-
Jacques Saada.Crédits Photo : Parlement du Canada -
Lionel Perez.Crédits Photo : Canadian Jewish News -
Anthony Housefather.Crédits Photo : Domaine publique -
Mindy Pollak.Crédits Photo : Source inconnue -
Leo Kolber.Crédits Photo : l'Hôpital général juif -
Lawrence Bergman.Crédits Photo : Marty C. Barry -
Yoine Goldstein.Crédits Photo : Canadian Jewish News -
Marc Gold.Crédits Photo : Marc Gold
Personnages publics des XXe et XXIe siècles
Lawrence Bergman
Lawrence Bergman est un notaire canadien et ancien ministre du Revenu du Québec.
Natif de Montréal, M. Bergman fait ses études à l’Université Sir George Williams et à la Faculté de droit de l’Université de Montréal. Il est notaire de 1965 à 1994, année où il est nommé ministre du Revenu au sein du gouvernement québécois. Il est élu pour la première fois à l’Assemblée nationale comme représentant libéral dans D’Arcy McGee en 1994. Il est réélu cinq fois, obtenant parfois plus de 90 % des voix possibles, jusqu’à sa retraite en 2014. Le premier ministre Jean Charest le nomme ministre du Revenu, poste qu’il occupe de 2003 à 2007. En 2008, il préside le caucus des députés.
Récipiendaire de nombreux prix, incluant le Prix Jérusalem et la décoration du Rayonnement culturel de la Renaissance française, il siège également au conseil d’administration de plusieurs organisations, incluant diverses synagogues et un B’nai B’rith Lodge. Il est membre du Conseil de la communauté juive de Montréal et conseiller à la Faculté d’études religieuses de l’Université McGill.
Marc Gold
Marc Gold est sénateur, avocat, professeur et leader communautaire.
Fils du regretté Alan B. Gold, juge en chef de la Cour supérieure du Québec, Marc Gold obtient son grade de premier cycle à l’Université McGill, son baccalauréat en droit à l’Université de la Colombie-Britannique et sa maîtrise en droit de la Harvard Law School. Expert en droit constitutionnel canadien, il fait partie de la poignée de professeurs chargés de la formation des juges nommés par le gouvernement fédéral en ce qui a trait au droit constitutionnel. Il enseigne également le droit à l’école de droit Osgoode Hall et à l’Université McGill.
Il occupe le poste de vice-président chez Maxwell Cummings and Sons pendant 23 ans et est membre actif et à part entière de la communauté québécoise. Entre autres rôles, il assure la présidence de l’organisme sans but lucratif Ensemble pour le respect de la diversité, dont la mission est de promouvoir un environnement sans discrimination dans les écoles du Québec et du Canada. Membre du conseil des directeurs de l’Université de Montréal pendant 16 ans, il est nommé administrateur émérite par l’Université en 2016, en reconnaissance de ses services. Il siège également au conseil d’administration de l’Orchestre symphonique de Montréal et de Centraide Grand Montréal. Au sein de la communauté juive de Montréal, il préside les Fédérations juives du Canada – UIA et la Fédération CJA.
Gold est membre à temps partiel de la Commission des libérations conditionnelles du Canada. En 2016, le premier ministre Justin Trudeau le nomme au Sénat en tant que sénateur indépendant.
Yoine Goldstein
Montréalais de naissance, Yoine J. Goldstein est un avocat de renommée internationale, un professeur et un ancien sénateur dont les travaux sur l’insolvabilité sont reconnus. Il obtient son baccalauréat en droit (1955) et son baccalauréat en droit civil avec distinction (1957) de l’Université McGill. En 1960, il décroche son doctorat en droit de l’Université de Lyon et devient membre du Barreau du Québec en 1961. Plus tard, il devient associé principal au cabinet montréalais Goldstein, Flanz & Fishman.
