophie Solomon, Chilly Gonzales, Fred Wesley et Killah Priest. Socalled a en outre donné de nombreux ateliers de « hiphopkele » (un mélange de musique klezmer et de hip-hop) au Canada et à l’étranger, notamment lors de la tenue de KlezKanada et de KlezFest (Londres).
Travailleur infatigable, Socalled est non seulement musicien, mais aussi magicien, photographe, auteur de bandes dessinées, animateur, chef de chœur, cinéaste, beatmaker et artiste visuel. Il tient également la vedette du documentaire The “Socalled” Movie de l’Office national du film réalisé par Garry Beitel et paru en 2010.
Sources:
https://www.socalledmusic.com/
https://en.wikipedia.org/wiki/Socalled
http://palmaresadisq.ca/en/artist/socalled-jordana-singer-narcy/album/sleepover-1/
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2009 – David H. Levy avec Obadiah, son plus grand télescope automatique.Crédits Photo : Wendee Levy -
Photographie à la lumière rouge de la comète Shoemaker-Levy 9, prise le 17 mai 1994.Crédits Photo : Domaine public -
David H. Levy prononce un discours au NASA’s Jet Propulsion Laboratory.Crédits Photo : Domaine public
David H. Levy
David H. Levy est l’un des astronomes amateurs les plus célèbres au monde. Sa découverte en 1993 de la comète Shoemaker-Levy 9 lui a valu une reconnaissance internationale.
David H. Levy est né à Montréal en 1948. Le vif intérêt pour l’astronomie qu’il nourrit encore à ce jour remonte à son plus jeune âge. Depuis qu’il a terminé sa maîtrise en littérature anglaise en 1979, M. Levy passe la majeure partie de son temps à explorer les confins de l’univers. À ce jour, il a révélé l’existence de plus de vingt comètes, dont 9 à l’aide des télescopes qu’il a installés dans sa cour. En 2010, cet astronome amateur est devenu la première personne sur terre à avoir découvert des comètes visuellement, photographiquement et électroniquement.
La découverte en 1994 de la comète fragmentée Shoemaker-Levy 9 constitue sans doute la plus importante contribution scientifique de M. Levy. Lorsqu’elle est entrée en collision avec la planète Jupiter, la comète Shoemaker a produit l’une des explosions les plus spectaculaires jamais observées dans le monde.
Auteur prolifique, David H. Levy a écrit plus de 30 ouvrages sur l’astronomie. Il a également publié des articles dans divers magazines consacrés à l’astronomie, notamment Astronomy Magazine, Sky News et Sky and Telescope. Grâce à ses nombreuses découvertes, il a remporté de multiples distinctions, dont la médaille Chant de la Société royale d’astronomie du Canada (1980), le prix de la réussite amateur de la Société d’astronomie du Pacifique (1993) et le Prix Edgar Wilson du Smithsonian Astrophysical Observatory (2007). Il a également remporté un prix Emmy pour avoir coécrit le documentaire Three minutes to impact, diffusé en 1996 sur le réseau télévisé américain Discovery Channel. Excellent communicateur, M. Levy a en outre donné de nombreuses conférences en plus d’avoir participé à plusieurs émissions de télévision américaines, dont World News Tonight, The Today Show et Good Morning America. L’astéroïde 3673 Levy a même été nommé en son honneur!
M. Levy vit actuellement en Arizona, où il dirige le Jarnac Observatory en compagnie de sa femme, Wendee Levy. De 2000 à 2011, le couple a animé une émission de radio hebdomadaire, dont les archives sont disponibles au www.letstalkstars.com. David H. Levy est actuellement président de la National Sharing the Sky Fondation, une organisation visant à cultiver l’intérêt des jeunes à l’égard de l’astronomie.