En 2005, M. Goldstein est nommé au Sénat en tant que membre du caucus libéral. Il agit à titre de vice-président du Comité des banques et du commerce et à titre de conseiller spécial au Comité sénatorial des banques et du commerce. Il est le directeur fondateur et membre du comité exécutif national de l’Institut d’insolvabilité du Canada ainsi que le fondateur et président de la Division du Québec sur la faillite de l’Association du Barreau canadien. En plus de ses positions juridiques et politiques, M. Goldstein est un membre actif de la communauté juive, au sein de laquelle il occupe nombre de postes de leadership, incluant la présidence de la Fédération CJA (1995-1997). Il occupe présentement le poste d’avocat principal au sein du conseil d’administration de McMillan S.E.N.C.R.L., s.r.l. à Montréal.
Goldstein a reçu le Lord Reading Law Society Human Rights Award (1992), le Lord Reading Law Society Service Award (1998), l’Ordre du mérite du Barreau du Québec (2001), la distinction Avocat émérite du Barreau du Québec (2007) et la Médaille du Jubilé de diamant de la reine Elizabeth II (2012).
Anthony Housefather
Natif de Montréal, Anthony Housefather fait sa marque sur la scène politique municipale avant d’être élu député dans la circonscription Mont-Royal.
Housefather devient vice-président du Parti libéral du Canada, puis conseiller municipal de Hampstead. En 2000, il est président d’Alliance Québec pendant un an avant d’être élu conseiller municipal pour l’arrondissement Côte-St-Luc-Hampstead-Montréal-Ouest. En 2005, il devient maire de Côte-St-Luc. En 2015, il est élu comme député de Mont-Royal, à la place d’Irwin Cotler, qui a pris sa retraite. Depuis, il préside le Comité permanent de la justice et des droits de la personne.
Leo Kolber
Leo Kolber a connu une longue carrière diversifiée. Il a été sénateur de la division de Victoria, au Québec, de 1983 à 2004.
Après l’obtention de son diplôme en droit de l’Université McGill en 1952, il participe aux diverses activités de la famille Bronfman, notamment comme président d’une société de portefeuille familiale pour les enfants de Samuel Bronfman et comme joueur majeur dans l’acquisition par Seagram d’une participation dans DuPont. En fait, dans tous les livres et articles parlant de lui, M. Kolber est décrit comme un Bronfman non Bronfman.
En 1987, Leo Kolber fonde la Corporation Cadillac Fairview limitée, un des plus importants propriétaires immobiliers au monde – responsable du Centre Eaton notamment. Depuis, Leo Kolber occupe divers postes, siège au sein des conseils d’administration de la Banque TD et de MGM et préside le conseil d’administration de l’Hôpital général juif.
Leo Kolber fait son entrée dans le monde politique lorsqu’il devient l’agent de financement principal du Parti libéral du Canada, puis est nommé au Sénat du Canada en 1983. Il occupe également le poste de président du comité consultatif sur la sécurité nationale.
En 2007, M. Kolber est fait officier de l’Ordre du Canada. Très engagé auprès de la Fédération CJA, il est une figure philanthropique importante à Montréal et au Canada.
Lionel Perez
Lionel Perez est un avocat, homme d’affaires et politicien montréalais fort connu sur la scène municipale.
Perez est diplômé en droit de l’Université de Montréal et de l’Université Osgoode Hall. Il est aussi titulaire d’un baccalauréat en science politique. Son service de documentation juridique, qu’il a mis sur pied avant de se lancer en politique, suscite un immense respect. Élu pour la première fois en 2009, il est réélu chaque fois dans sa circonscription, incluant un intermède d’une année comme maire de Côte-des-Neiges-NDG. Juif orthodoxe, il s’est élevé contre la tentative du Québec d’interdire le port du voile intégral.
Lazarus Phillips
Lazarus Phillips est avocat et sénateur canadien.
Après avoir servi notre pays pendant la Première Guerre mondiale, il obtient son diplôme en droit de l’Université McGill. Il est associé principal au cabinet Phillips & Vineberg S.E.N.C.R.L., s.r.l.. En 1943, il perd ses élections comme député fédéral dans la circonscription de Cartier contre Fred Rose, le seul député communiste au Canada, mais devance David Lewis de la CCF. Il siège comme président pour les Talmud Torahs Unis et occupe le poste de directeur de la Banque Royale du Canada. Il est nommé sénateur en 1968 et prend sa retraite 2 ans plus tard.
Mindy Pollak
Mindy Pollak est la première femme juive hassidique de l’histoire de Montréal à siéger au conseil municipal.
Née à Montréal, où elle fait toutes ses études, Mme Pollak cofonde en 2011 les Amis de la rue Hutchison pour faciliter les rencontres et encourager la discussion entre la communauté hassidique et ses voisins dans Outremont. À 24 ans, elle entre sur la scène politique municipale dans son arrondissement afin de poursuivre son travail en relations communautaires. Parfaitement bilingue, elle est élue conseillère d’arrondissement en 2013 dans le district Claude-Ryan. En réponse à la question d’un journaliste à propos de l’image de la femme hassidique docile et timide, elle lui rétorque : « Ai-je l’air docile selon vous? »
Jacques Saada
Jacques Saada est un professeur, homme d’affaires et politicien canadien.
Natif de Tunis, M. Saada passe son adolescence à Paris, puis immigre à Montréal en 1969. Il travaille comme professeur de linguistique et de traduction avant de faire son entrée sur la scène politique comme commissaire d’école. Il devient président du Parti libéral, puis est élu comme député dans la circonscription Brossard-La Prairie en 1997. En 2003, le premier ministre Paul Martin lui offre un poste au sein de son cabinet et le nomme responsable de quatre ministères : leader du gouvernement à la Chambre des communes, ministre de la Réforme démocratique, ministre du Développement économique du Canada et ministre de la Francophonie. Après sa carrière politique, il devient président-directeur général de l’Association québécoise de l’aérospatiale jusqu’à son départ à la retraite en 2011.
Pour en savoir plus :
http://www.jewishpubliclibrary.org/blog/?p=3878
https://en.wikipedia.org/wiki/Lazarus_Phillips
http://quebec.huffingtonpost.ca/jacques-saada/
http://www.theglobeandmail.com/news/politics/orthodox-jews-question-scope-of-quebec-bill-that-could-ban-face-coverings/article4330395/
https://en.wikipedia.org/wiki/Lionel_Perez_(politician)
https://en.wikipedia.org/wiki/Anthony_Housefather
http://www.vice.com/en_ca/read/we-spoke-with-mindy-pollack-about-being-montreals-first-female-hasidic-city-councillor-781
https://en.wikipedia.org/wiki/Leo_Kolber
http://www.jgh.ca/en/BioKolber
https://en.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Bergmanhttps://en.wikipedia.org/wiki/Lawrence_Bergman
http://montreal.ctvnews.ca/liberal-lawrence-bergman-steps-down-birnbaum-to-run-1.1719367
http://www.cjnews.com/news/canada/ex-mna-lawrence-bergman-lauded-20-years-service
http://www.mcmillan.ca/yoinegoldstein
https://en.wikipedia.org/wiki/Yoine_Goldstein
http://pm.gc.ca/eng/news/2016/11/02/biographical-notes
https://www.jewishcanada.org/about-us/leadership/marc-gold
-
Ronald Melzack.Crédits Photo : Marty555
Ronald Melzack
Ronald Melzack a révolutionné l’étude et le traitement de la douleur. Les théories très avant-gardistes sur le mécanisme et le contrôle de la douleur qu’il a développées ont profondément marqué tous les secteurs de la médecine ayant trait à la souffrance des patients.
Né à Montréal, Ronald Melzack a obtenu un doctorat en psychologie de l’Université McGill en 1954.