Liens :
https://en.wikipedia.org/wiki/David_H._Levy
http://www.britannica.com/biography/David-H-Levy
http://jarnac.jarnac.org/aboutdavid.htm
http://www.astronomy.com/magazine/press-releases/2009/01/david-h-levy-joins-astronomy-magazine-as-contributing-editor
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Coupure de presse montrant le député Fred Rose en compagnie de sa femme et de sa fille pendant les années 1950.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Tract rédigé par Fred Rose abordant la question de l’antisémitisme et du fascisme au Québec, vers les années 1940.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1943 – Affiche électorale de Fred Rose, candidat du Parti ouvrier progressiste dans la circonscription de Cartier.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Tract politique rédigé par Fred Rose. New Era Publishers. Toronto. Vers les années 1930 ou 1940.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1945 – Affiche électorale invitant la population à réélire Fred Rose, représentant du Parti ouvrier progressiste dans la circonscription de Cartier. Publiée par le comité électoral de Fred Rose. Gandall printing.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Coupure de presse, vers les années 1930 ou 1940.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1943 – Affiche invitant la population à se rallier à Fred Rose, candidat du Parti ouvrier progressiste dans la circonscription de Cartier.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
1945 – Affiche électorale de Fred Rose, candidat du Parti ouvrier progressiste dans la circonscription de Cartier. M. Rose souhaite présenter un projet de loi interdisant l’antisémitisme. Gandall printing.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Fred Rose
Fred Rose (né Fishel Rosenberg) était un organisateur syndical et un homme politique canadien. Après être devenu le premier député à se faire élire à la Chambre des communes sous la bannière communiste, il a été reconnu coupable d’espionnage pour le compte de l’ancienne Union soviétique.
Fred Rose naît en 1907 à Lublin, en Pologne, de parents de descendance russe. Fils d’un charpentier, il compte cinq frère et sœurs. À l’adolescence, il fréquente une école secondaire juive mixte, où il apprend le français.
À treize ans, Fred Rose immigre au Canada avec sa famille. Au cours des années suivantes, il occupe divers emplois, travaillant notamment comme ouvrier et électricien. En 1924, il se joint à la Jeunesse communiste et organise des syndicats de chômeurs et d’ouvriers non qualifiés. Candidat du Parti communiste du Canada à l’élection fédérale de 1935, il arrive en deuxième place dans la circonscription de Cartier, réputée pour son électorat majoritairement composé d’ouvriers et d’immigrants. Avant que monsieur Rose puisse se présenter à nouveau, le Parti communiste est déclaré illégal en 1940, mais refait surface sous le nom de Parti progressiste ouvrier. En 1943, Fred Rose est candidat lors d’une élection partielle dans Cartier – dont l’électorat est à 60 % juif – contre Lazarus Phillips et David Lewis. Contre toute attente, il remporte son pari. Sa victoire est particulièrement significative compte tenu de la publication, un an plus tôt, de son pamphlet controversé intitulé Hitler’s Fifth Column in Quebec accusant le régime Duplessis de pratiquer une forme de « clérico-fascisme ». Il est finalement réélu en 1945. Fred Rose jouit alors d’une grande popularité au sein de la communauté juive montréalaise, car celle-ci est d’avis que l’Union soviétique, avec qui M. Rose entretient des liens, est le seul pays qui puisse sauver les Juifs européens du régime nazi.
En 1946, Fred Rose est arrêté et condamné à six ans d’emprisonnement pour avoir communiqué des renseignements confidentiels aux Soviétiques au sujet du RDX, un puissant explosif canadien. Il est traduit en justice lors des premiers procès pour espionnage de la guerre froide. Fred Rose, qui ne cesse de clamer son innocence, sera libéré de prison en 1951. Deux ans plus tard, incapable de se trouver un emploi, il décide de retourner en Pologne. En 1957, il perd sa citoyenneté canadienne, ce qui l’empêchera, à son plus grand regret, de revenir au pays avant sa mort en 1983.
Malgré son héritage controversé, on se souviendra de Fred Rose comme d’un homme s’étant toujours battu pour défendre les intérêts des classes ouvrières et pour améliorer les conditions de vie de la communauté juive.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://imjm.ca/location/2204
http://mimj.ca/location/2209
http://encyclopediecanadienne.ca/fr/article/rose-fred/
http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?page_id=527&jdfwkey=ultmb
http://www.cjhn.ca/en/permalink/cjhn234
http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?page_id=527
http://www.lop.parl.gc.ca/ParlInfo/Files/Parliamentarian.aspx?Item=5cd7970f-54e0-45a0-8a5c-7e8b29ed6040&Language=E&Section=ALL
http://www.cbc.ca/archives/entry/obituary-of-fred-rose-soviet-spy
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L’astrophysicienne Victoria Kaspi en 2016.Crédits Photo : CBC News -
Victoria Kaspi est la titulaire de la Chaire de recherche du Canada en astrophysique d’observation et de la Chaire Lorne Trottier en astrophysique et cosmologie à l’Université McGill.Crédits Photo : Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada et de publications McGill
Victoria Kaspi
Victoria Kaspi est une éminente astrophysicienne canadienne. En 2016, elle est devenue la première femme à recevoir la médaille Hertzberg de l'Association canadienne des physiciens et physiciennes.