En 1965, alors qu’il œuvrait au Massachusetts Institute of Technology (MIT), il a co-inventé – avec le neurophysiologiste Patrick Wall –la théorie du passage contrôlé de la douleur, l’une des théories les plus mentionnées dans les études en neurosciences. Cette théorie révolutionnaire est basée sur le postulat que la douleur constitue une expérience subjective multidimensionnelle modulée par nos expériences passées et que celle-ci n’« est pas dans nos nerfs, mais dans nos têtes ». La théorie du passage contrôlé a mené à la découverte des opiacés naturels du corps humain : les endorphines et les enképhalines.
Ronald Melzack est l’auteur du très célèbre Questionnaire McGill sur la douleur. Traduit en plus de vingt langues, il s’agit de la méthode la plus utilisée dans le monde pour mesurer la douleur dans les recherches cliniques.
Ronald Melzack est membre fondateur de l’Association internationale pour l’étude de la douleur. Il a aussi été le fondateur et premier rédacteur en chef du Wall & Melzack’s Text Book of pain.
Les recherches scientifiques menées par Ronald Melzack ont démontré que les êtres humains sont nés avec un « réseau neuronal génétiquement déterminé qui génère la perception de notre corps, le sens du soi et qui peut aussi engendrer une douleur chronique, même quand des membres du corps ne montrent aucun signe de douleur ».
Ronald Melzack a été le cofondateur, avec le Dr Joseph Stratford, de la première clinique de traitement de la douleur, à l’Hôpital Royal Victoria. Il a été le directeur de la recherche de cette clinique de 1974 à 2000. Il a été également le cofondateur, en 1974, de la première clinique de traitement de la douleur de l’Hôpital général juif de Montréal.
Ces deux cliniques, affiliées au Centre de santé de l’Université McGill, sont devenues l’un des meilleurs centres mondiaux du traitement de la douleur. Membre élu en 1982 de la Société royale du Canada et premier détenteur de la Chaire EP Taylor pour les études sur la douleur de l’Université McGill, Ronald Melzack est le récipiendaire de plusieurs prestigieuses distinctions honorifiques : le Prix du Québec; l’Ordre du Canada; l’Ordre national du Québec; le Prix Killam et le prix Grawemeyer pour ses recherches sur le traitement de la douleur. En 2009, il a été accueilli au Canadian Medical Hall of Fame.
Ronald Melzack est aujourd’hui professeur émérite à l’Université McGill.
-
Crédits Photo : Canadian Jewish News
Ariel Ifergan
Natif de Montréal, Ariel Ifergan est un acteur, réalisateur et metteur en scène québécois. Il a également cofondé Les Productions Pas de Panique, une entreprise spécialisée dans la création, la production et la diffusion d’oeuvres ou de produits culturels et artistiques.
Diplômé en art dramatique de l’Université du Québec à Montréal, Ariel Ifergan amorce sa carrière dans le domaine des arts de la scène en 2009. Il décrochera plus tard des rôles dans une vingtaine de productions théâtrales et télévisées. Il a aussi mis en scène plusieurs pièces de théâtre encensées par la critique.
Au cours de sa carrière, Ariel Ifergan joue dans plusieurs téléséries québécoises très populaires, dont Virginie, Délirium, Watatatow, Tout sur moi, Bienvenue aux dames, Trauma et Les jeunes loups. En 2007, il crée, avec la metteure en scène Anne Millaire, Z comme Zadig, une adaptation théâtrale du célèbre conte de Voltaire dans laquelle il interprète tous les personnages. De plus, il signe deux mises en scène : en 2013, L’Augmentation, une pièce de Georges Perec, et en 2016, Le Visiteur, une pièce d’Éric Emmanuel Schmidt. Au cinéma, il joue dans deux courts métrages : Sur la ligne, realisé par Frédéric Desager, et Next Floor, réalisé par le célèbre cinéaste québécois Denis Villeneuve, qui obtient la Palme du meilleur court métrage au Festival de Cannes de 2008.
En 2003, Ariel Ifergan et Alexandre Frenette cofondent Les Productions Pas de Panique, une compagnie de production artistique qui remportera plusieurs honneurs, dont le 1er prix du Concours québécois en entrepreneuriat (région de Montréal) et le Prix pour la jeunesse, décerné par l’Agence Québec-Wallonie Bruxelles.
En 2017, Ariel Ifergan se joint à la distribution de la pièce de théâtre Qu’est-ce qu’on a fait au bon Dieu?, qui est mise en scène par la célèbre actrice et réalisatrice québécoise Denise Filiatraut.
-
Crédits Photo : McGill Publications
Theodore Sourkes
Theodore Sourkes était un brillant biochimiste et neuropsychopharmacologiste dont les recherches ont grandement contribué à l’avancement du traitement de la maladie de Parkinson et de l’hypertension de même qu'à la compréhension de la biochimie psychiatrique.
Né à Montréal, Theodore Sourkes effectue ses études secondaires dans la ville de Québec. Pendant la Deuxième Guerre mondiale, il travaille à Toronto dans une compagnie d’ingénierie chimique qui fabrique des armes servant à l’effort de guerre. Plus tard, il obtient un baccalauréat en sciences de la nutrition du Collège Macdonald de l’Université McGill. Il décroche ensuite un doctorat en biochimie de l’Université Cornell et travaille quelque temps comme professeur assistant en pharmacologie à l’École de médecine de l’Université Georgetown. Il se joint ensuite à l’Institut Merck de recherches thérapeutiques, où ses découvertes majeures mènent au développement du médicament Aldomet, le premier traitement efficace contre l’hypertension artérielle. En 1953, il retourne enseigner au Département de psychiatrie de l’Université McGill (à l’Institut de psychiatrie Allan Memorial), où il poursuivra toute sa carrière académique.
Theodore Sourkes a été le directeur du Laboratoire de neurochimie de l’Institut de psychiatrie Allan Memorial. Il fut l’un des premiers chercheurs à démontrer que la maladie mentale peut aussi être causée par des altérations biochimiques dans des régions spécifiques du cerveau. Il a aussi été un pionnier reconnu internationalement dans le domaine de la nutrition, particulièrement pour ses études sur le rôle des vitamines dans le système nerveux et du métabolisme des neurotransmetteurs du cerveau. De plus, il a été l’un des précurseurs des recherches qui ont mené à l’utilisation de la substance L-Dopa dans le traitement de la maladie de Parkinson et à l’introduction du methyldopa dans la littérature pharmacologique. Ce médicament est largement utilisé pour traiter l’hypertension. La L-Dopa, qui a révolutionné le traitement du Parkinson, demeure à ce jour le traitement le plus efficace contre cette maladie.
Membre élu de la Société royale du Canada et officier de l’Ordre du Canada, Theodore Sourkes a été le récipiendaire de plusieurs prestigieuses distinctions honorifiques, dont le premier prix Heinz-Lehmann en neuropsychopharmacologie et le prix Wilder-Penfield décerné par le gouvernement du Québec. En 2013, l’Université McGill a institué en l’honneur de son important legs scientifique la Série de conférences en neuropharmacologie Theodore Sourkes.
Sourkes a pris sa retraite professionnelle en 1991. Il a été marié pendant 72 ans à la docteure Shena Rosenblatt Sourkes, une anesthésiologiste. Il est décédé en 2015.
-
-
Stephen et Jeremy Reitman.Crédits Photo : Reitman's Ltd
Famille Reitman
Lorsque Herman et Sarah Reitman ont ouvert une petite boutique de vêtements pour femmes sur le boulevard Saint-Laurent, à Montréal, en 1926, ils ne soupçonnaient pas le succès dont jouirait un jour leur entreprise.