Victoria Kaspi naît en 1967 à Austin, au Texas. Elle n’a que sept ans lorsque sa famille déménage à Montréal. Élève brillante, elle obtient un baccalauréat en physique de l’Université McGill avant d’amorcer sa maîtrise à Princeton, l’une des universités nord-américaines les plus réputées. En 1993, son mentor – l’astrophysicien de renommée mondiale Joseph Taylor – reçoit le prix Nobel de physique pour ses travaux en radioastronomie. Quatre ans plus tard, Victoria Kaspi est officiellement nommée professeure. En 1999, elle se joint au corps professoral de l’Université McGill.
Les recherches de Mme Kaspi ont notamment trait au comportement des « étoiles zombies ». Également appelées étoiles à neutrons, ces dernières se forment lorsqu’une grosse étoile à court de carburant explose et devient une supernova, sans toutefois s’effondrer au point de former un trou noir. Cette étape intermédiaire dans la vie des corps célestes permet aux scientifiques de mettre à l’épreuve des théories physiques qu’ils ne pourraient jamais tester sur terre, les étoiles zombies étant constituées d’une matière dont il n’existe aucune trace sur notre planète. De fait, une seule cuillère à café de la matière composant une étoile zombie pèserait environ un milliard de tonnes! Au cours des vingt dernières années, le gouvernement canadien a maintes fois souligné l’importante contribution scientifique de Mme Kaspi, soutenant entre autres que ses recherches sur les étoiles zombies « ont eu un impact majeur dans le domaine de l’astrophysique ».
Au cours de sa carrière, Victora Kaspi s’est vu décerné une pléthore de distinctions honorifiques, dont le prix Annie J. Cannon de la Société américaine d’astronomie (1998), la médaille Hertzberg de l’Association canadienne des physiciens et physiciennes (2004), une bourse Steacie du Conseil de recherches en sciences naturelles et en génie du Canada (2006), la médaille Rutherford de la Société royale du Canada (2007) ainsi que le prix Polanyi (2010). En 2009, elle a reçu le prix Marie-Victorin, la plus prestigieuse marque de reconnaissance accordée par le Québec. Puis, en 2016, l’astrophysicienne s’est mérité la médaille d’or Gerhard-Hertzberg en sciences et en génie du Canada, devenant du coup l’un des deux plus jeunes lauréats au Canada – et la première femme – à mettre la main sur la bourse de recherche d’un million de dollars qui accompagne le prix. Victoria Kaspi a dit vouloir utiliser cette somme pour étudier les « sursauts radio rapides », de puissants mais très brefs sursauts radio dont l’origine demeure un mystère. Victoria Kaspi est également membre de la Société royale du Canada.
Sources :
http://www.cbc.ca/news/technology/herzberg-kaspi-1.3205517
http://www.physics.mcgill.ca/~vkaspi/
http://www.theglobeandmail.com/news/national/mcgill-astrophysicist-is-first-woman-to-win-canadas-top-science-award/article28762732/
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Crédits Photo : Canadian Jewish Archives -
Coupures de presse montrant Jacques Bensimon s’apprêtant à filmer l’arrivée d’un groupe de Juifs sépharades à l’aéroport de Dorval (aujourd’hui l’aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau) pendant les années 1950.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Jacques Bensimon
Jacques Bensimon était un cinéaste, producteur et réalisateur d’émissions de télévision. Fervent promoteur de la diversité culturelle et de l’innovation dans les médias, il a largement contribué au rayonnement des industries télévisuelle et cinématographique canadienne.