Aujourd’hui, Reitmans Canada emploie plus de 10 000 personnes et exploite plus de 800 magasins partout au Canada, regroupés sous six enseignes différentes, incluant Reitmans, RW&Co., Addition-Elle et Thyme Maternité, ce qui en fait la plus grande chaîne de vêtements pour femmes au Canada.
Alors que la chaîne prenait son essor, la famille Reitman s’est également engagée envers la philanthropie et les causes sociales. Au fil des ans, elle a offert un généreux soutien à l’Université McGill par l’entremise de la Maison Hillel Jack Reitman, le Centre gériatrique Donald Berman Maimonides et l’Institut neurologique de Montréal.
Il convient tout particulièrement de souligner le travail exemplaire des descendants d’Herman et Sarah Reitman : Dorothy Reitman, C.M., ancienne présidente du Conseil national des femmes juives du Canada et du Congrès national juif canadien; Stephen Reitman, président de la Campagne générale de l’Appel juif unifié 2000 et ancien membre du conseil d’administration du Centre consultatif des relations juives et israéliennes (CIJA); Sarah Reitman-Rubin, présidente de la Campagne des femmes de l’Appel juif unifié 2006 et membre du conseil d’administration de la North American Women’s Philanthropy; Julia Reitman, ancienne présidente du Musée de l’Holocauste Montréal et présidente des Fédérations juives du Canada – Appel unifié pour Israël (FJC-UIA) et Allen Rubin, ancien président de la Fondation de l’Hôpital général juif et président sortant de l’Hôpital général juif.
-
Ezekiel Hart en 1874.Crédits Photo : © Musée McCord, Montréal. -
Plaque commémorant la mémoire d'Ezekiel Hart à Trois-Rivières.Crédits Photo : Daniel Robert -
Photo tirée du livre The Jew in Canada (1926).Crédits Photo : Archives juives canadiennes Alex Dworkin -
Billets de banque émis par la Hart’s Bank.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive -
Coupure de presse soulignant le legs d’Ezekiel Hart, membre de la première génération de Juifs canadiens et premier député juif de l’Empire britannique.Crédits Photo : Archives de la Bibliothèque publique juive
Ezekiel Hart
Ezekiel (Ezechiel) Hart était un homme d'affaires et un important politicien canadien. En 1807, il est devenu le premier Juif à occuper un poste politique au sein de l’Empire britannique.
Ezekiel Hart naît à Trois-Rivières, le 15 mai 1767. À l’instar de son père, il devient très jeune l’un des commerçants les plus prospères de Trois-Rivières. En plus d’exploiter une brasserie avec ses frères, Moses et Benjamin, il est aussi propriétaire d’un magasin général. Le Trifluvien compte également parmi les actionnaires de la Banque de Montréal. En 1807, il est élu à l’Assemblée législative du Bas-Canada lors de l’élection partielle de Trois-Rivières. Lors de son investiture en janvier 1808, il suit la coutume des Juifs prêtant serment dans les cours de loi. Au lieu de déclamer intégralement le passage portant sur « la foi véritable d’un chrétien », il substitue le mot « chrétien » par le mot « Juif ». Conséquemment, le ministre de la Justice Jonathan Sewell et le second de M. Hart, Thomas Coffin, s’opposent à la candidature de l’homme d’affaires, affirmant que celui-ci n’est pas éligible, en tant que Juif, aux élections législatives. En somme, la validité de son serment est contestée. « L’affaire Hart » demeurera en suspens jusqu’à la réélection du Trifluvien l’année suivante. Cette fois, il prononce le serment chrétien, mais le scénario demeure le même : il est officiellement expulsé de la Chambre d’assemblée.