Jacques Bensimon voit le jour en 1943 à Agadir au Maroc. À la fin des années 1950, sa famille et lui quittent le continent africain pour venir s’établir à Montréal. Promis à un brillant avenir, Jacques Bensimon obtient un baccalauréat en études cinématographiques de l’Université de New York avant d’amorcer sa carrière professionnelle à l’Office national du film (ONF) en 1967. Il y occupera tout à tour les postes de monteur, de réalisateur, de producteur et de scénariste. Grâce à son travail remarquable, il devient rapidement l’une des étoiles montantes de l’industrie cinématographique canadienne. Au fil des ans, il participe à la conception de plus de 30 films produits par l’ONF. En 1971, il réalise Once Agadir (Il était une fois… Agadir!), un court métrage documentaire rendant hommage à sa ville natale, qui a été secouée par un violent séisme en 1960. Six ans plus tard, Jacques Bensimon tourne 20 ans après, un documentaire sur les Juifs sépharades nord-africains ayant été forcés de quitter leurs pays dans les années 1950. Le réalisateur y met en lumière leur intégration difficile au sein d’une société québécoise en pleine évolution.
À la fois très talentueux et parfaitement bilingue, Jacques Bensimon est nommé directeur général de TFO, la chaîne francophone de TVOntario, lorsque celle-ci voit le jour en 1987. Sous sa gouverne, le réseau conclut des partenariats et des accords de coproduction avec d’importants distributeurs de services télévisuels étrangers, dont la BBC, Arte et France Televisions. Grâce aux relations institutionnelles que M. Bensimon réussit à établir tout au long de sa carrière, le contenu télévisuel francophone produit au Canada parviendra à traverser les frontières de nombreux pays.
En 1998, Jacques Bensimon est nommé chevalier de l’Ordre des Arts et des Lettres par le gouvernement français, en reconnaissance de son travail exceptionnel à la barre de TFO. Trois ans plus tard, il devient commissaire du film à l’ONF, poste qu’il conservera jusqu’en 2006. Cette nomination confirmera son rôle de leader en matière de mise en valeur des contenus télévisuel et cinématographique canadiens. Parallèlement, M. Bensimon occupe divers postes importants au sein du Banff Television Festival et de la Cinémathèque québécoise. En 2005, il est investi de l’Ordre du Canada en plus de se voir décerner un doctorat honorifique en lettres de l’Université York de Toronto.
En 2012, Jacques Bensimon est emporté par un cancer, quelques mois seulement avant que ses mémoires, Agadir, un paradis dérobé, ne soient publiés aux éditions L’Harmattan.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
https://www.nfb.ca/explore-all-directors/jacques-bensimon/
https://www.nfb.ca/film/making_movie_history_jacques_bensimon
http://blog.nfb.ca/blog/2012/08/27/jacques-bensimon/
http://www.theglobeandmail.com/arts/film/cultural-champion-jacques-bensimon-left-indelible-mark-on-nfb/article4503930/
http://www.huffingtonpost.ca/jacques-bensimon/canada-budget-2012_b_1410043.html
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En 1946, Joe et Ben Weider commencent à promouvoir les compétitions de culturisme, notamment le concours M. Canada.Crédits Photo : joeweider.com -
Cette photographie de Joe Weider « l’homme le plus musclé » a souvent été reproduite dans les magazines.Crédits Photo : joeweider.com -
1973 – Ken Waller (M. Monde), Lou Ferrigno (M. États-Unis), Joe Weider et Arnold Schwarzenegger (M. Olympe).Crédits Photo : joeweider.com -
2002 – Ben et Joe Weider avec Ronnie Coleman.Crédits Photo : joeweider.com -
1968 – Joe Weider et Arnold Schwarzenegger, gagnant du titre de M. Univers.Crédits Photo : joeweider.com -
Joe Weider et Arnold Schwarzenegger sur le plateau du film Predator (Prédateur).Crédits Photo : joeweider.com -
1962 – Joe et Ben Weider lors de l'America/Universe Contest.Crédits Photo : joeweider.com
Ben et Joe Weider
Ben et Joe « The Master Blaster » Weider, de fervents promoteurs du culturisme, ont fait de cette pratique un véritable sport de compétition en créant la Fédération internationale des culturistes (FIC), le concours Mr. Olympia et Weider Nutrition, la première entreprise de produits de nutrition pour sportifs.