Le fils d’Ezekiel Hart, Samuel Bécancour Hart, jouera un rôle décisif dans la transmission de l’héritage politique de son père. En 1830, il se heurte à une vive opposition lorsqu’il entreprend de devenir juge de paix à Trois-Rivières. Résolu à défendre les libertés civiles des Juifs, il réclame justice après s’être vu refuser le poste en raison de sa confession religieuse. L’incident force le président de la Chambre d’assemblée, Louis-Joseph Papineau, qui s’était prononcé en faveur de l’expulsion d’Ezekiel Hart en 1809, à promulguer le projet de loi de 1832 qui allait garantir les pleins droits des personnes pratiquant le judaïsme. La loi est votée un quart de siècle avant que des droits semblables ne soient accordés ailleurs au sein de l’Empire britannique. Samuel Bécancour Hart deviendra finalement juge de paix en 1833. Le frère cadet d’Ezekiel, Benjamin, attend jusqu’en 1837 pour accepter le poste de juge de paix à Montréal, année où l’obligation de prononcer le serment chrétien est levée.
Ezekiel Hart rend l’âme à Trois-Rivières en 1843. Il repose au cimetière Mont-Royal, dans la section appartenant à la Congrégation Shearith Israel.
Si l’hostilité à l’égard des Juifs a sans aucun doute joué un rôle déterminant dans « l’affaire Hart », la plupart des historiens d’aujourd’hui soutiennent que cette forme d’antisémitisme a été utilisée de façon récurrente dans les luttes de pouvoir opposant les Canadiens français et les Canadiens anglais. Les deux clans se sont tour à tour servis de cette forme de racisme pour faire pencher la balance du pouvoir en leur faveur.
Remerciement spécial au Musée du Montréal Juif.
Sources :
http://imjm.ca/location/1176
http://www.cbc.ca/news/canada/montreal/quebec-jewish-beer-hart-family-1.3821868
http://www.biographi.ca/en/bio/hart_ezekiel_7E.html
https://www.historica-dominion.ca/content/heritage-minutes/hart-papineau-0
http://faculty.marianopolis.edu/c.belanger/QuebecHistory/docs/jews/1832act.htm
http://www.assnat.qc.ca/en/deputes/hart-ezekiel-3599/biographie.html
http://www.jewish-history.com/Occident/volume1/nov1843/obituary.html
-
Norma Shearer.Crédits Photo : Pimbrils -
Leslie Howard et Norma Shearer, 1936.Crédits Photo : Folger Shakespeare Library Digital Image Collection: http://luna.folger.edu/luna/servlet/s/05ho7r -
Norma Shearer, Irving Thalberg et Mr & Mme Clark Gable.Crédits Photo : MGM (domaine public) -
Norma Shearer, 1925.Crédits Photo : Merritt J Siebald -
Norma Shearer et son mari Irving Thalberg, 1929.Crédits Photo : National Photo Company
Norma Shearer
Surnommée « la reine des studios MGM », Norma Shearer (née Edith Norma Schearer) fut une actrice hollywoodienne oscarisée et une pionnière du féminisme.
Née en 1902 de l’union d’Andrew Schearer et d’Edith Fisher, Norma Shearer grandit à Montréal dans un milieu aisé. En 1918, son père assiste impuissant à l’effondrement de son entreprise de construction. Cet événement malheureux plonge la famille Schearer dans l’indigence. Quelques années plus tard, Mme Fisher emmène Norma et sa sœur Athole à New York, puis à Hollywood, dans l’espoir de voir ses filles faire carrière dans l’industrie du cinéma.
Débordante de talent et de détermination, Norma Shearer parvient à décrocher de petits rôles dans des productions de Universal Studios, puis elle devient l’une des têtes d’affiche de la Metro-Goldwyn-Mayer (MGM). Au cours de la décennie 1920, elle passe sans problème du cinéma muet au cinéma parlant. Sa brillante carrière d’actrice s’étendra sur plus de trente ans. Accumulant les apparitions dans les comédies et les drames historiques, Norma Shearer est connue pour ses rôles de femmes fortes, libérées ou issues de la noblesse.
Durant les années 1930, Norma Shearer compte parmi les plus grandes vedettes du cinéma, ce qui ne l’empêchera pas de voir son étoile pâlir après sa retraite dix ans plus tard. Heureusement, plusieurs événements contribueront à redorer son image au cours des décennies suivantes : durant les années 1950, ses films sont vendus à la télévision; au cours des années 1970, ils sont de nouveau projetés au cinéma; en 1988, la chaîne Turner Network Television met sa carrière cinématographique en valeur; enfin, en 1994, la chaîne Turner Classic Movies fait de même. Vers la fin du XXe siècle, plusieurs livres à succès, dont Complicated Women de Mick LaSalle, présentent l’actrice sous un jour nouveau. Elle est désormais dépeinte comme une incontournable pionnière du féminisme.
D’origine irlando-écossaise, Norma Shearer s’est convertie au judaïsme orthodoxe en 1927, afin d’épouser le producteur Irving Thalberg, alors directeur de la MGM. Du couple sont nés deux enfants. Même après la mort prématurée de son mari en 1936, la star hollywoodienne a continué de pratiquer le judaïsme, et ce, jusqu’à la fin de sa vie.
Mise en nomination aux Academy Awards à six reprises, Mme Shearer a remporté l’Oscar de la meilleure actrice en 1930 pour le film The Divorcee (La divorcée). En reconnaissance de son éblouissante carrière cinématographique, elle a été intronisée à l’Allée des célébrités canadiennes en 2008. Son étoile a été ajoutée au Hollywood Walk of Fame la même année.
-
Crédits Photo : Steve Jurvetson
Yoshua Bengio
Yoshua Bengio compte parmi les plus grands spécialistes mondiaux en matière d’intelligence artificielle.
Après avoir obtenu un doctorat en sciences informatiques de l’Université McGill, Yoshua Bengio a entrepris des études postdoctorales au prestigieux Massachusetts Institute of Technology (MIT) ainsi qu’au AT&T Bell Labs. Travailleur infatigable, il est aujourd’hui professeur titulaire au Département d’informatique et d recherche opérationnelle de l’Université de Montréal, directeur du Laboratoire d’informatique des systèmes adaptatifs (MILA), codirecteur du programme Neural Computation and Adaptive Perception de l’Institut canadien de recherches avancées et titulaire de la Chaire de recherche du Canada sur les algorithmes d’apprentissage statistique et de la Chaire industrielle CRSNG-Ubisoft. Yoshua Bengio est également le rédacteur en chef du Journal of Machine Learning Research et le rédacteur en chef associé de la revue scientifique Neural Computation. Il est aussi un conférencier très sollicité mondialement.
Yoshua Bengio agit en outre à titre de directeur scientifique de l’Institut de valorisation des données (IVADO), une alliance stratégique entre l’Université de Montréal et ses deux grandes écoles affiliées, l’École polytechnique et l’École des hautes études commerciales (HEC). En 2016, le gouvernement fédéral canadien a octroyé une subvention de 93,5 millions de dollars étalés sur sept ans à l’IVADO. Il s’agit de la plus importante subvention de recherche jamais octroyée à l’Université de Montréal depuis sa fondation à la fin du XIXe siècle. L’IVADO a également un partenariat avec l’Université McGill.
Auteur de plus de 300 publications scientifiques, Yoshua Bengio est un pionnier dans le domaine de l’apprentissage profond, un ensemble de méthodes d’apprentissage automatique dans le champ de l’intelligence artificielle. L’ambition principale de Yoshua Bengio consiste à comprendre les principes de l’apprentissage qui donnent lieu à l’intelligence. Via ses travaux de recherche reconnus mondialement sur les algorithmes d’apprentissage, Yoshua Bengio et son équipe de chercheurs tentent d’offrir aux ordinateurs la capacité de capter des connaissances opérationnelles à partir d’exemples concrèts.
À l’automne 2016, Yoshua Bengio a lancé, avec Jean-François Gagné et Nicolas Chapado, un incubateur de start-ups dans le domaine de l’intelligence artificielle appelé Élément AI.