Nés à Montréal dans une famille d’origine polonaise, les garçons grandissent dans un quartier montréalais peu recommandable, où Ben Weider est souvent la cible de jeunes caïds. Inspirés par la lecture d’un magazine Charles Atlas, ils s’initient à la pratique du culturisme à la maison avec de l’équipement improvisé. À 18 ans, Joe remporte la Compétition d’haltérophilie du Québec, la plus importante du moment.
Les frères Weider commencent à publier Your Physique, car selon eux les autres magazines consacrés à la culture physique ne reposent pas sur des bases scientifiques. En 1943, le tirage du magazine prend de l’ampleur et la distribution est étendue dans les autres provinces canadiennes. Peu après, les frères accroissent leur empire en incluant de l’équipement de conditionnement physique et des suppléments alimentaires. En 1969, ils trouvent leur porte-parole idéal, Arnold Schwarzenegger, un culturiste autrichien qui a adopté la méthode Weider. Le faisant immigrer en Californie, où Joe habite, Arnold Schwarzenegger est entraîné et préparé à représenter les produits Weider. En retour, il doit vanter les mérites des compléments alimentaires et de l’équipement Weider dans les infovariétés et les magazines. Son charme et sa vivacité gagnent rapidement les auditoires et les ventes des produits Weider montent en flèche.
Les Weider abattent les barrières du culturisme pour les femmes et les minorités, ouvrant les portes aux athlètes noirs et hispanophones aux compétitions du culturisme et à la une des magazines consacrés à la santé et à la forme physique. Ardents défenseurs de la communauté juive de Montréal, les frères sont honorés par la Young Men’s Hebrew Association of Montreal, aujourd’hui connue sous le nom de Centre communautaire juif Ben Weider. Ils sont également des auteurs prolifiques – les écrits de Joe sont axés sur le culturisme et ceux de Ben, sur l’histoire de Napoléon, un domaine d’expertise pour lequel il est reconnu mondialement).
Joe Weider est intronisé au Panthéon des sports canadiens en 2014 et remporte le prix d’excellence du Pioneer Fitness Award et le prix d’excellence du Venice Muscle Beach Hall of Fame’s Lifetime Achievement Award. Ben reçoit l’Ordre du Canada et l’Ordre du Québec ainsi que la Légion d’honneur de même qu’une nomination pour le prix Nobel de la paix en 1984.
Sources :
http://www.joeweider.com/
http://www.bodybuilding.com/fun/joe-weider-1919-2013-remembering-the-father-of-bodybuilding.html
https://www.youtube.com/watch?v=wDC630358ks
https://www.youtube.com/watch?v=0ymY-ahWa_U
https://www.youtube.com/watch?v=Roi1MmGf9Ps
https://www.youtube.com/watch?v=yi6HR2eVAMo
https://www.youtube.com/watch?v=14o76Ws9JOw
https://www.youtube.com/watch?v=5WCVB-GnK18
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2017 – Le fondateur du restaurant Beautys, Hymie Sckolnick.Crédits Photo : Miguel Banet -
Hymie Sckolnick dans la fleur de l'âge.Crédits Photo : Beauty's Luncheonette -
Le Mishmash.Crédits Photo : Miguel Banet -
Le Spécial Beautys.Crédits Photo : Miguel Banet
Beautys
Situé sur le Plateau-Mont-Royal, Beautys est un restaurant emblématique de Montréal fondé par Hyman Sckolnick.
Situé sur le Plateau-Mont-Royal, Beautys est un restaurant emblématique de Montréal qui a été fondé par Hyman Sckolnick.
L’histoire de l’établissement commence en 1942, quand les jeunes mariés Hyman et Freda Sckolnick se portent acquéreurs du casse-croûte de la papeterie Bancroft, établie de longue date à l’intersection de la rue Saint-Urbain et de l’avenue Mont-Royal. À cette époque, l’industrie du vêtement est florissante dans le secteur, et Mme Sckolnick prépare des sandwichs pour les travailleurs des manufactures avoisinantes. Ses plats sont à ce point savoureux que les habitués décident de fréquenter l’endroit même la fin de semaine. Ils y viennent le dimanche en famille, et voilà que le brunch voit le jour. Bien que le nom officiel du restaurant soit Bancroft Snack Bar, l’établissement était couramment appelé Beautys, d’après le surnom que les compagnons de quilles avaient attribué à Hyman Sckolnick.
Chez Beautys, deux plats portent la signature de Freda Sckolnick : le Spécial Beautys – fromage à la crème, saumon fumé, oignon et tomate sur bagel – et le Mishmash – une omelette avec saucisse, salami, poivron vert et oignons frits. La demi-heure d’attente à l’entrée de chez Beautys est un gage de la qualité de la cuisine de ce lieu mythique. Une ambiance diner des années 1940, des lettres, des critiques et des photos de personnalités locales et internationales lui confèrent un charme unique. Sans oublier les vedettes qui s’y sont retrouvées et y ont laissé un souvenir impérissable, comme en fait foi cette note du producteur exécutif du Late Show with David Letterman, qui à la blague qualifie Beautys de « la seule raison pour venir au Canada. »
Dans cette entreprise où l’esprit de famille occupe une place de choix, M. Sckolnick pouvait compter sur l’aide de ses enfants et de ses petits-enfants. Malgré tout, c’était toujours lui qui accueillait les clients, comme dans les premiers jours du commerce en 1942.
Source :
https://thegrilledproject.com/2016/09/22/making-beautys-a-montreal-landmark-since-1942-hymie-and-larry-skolnick-speak/
http://www.themainmtl.com/2015/03/beautys-hymie-sckolnick-montreal/
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Manuel G. Batshaw en 1975.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Manual G. Batshaw en 1972.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Manuel G. Batshaw recevant un doctorat honorifique de l’Université McGill.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Manny Batshaw
Manuel (Manny) Gilman Batshaw était un influent travailleur social montréalais. Respecté par ses pairs, il est surtout connu pour avoir inspiré la création des Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw.
Manuel Batshaw naît à Montréal en 1915. Ses parents, Tuvieh Batshaw et Golda Batshaw (née Gelman), quittent la Russie en 1903 afin de s’établir dans la métropole québécoise. Manuel Batshaw est le benjamin d’une famille pauvre de quatre enfants. Pendant que son père travaille comme charpentier pour la Canadian National Railway, sa mère exploite une petite épicerie dans le salon familial.
En 1942, Manuel Batshaw s’enrôle dans les Forces armées canadiennes. Montant rapidement en grade, il devient capitaine. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, il se voit offrir le poste de directeur général de la Croix-Rouge à Montréal. De 1947 à 1968, il travaille aux États-Unis dans le secteur associatif juif, résidant entre autres à Philadelphie, Hamilton, Atlanta, Newark, New Jersey et New York. De retour à Montréal, Manuel Batshaw devient par la suite directeur général des Allied Jewish Community Services (AJCS), poste qu’il conserve pendant 12 ans.
Sous l’ « ère Batshaw », les revenus de la collecte de fonds de l’AJCS quintuplent et l’organisation prend de l’expansion. Pendant son règne, plusieurs immeubles voient le jour, dont la Maison Cummings en 1973. En 1985, au lendemain de l’entrée en vigueur de la Loi 65 (Loi sur l’accès aux documents des organismes publics et sur la protection des renseignements personnels), M. Batshaw se donne pour mission de prendre soin du peuple juif tout en rassurant les membres de sa communauté quant à la place qu’elle occupe à Montréal. Insistant entre autres sur le droit de tous les enfants juifs à recevoir une éducation juive, il contribue à l’intégration des Juifs sépharades francophones à l’AJCS, en plus d’organiser des voyages en Israël pour les étudiants. Lorsqu’une possible séparation du Québec se pointe à l’horizon (et que plusieurs Juifs anglophones choisissent de quitter le Québec), M. Batshaw se bat pour que les écoles juives se dotent de programmes d’immersion française. En somme, sa compassion dépasse largement les murs de l’AJCS.
En 1974, peu de temps après la publication d’un article de la Montreal Gazette portant sur une histoire de maltraitance ayant eu lieu dans un centre d’accueil pour enfants mésadaptés de La Prairie, Manuel Batshaw voit ses recommandations sur les changements institutionnels être publiées dans la presse locale. Peu de temps après, la plupart de ces recommandations sont adoptées. Le gouvernement provincial demande ensuite à Manuel Batshaw de diriger un groupe de travail chargé d’examiner les pratiques de 73 autres centres d’accueil pour enfants mésadaptés. Moins d’un an plus tard, un rapport en 11 volumes connu sous le nom de Rapport du comité Batshaw voit le jour. Ses conclusions conduiront à la mise en place de la Loi sur la protection de la jeunesse en 1977. Seize ans plus tard, la fusion des cinq institutions pour enfants anglophones du Québec mène à la création d’un nouvel organisme : les Centres de la jeunesse et de la famille Batshaw.
Après avoir pris sa retraite de l’AJCS en 1980, M. Batshaw se joint, à la demande de son ami Charles Bronfman, au groupe Claridge Inc. à titre de conseiller en affaires philanthropiques et communautaires juives. Il demeure en poste jusqu’en 1998.
M. Batshaw a été nommé chevalier de l’Ordre national du Québec en 1995 et membre de l’Ordre du Canada en 2003. Il est en outre devenu titulaire d’un doctorat honorifique de l’Université McGill en 1998.
Liens :
http://globalnews.ca/news/1946712/manny-batshaw-celebrates-his-100th-birthday/
https://www.youtube.com/watch?v=kozyjS32uCg
https://www.youtube.com/watch?v=ZSK_Y5Q1b_M
https://www.youtube.com/watch?v=A9CcAtNCLBY
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2014 – Logo de Jeunesse au Soleil.Crédits Photo : Jeunesse au Soleil -
Crédits Photo : Chambre de commerce du Montréal métropolitain. -
1973 – Esquisse de Sid Stevens par Lou Seligson tirée du Montreal Star.Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin
Sid Stevens
Cofondateur de Jeunesse au soleil, Sid Stevens a fait carrière dans le domaine du développement social et communautaire. Il a consacré sa vie à l’amélioration des conditions de vie des personnes et des communautés montréalaises défavorisées. En tant que Juif canadien de première génération ayant grandi sur la Main (le boulevard Saint-Laurent), il s’est inspiré de son expérience personnelle afin de prévenir les iniquités sociales pour les générations futures.
Né à Montréal en 1940, Sid Stevens grandit au sein d’une famille juive ashkénaze. À l’instar de nombreux immigrants, ses parents peinent à joindre les deux bouts, et ce, malgré le soutien offert par la communauté. L’éducation de Sid Stevens lui permet très tôt d’acquérir une juste compréhension des problèmes rencontrés par les personnes vulnérables de sa collectivité. Elle lui permet également d’y trouver des solutions pratiques.
En 1954, Sid Stevens et son ami Earl De La Perralle cofondent un organisme de sports et loisirs pour les jeunes. Aujourd’hui appelé Jeunesse au soleil, celui-ci propose désormais une vaste gamme de services à plus de 300 000 Montréalais. Cette organisation florissante, dont M. Stevens est le vice-président à la direction, offre notamment des camps d’été pour les jeunes, des banques alimentaire et vestimentaire, des services d’urgence, des services de préventions criminelles et des installations récréatives.
En 1978, M. Stevens est élu au conseil municipal de la Ville de Montréal. Sa compassion, son leadership et son travail en matière de service public ne tarderont pas à lui valoir le respect et l’admiration de la communauté montréalaise en général.
Au cours de sa carrière, Sid Stevens reçoit une pléthore de distinctions honorifiques en reconnaissance de son remarquable engagement communautaire. En 1986, le Collège Dawson lui décerne un prix pour sa grande contribution à la vie civique. Trois ans plus tard, le ministère du Multiculturalisme et de la Citoyenneté lui remet la Citation de citoyenneté. Au début des années 1990, l’Association des médecins psychiatres du Québec honore M. Stevens pour son engagement social. Puis, en 1994, le Conseil du citoyen de Montréal lui remet un prix afin de souligner sa grande générosité à l’égard de la communauté ainsi que sa contribution exceptionnelle au bien-être de ses concitoyens et de l’humanité en général. Au milieu des années 1990, il compte parmi les finalistes au Grand Prix de l’Entrepreneur. Au tournant des années 2000, l’Université McGill lui décerne un doctorat honorifique. Enfin, en 2007, le Jewish Eldercare Centre Auxiliary récompense M. Stevens pour son dévouement extraordinaire envers la communauté.
Sources :
http://montrealgazette.com/news/local-news/sun-youth-when-a-community-gave-its-two-cents-worth
http://grandsmontrealais.ccmm.qc.ca/fr/6/
http://sunyouthorg.com/fr/propos/historique/